La Belgique n’est pas prête à lutter contre le bois illégal !

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Actualité - 17 mai, 2013
Le 25 mars dernier, une cargaison suspecte d’Afrormosia, une essence exotique originaire du bassin du Congo, était bloquée à Anvers. Après une enquête complémentaire quant à son origine, le bois a été libéré par la CITES. Greenpeace constate que la légalité n’est pas prouvée, porte plainte et demande aux importateurs de ne pas commercialiser le bois.

La décision de la cellule CITES (convention sur le commerce des espèces menacées) est difficile à comprendre. Même après un complément d’enquête, la légalité du bois n’a pas pu être démontrée avec certitude. Des explications contradictoires se sont suivies l’une après l’autre. Le bois serait tantôt originaire de la province Orientale tantôt de la province de l’Equateur. Il provient de la compagnie forestière Tala Tina mais un autre exploitant, artisanal cette fois,  serait aussi impliqué. Le permis d’abattage délivré par un fonctionnaire de la province Oriental ne correspond en rien avec le modèle des permis prévu par la loi…

Des contrôles stricts doivent être organisés

Et malgré tout cela, le service CITES du gouvernement fédéral a pris la décision surprenante de ‘libérer’ le bois ! Pour Greenpeace, il semble évident que les intérêts du secteur et les bonnes relations entre la Belgique et le Congo ont eu raison de la volonté de lutter contre le commerce illégal du bois.

Depuis le 3 mars dernier, un nouveau règlement européen interdit la mise sur le marché de bois illégal. Pour les essences listées dans la CITES, comme l’Afrormosia, la simple présence d’un certificat CITES est acceptée comme preuve de légalité. Dans des pays producteurs comme le Congo, la production de bois est quasi toujours entachée d’illégalité. Un rapport récent vient à nouveau de le démontrer.

Le sort réservé à la cargaison d’Afrormosia intercepté en mars dernier à Anvers illustre à quel point, une faible application de la CITES met en danger l’interdiction de mise sur le marché de bois illégal. En portant plainte auprès du parquet d’Anvers, Greenpeace espère que la possible mise sur le marché de bois illégal sera enquêtée et que les responsables seront poursuivis.

Pour que le nouveau règlement européen sur le bois (RBUE ou EUTR en anglais) puisse contribuer à l’assainissement du secteur bois, il faudrait pouvoir compter sur l’extrême vigilance de la CITES, ce qui n’a visiblement pas été le cas…

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