Mise à jour : Greenpeace mène une nouvelle action dans les eaux russes

Les garde-côtes russes montent illégalement à bord de l'Arctic Sunrise

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Actualité - 18 septembre, 2013
MISE A JOUR : 19 septembre 2013 Les garde-côtes russes sont montés à bord de l'Arctic Sunrise et ont procédé à l'arrestation de 25 personnes, après qu'une action pacifique ait été menée par Greenpeace pour protester contre les opérations d'exploitation pétrolière de Gazprom en Arctique russe. Etant donné que l'Arctic Sunrise se trouvait dans les eaux internationales, il apparait clairement que l'action menée par les garde-côtes russes était illégale.

Ceux-ci sont parvenus à monter à bord du navire via des cordes déployées à partir d'un hélicoptère. Selon plusieurs activistes retranchés dans la salle radio, l'équipage a été tenu en joue par les garde-côtes russes. Plus tôt, ces derniers avaient déjà arrêté deux activistes qui avaient escaladé la plate-forme pétrolière Prirazlomnaya. Ils sont toujours en détention, sans avoir été officiellement incuplés.

Mercredi 18 septembre 2013:

Deux militants de Greenpeace International ont été arrêtés ce matin, après avoir mené une action sur une plate-forme pétrolière de Gazprom en Arctique russe. Une action pacifique qui a engendré une réaction disproportionnée des garde-côtes russes.



A 2h30 (heure belge) ce matin, Greenpeace International a déployé cinq zodiacs à partir de l’Arctic Sunrise en direction de la plate-forme pétrolière Prirazlomnaïa, propriété de la compagnie Gazprom.



Par cette action, les activistes de Greenpeace visaient à protester contre la politique d’exploitation pétrolière menée par Gazprom en Arctique Russe. La compagnie espère en effet lancer ses opérations de forage au premier trimestre de l’année 2014, augmentant ainsi très sérieusement le risque d’un déversement de pétrole dans une région qui contient trois réserves naturelles protégées par la loi russe.

L’action, pourtant pacifique, a rapidement engendré une réaction disproportionnée de la part des garde-côtes russes, qui n’ont pas hésité à faire usage de la force. Les membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise ont rapporté qu’onze coups de feu ont été tirés, les garde-côtes menaçant même de tirer en direction du navire si les activistes de Greenpeace International ne quittaient pas immédiatement les lieux.

Des garde-côtes qui, par ailleurs, ont aussi demandé à monter à bord de l’Arctic Sunrise, ce qui leur a été refusé par le commandant du navire. « Une telle réaction à l’encontre d’un navire de protestation pacifique est complètement disproportionnée », réagit Joeri Thijs, responsable de campagne Arctique pour Greenpeace Belgique.

«  Il est clair que les compagnies pétrolières bénéficient d'une protection spéciale des autorités russes, qui semblent plus intéressées à l’idée de faire taire les militants pacifiques que de protéger l'Arctique. Soyons clairs : la véritable menace pour l'Arctique ne vient pas de Greenpeace International, mais des compagnies pétrolières comme Gazprom qui sont déterminées à ignorer à la fois la science et le bon sens pour forer dans des régions aussi fragiles. »

Actuellement, il n’y a plus d’activistes sur la plate-forme pétrolière mais l’Arctic Sunrise ne quitte pas la zone pour autant. Les deux militants de Greenpeace International sont en détention sur le navire des garde-côtes russes.

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