Le GIEC revient sur le devant de la scène

Actualité - 12 septembre, 2013
Tous les six ans ou presque, les meilleurs spécialistes du climat au monde établissent un volumineux rapport, à l'attention des gouvernements, sur les changements climatiques. Le cinquième rapport d'évaluation du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), dont la première partie est attendue à la fin de ce mois de septembre, refera le point sur l'état des connaissances de la communauté scientifique en matière de changements climatiques. Les gouvernements y seront-ils enfin sensibles ?

Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (IPCC) ne mène aucune recherche lui-même. Il ne surveille pas non plus les données ou les paramètres liés au climat mais réunit plutôt des scientifiques pour synthétiser les informations scientifiques, techniques et socio-économiques les plus récentes qui traitent du changement climatique. Des milliers de scientifiques et d'experts du monde entier contribuent volontairement aux travaux du GIEC, que ce soit comme auteurs, collaborateurs ou réviseurs.

Le nouveau rapport sera rendu public lors des treize prochains mois, au bout de quatre grands rendez-vous :

1. La première partie abordera la science physique du changement climatique. Il nous en apprendra davantage sur l'augmentation de la température sur terre, l'élévation du niveau des mers, la fonte des glaciers, les événements météorologiques extrêmes etc... Tous ces phénomènes récurrents engendrés par l'activité humaine. Il nous fournira des informations sur ce qui est susceptible de se produire à l'avenir si nous poursuivons sur la voie actuelle. Il sera rendu public le 23-26 septembre 2013 à Stockholm (Suède).

2. La deuxième partie se penchera sur les impacts, l'adaptation et  la  vulnérabilité de l'environnement  aux changements climatiques (publication le 25-29 mars 2014 à Yokohma au Japon).

3. La dernière partie traitera, elle, des actions à entreprendre pour limiter l'augmentation de la température sur Terre. Publication le 7-11 avril 2014, Berlin (Allemagne).

4. AR5 rapport synthétique, 27-31 octobre 2014, Copenhague (Danemark)

Le résultat du rapport du GIEC ne fera hélas que confirmer les connaissances actuelles en matière de changement climatique. Si l'analyse des changements climatiques sera affinée par rapport au dernier rapport, le constat de base demeurera le même, à savoir qu'il faut urgement diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, sous peine de voir la planète se réchauffer à un rythme jamais vu depuis sa création, avec des conséquence sur l'environnement, et donc sur l'homme, potentiellement  catastrophiques.

Période cruciale

Mais il n'est pas trop tard pour inverser le cours des choses ! Nous vivons actuellement la période la plus cruciale pour opérer nos choix énergétiques. Les scientifiques nous avertissent que pour garder une chance de limiter les dégâts, le monde doit arrêter d’augmenter ses émissions de gaz à effet de serre avant 2020. Les prochaines années seront donc cruciales.

Car le chaos climatique n'est pas inévitable. Les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique offrent déjà une solution de rechange fiable, sans effets secondaires catastrophiques. Notre plan de révolution énergétique prévoit un carnet de route cohérent, destiné à déterminer la meilleure manière de protéger notre climat et nettoyer notre système énergétique.

Pourtant, l'industrie des combustibles fossiles continue de se comporter comme si de rien n'était.  Greenpeace a recensé  plusieurs projets massifs d'exploitation du pétrole, de charbon ou d'autres combustibles, listés ici, à travers le monde qui pourraient à eux seuls émettre assez de CO2 pour nous emmener au bord du gouffre. Ces projets doivent être arrêtés.

- La déforestation est responsable jusqu'à un cinquième des émissions de gaz à effet de serre planétaires. Une responsabilité plus grande que celle de tous les avions, camions, bateaux et trains réunis, à l'échelle mondiale. Nos « solutions pour les forêts » fournissent pourtant des éléments tangibles pour résoudre les problèmes planétaires de gestion forestière.

- En raison de la combustion d'énergies fossiles, nos océans s'acidifient, peut-être plus rapidement que jamais. De quoi menacer la vie sous-marine, déjà fortement sous pression à cause du réchauffement des eaux et de la surpêche. Ce seul fait devrait suffire et nous pousser à réduire les émissions de C02 aussi vite que possible. Pour en savoir plus, cliquez ici.