Crise nucléaire au Japon

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Actualité - 26 mars, 2011
Le 11 mars, le Japon a été victime d'un terrible tremblement de terre, suivi par un tsunami dévastateur. Les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, à quelque 250 km au nord de Tokyo, ont été endommagés. La situation est loin d'être sous contrôle. Greenpeace fait le point quotidiennement.

La catastrophe au Japon nous a tous touchés. Nos pensées vont vers les victimes. Au-delà des conséquences du tremblement de terre et du tsunami, le pays doit aujourd'hui faire face à une grave menace nucléaire.

Suivez l'évolution de la situation jour après jour

11 avril :

8 avril :

  • Suite au nouveau séisme d'hier, le système électrique de la centrale nucléaire d'Onagawa a été partiellement coupé. Le système de refroidissement des trois réacteurs de la centrale repose actuellement sur un seul générateur. Les centrales de Higashidori et de Rokkasho ont elles aussi fonctionné pendant un certain temps au moyen d'un seul générateur de secours.
  • De plus en plus de parlementaires européens remettent en question l'énergie nucléaire. C'est ce qui ressort de débats menés mercredi à Strasbourg. Pourtant, une résolution portant sur les leçons à tirer en matière de sécurité nucléaire n'a pas obtenu la majorité au Parlement européen.
  • L'entreprise japonaise Toshiba Corp a proposé au gouvernement et à l'exploitant Tepco de démanteler, d'ici 2020, la centrale de Fukushima endommagée par le tremblement de terre et le tsunami.

6 avril:

  • Des opérations sont mises en place, dans la crainte d'une nouvelle explosion à Fukushima. http://bit.ly/gqcfzO
  • Le Japon n'avait pas de limite pour la contamination des produits marins, il a adopté d'urgence des règles.
  • La fuite d'eau radioactive qui se déversait dans l'océan a été colmatée,mais les rejets volontaires d'eau contaminée se poursuivent à Fukushima. http://bit.ly/eRuBf4
  • Après Fukushima, le nucléaire en Europe, qui arrête, qui continue ? Une carte interactive par Liberation : http://bit.ly/fMICRE

5 avril :

  • Les réponses officielles sur les risques de radiations continuent à être sporadiques et contradictoires, ce qui laisse dans la confusion les populations locales.
  • Les brèches dans les réacteurs ne sont toujours pas colmatées et de ce fait, ce sont sept tonnes d'eau fortement radioactive qui sont déversées dans la mer toutes les heures.
  • Tepco a rejeté 11.500 tonnes d'eau faiblement radioactive dans l'océan pour permettre la réparation des circuits de refroidissement des réacteurs.
  • L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO) a trouvé de l'herbe « très faiblement contaminée » par le nuage radioactif japonais dans cinq endroits en France. Selon cette association, les valeurs trouvées seraient « sans conséquences majeures pour la santé ».

4 avril :

  • De l'eau hautement radioactive continue à s'écouler en mer. Des experts ont, en vain, tenté de colmater une brèche dans la structure du réacteur n°2, notamment en y coulant du béton.
  • Selon les médias japonais, le gouvernement savait que, à défaut de courant pour refroidir les combustibles, le risque d'une fusion partielle du noyau du réacteur était bien réel. A l'occasion d'une conférence de presse, le gouvernement a également déclaré qu'un tremblement de terre comme celui du 11 mars ne se produit qu'une fois tous les 10.000 à un million d'années. C'est pourquoi les réacteurs n'ont pas été conçus pour y résister.
  • Selon le bureau japonais pour la sécurité nucléaire, il faudra peut-être encore des mois avant que les problèmes à Fukushima soient sous contrôle. C'est la première fois que l'agence a fait des déclarations quant au délai estimé pour avoir de nouveau la situation sous contrôle.
  • Le ministère japonais de la Santé déclare « sûres » les valeurs radioactives dans l'eau du robinet de toutes les communes. Pourtant, les valeurs à Iidate, un village à 40 kilomètres des réacteurs, continueront à être contrôlées pendant une certain temps encore.


2 avril :

  • Selon l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), la situation globale dans la centrale nucléaire de Daiichi reste très sérieuse. Les réacteurs 1, 2 et 3 sont toujours refroidis à raison de 7 à 9 m³ d'eau par heure.
  • Des travailleurs de Tepco ont détecté une brèche à travers laquelle de l'eau radioactive s'évacue vers la mer. L'eau étant fortement contaminée, tout porte à croire que c'est la fissure qui provoque ces hautes teneurs en radioactivité dans la mer. Tepco a tenté de colmater la fissure à l'aide de béton, mais en vain.

1 avril :

  • La nappe phréatique sous la centrale nucléaire de Daiichi (Fukushima) a été testée pour la première fois hier. Les quantités d'iode-131 étaient à ce point élevées que l'absorption de 0,1 litre de cette eau équivaut à la dose maximale de radiation autorisée pour un an. La concentration est cinq fois supérieure à celle mesurée dans l'eau de mer. Ces résultats ne représentent pas un danger immédiat pour la population étant donné que les échantillons ont été prélevés sur le site du réacteur et que l'eau du sol s'évacue vers la mer.
  • La compagnie d'électricité et exploitant de la centrale, Tepco, est de plus en plus sous pression. Selon l'agence de presse Reuters, le Japon et Tepco auraient à plusieurs reprises minimisé les dangers et écarté les avertissements. Ainsi, un rapport d'un ingénieur de la sécurité établi en 2007 estimait à 10% la probabilité qu'un tsunami frappe la centrale nucléaire dans un délai de cinquante ans.
  • Des estimations ont été établies à propos des conséquences financières pour Tepco et pour les contribuables. La Bank of America Merrill Lynch estime par exemple que Tepco peut s'attendre à des réclamations en dommages et intérêts allant de 12 à 120 milliards de dollars, selon la durée de la crise.
  • Tel que défini dans la loi, le gouvernement japonais indemnisera jusqu'à six milliards de dollars pour les dégâts causés aux quatre réacteurs. Le restant est à charge de Tepco. Si ce dernier ne dispose pas de ce montant, le gouvernement devra fournir des emprunts et des subsides.

31 mars :

  • Le premier ministre japonais, Naoto Kan, a confirmé la décision du Japon de démanteler les quatre réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima. Le danger n'est pas écarté pour autant. Il faudra encore des années avant que ces réacteurs perdent leur dangerosité et ce, en raison de la présence de nombreux crayons de combustibles nucléaires.
  • L'AIEA (l'Agence Internationale de l'Energie Atomique) insiste auprès du Japon pour qu'il étende la zone d'évacuation à un rayon de 40 km autour de la centrale nucléaire. Plus tôt déjà, Greenpeace avait insisté à son tour sur la nécessité d'élargir la zone.
  • La quantité d'iode radioactif dans l'eau de mer près de la centrale de Fukushima continue d'augmenter. Elle est aujourd'hui 4.385 fois supérieures à la limite autorisée. C'est ce qu'a communiqué l'agence de presse japonaise Kyodo. La mer n'avait encore jamais été contaminée à ce point.
  • Tepco avertit les habitants des zones autour de la centrale de Fukushima qu'ils ne doivent pas s'attendre à ce que l'ordre d'évacuation soit levé ces prochaine semaines.

30 mars :

  • De plutonium a été découvert à cinq endroit différents à l'extérieur des réacteurs. Il est clair que ce plutonium provient de la centrale de Fukushima. Ceci peut signifier que les crayons de combustibles nucléaires ont été gravement endommagés.
  • La France a envoyé au Japon deux experts nucléaires du groupe français Areva.
  • Le cabinet du premier ministre japonais estime que les mesures de Greenpeace ne sont pas « spécialement fiables ».
  • Des rumeurs circulent selon lesquelles l'exploitant Tepco passerait aux mains de l'Etat.

28 mars :

  • Les autorités japonaises ont annoncé avoir détecté une concentration 1 150 fois en iode 131 supérieure à la limite à 1,5 km du réacteur.
  • Le ministère de la Défense japonais a publié une nouvelle vidéo aérienne de la centrale de Fukushima http://bit.ly/giikgr

25 mars:

  • L'Autorité de Sûreté nucléaire japonaise a annoncé que l'enceinte de confinement du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima n'est plus en mesure de contenir les gaz et matières volatiles radioactives. Il est donc hautement probable qu'il ait été gravement endommagé et rejette une quantité importante de substances radioactives.

Travailleurs à la centrale nucléaire de Fukushima.

 

Actualités du 12 au 28 mars : http://bit.ly/h9ZzzW

Philippe dit:

Peut-être vaudrait-il mieux changer le titre de cette page et mettre à la place: "La situation au Japon jour après jour... quand l...

Posté 11 avril, 2011 à 9:55 Signaler un abus Répondre

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