Deux bateaux, une mission : sauver l’Arctique

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Actualité - 2 août, 2012
Nous sommes 7 milliards d’habitants sur la planète, et nous dépendons tous de l’Arctique, qui est nécessaire à notre équilibre climatique.

L’Arctique est en première ligne du dérèglement climatique : l’augmentation des températures y est deux fois plus rapide qu’ailleurs. La fonte des glaces qui en résulte fait de l’Arctique la cible des industriels qui convoitent son sous-sol riche en pétrole, l’une des énergies les plus polluantes et responsable des dérèglements climatique… Terriblement ironique non ?

Deux des navires de Greenpeace, l’Esperanza et l’Arctique Sunrise naviguent dans la zone Arctique… Ils vont tous deux au devant des projets d’exploration pétrolière dans cette région particulièrement sensible du globe.

Parcours des deux navires en Arctique - Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les deux navires de Greenpeace sont équipés de matériel scientifique de pointe, afin de documenter en profondeur cet environnement vierge et méconnu qu’est l’Arctique. L’Esperanza a pour mission de se concentrer sur l’exploration sous-marine de la Mer de Bering et de la mer des Tchouktches.

De l’autre côté de l’Arctique, un groupe de chercheurs est à bord de l’Arctic Sunrise, pour une mission inédite : cartographier les glaces de l’Arctique en 3D : les chercheurs utilisent un véhicule sous-marin autonome (AUV) pour mesurer le dessous de la glace et des scanners de surface pour mesurer son sommet.


Une équipe scientifique de Greenpeace. Campagne Save the Arctic.
© Jiri Rezac / Greenpeace

Première découverte exceptionnelle : du corail sur la zone de forage

La semaine dernière, dans la mer des Tchouktches, l’équipe scientifique à bord de l’Esperanza a lancé, dans un petit sous-marin, une exploration des fonds marins de la zone dans laquelle Shell espère commencer à forer cet été. Lors de cette expédition sous-marine, les scientifiques ont eu la surprise de découvrir un grand nombre de coraux au cœur de la future zone de forage.

Les coraux sont une espèce particulière : une croissance très lente, une grande longévité, mais également particulièrement sensible aux perturbations de son ecosystème. Les coraux sont l’habitat de nombreux poissons, mais aussi d’autres formes de vie marine, servant souvent de “crèche” pour les larves et juvéniles. Les Nations Unies, le gouvernement américain, ont reconnu l’importance de protéger le corail.

 L’équipe scientifique de Greenpeace a lancé une exploration des fonds marins de la zone dans laquelle Shell espère commencer à forer cet été.  Un grand nombre de coraux ont été découverts.
Corail de la mer des Tchoutchkes

Mais il n’y a pas de mention du corail des Tchouktches dans l’étude d’impact environnemental de forage de Shell. Les experts de la National Oceanic and Atmospheric Administration n’ont pas été consultés. Le public n’a pas informé, malgré les déclarations de Shell, dans le Washington Post, affirmant que l’entreprise connaît l’existence de ces coraux. Tout ceci soulève de nouvelles et encore plus nombreuses questions… Et une plus grande envie d’agir.

L’Esperanza va continuer son périple et rester sur la zone de forage convoitée par Shell…

Qui sont les scientifiques à bord ?

Chercheurs en biologie marine, océanographes, venus des universités d’Oxford, de Londres, de Miami, ou d’Alaska, ils sont pas moins de 13 experts à bord de l’Esperanza.
Retrouvez leurs portraits (en anglais)

Le fait de “porter témoignage”, d’enquêter a conduit la formation de Greenpeace il y a 40 ans. Enquêter, puis dénoncer les dangers qui pèsent sur l’Arctique est la mission de ces bateaux et des équipes présentes à bord. Nous agissons, aujourd’hui, forts du soutien de plus de 1 million de signataires à travers le monde, rejoignez -nous !

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