Actualité - 27 septembre, 2008
Greenpeace et le Comité "Stop CHB" ont investi le site pressenti pour une liaison autoroutière, reliant la E40 et la E25. Le tronçon Cerexhe-Heuseux-Beaufays (CHB) devrait dénaturer une zone d'intérêt écologique. Outre ce saccage annoncé, il faut redouter une contribution importante aux changements climatiques. Il ne faut plus résoudre les problèmes de mobilité en multipliant les infrastructures routières mais développer la multimodalité de nos déplacements.
Ce site naturel d'un grand intérêt écologique est menacé par un projet autoroutier.
Quelques centaines de défenseurs de l'environnement et de la
mobilité sont venus donner corps à ce message. Ils ont participé
aux différentes activités proposées et fait plus ample connaissance
avec ce site naturel menacé par "le tout à l'auto".
Peu pris en compte dans le cadre de ce dossier, les impacts sur
les milieux naturels apparaissent très inquiétants. Dix neuf
hectares de forêts de grand intérêt biologique, plus de 7 hectares
de pelouses de grand intérêt biologique et plus de 50 hectares
d'autres milieux présentant un intérêt biologique sont concernés
par l'emprise du projet. Ceux-ci seraient tous partiellement ou
entièrement détruits. Huit sites dont deux de très grand intérêt
biologique et cinq de grand intérêt biologique seraient totalement
ou en partie détruits.
La Belgique affiche un maillage routier des plus denses au monde
mais elle accuse par contre un retard considérable en ce qui
concerne la maîtrise de la demande de mobilité, le transfert modal
ou encore l'efficacité énergétique. Accroître encore le réseau
routier belge, c'est s'accrocher à une période aujourd'hui
révolue : celle de l'énergie bon marché et de l'ignorance des
impacts environnementaux des activités humaines. La mobilisation se
poursuivra dans les jours qui suivent par des contacts avec les
décideurs politiques wallons.