Les forêts ont besoin d’une certification qui tienne la route !

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Actualité - 27 juin, 2013
Greenpeace attend de la certification FSC plus de rigueur. Pour démontrer où le bât blesse et comment ce système peut garder tout sa crédibilité, Greenpeace publie deux nouvelles études de cas. Objectif ? Inviter le label à dépasser la controverse actuelle et appliquer un fonctionnement strict de son règlement.

Lisez les études sur le sujet (en anglais).

Finlande

La certification FSC a été introduite en 2000 et aujourd’hui, moins de 2,5% des forêts finlandaises sont gérées et certifiées par ce label. Tout est loin d’être parfait dans l’univers forestier finlandais, largement dominé par une industrie forestière très conservative. Notre rapport fait état de nombreux éléments contre-productifs qui à terme pourraient faire de l’ombre à la contribution essentielle du FSC à l’avenir des forêts et de ceux dont elles constituent le cadre de vie.

Notre rapport démontre comment les trois grands producteurs de papier finlandais – UPM, Stora Enso et Metsä Group – transforment en papier des fibres provenant de forêts à haute valeur de conservation et présentant une biodiversité particulièrement riche. L’habitat de l’écureuil volant d’Eurasie se trouve ainsi menacé. Ceci est en contradiction avec les règles définies par FSC. Si cette situation perdure, la contribution du label FSC à la protection effective des forêts pourrait être réduite à néant.

Les éléments réunis pour la publication de ce rapport ont permis d’établir que Metsähallitus, un organisme parastatal, est responsable d’une grande partie de ces coupes destructrices et du non-respect de la législation locale. C’est ainsi que des fibres non durables sont intégrées dans la chaîne qui conduit à une certification FSC. Comment ? La certification FSC se décline en différentes versions dont une version « fibres mixtes ». Dans cette version, il ne s’agit pas de fibres certifiées ou recyclées à 100% mais bien d’un « mix de fibres ». Cette disposition permet en outre à l’industrie forestière de ne pas modifier ses pratiques destructrices. Des coupes à blanc sont par exemple toujours déplorées en Finlande.

Canada

 

 

 

Le label FSC reste le seul label qui peut véritablement garantir une équité sociale et la mise en œuvre de pratiques écologiques responsables, à condition qu’il soit correctement implémenté. Il est donc essentiel de « rectifier » le tir et d’éviter les situations comme celles dénoncées dans le rapport sur la Finlande. D’autres exemples plus positifs existent. C’est le cas notamment au Canada.

Les membres d’Ecotrust Canada Forest Management, actif en Colombie Britannique, gèrent des forêts présentant une haute valeur de conservation. De l’énergie est consacrée à reconstituer le tissu spécifique aux forêts primaires détruites avant l’instauration du label, il y a une vingtaine d’années. Dans le même ordre d’idée, une collaboration est amorcée avec les représentants des First Nations, les populations indiennes autochtones.

Lisez à ce sujet notre document consacré à la Forêt au Grand ours.

Le message adressé aujourd’hui au FSC est clair : les critères appliqués avec rigueur dans certaines parties du monde doivent l’être dans d’autres régions.

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