Ne votez pas pour le nucléaire

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Actualité - 20 mai, 2014
« Des centrales nucléaires doivent rester en activité. » Telle est la proposition – ou, dans certains cas, l’une de ses variantes – que vous retrouverez dans de nombreux tests et « guides » électoraux. Mais que disent réellement les partis alors que nous nous rendrons aux urnes ce dimanche ? Greenpeace a analysé les points de vue de chacun d’entre eux et les opinions des politiciens des deux côtés de la frontière linguistique. De quoi, bien entendu, entraîner une réponse assez nuancée.

Grâce à un panel de tests électoraux, les citoyens peuvent déterminer quel parti défend leurs idées au mieux. En outre, ils peuvent comparer leurs points de vue sur plusieurs thèmes d'actualité avec ceux des politiciens principaux. Nous avons fait le test et avons sondé les positions des partis sur l'énergie nucléaire. Nous avons également examiné les réponses des principaux politiciens sur la proposition de maintenir les centrales nucléaires en activité.

La position des partis

Ci-dessous, un aperçu de la position des principaux partis… et des opinions de quelques hommes politiques influents lorsque leur avis diffère de la ligne officielle de leur parti.

WALLONIE / BRUXELLES

FDF : plaide pour la sortie du nucléaire en 2025 s’il y a suffisamment d’investissements dans la sécurité énergétique

MR : propose de repousser de 10 ans (2035) la fermeture de certains réacteurs
A noter que Didier Reynders est à 75% favorable à la sortie du nucléaire; Charles Michel à 75% pour le maintien du nucléaire (www.rtl.be/lavoixdesbelges/)

cdH : demande la mise en œuvre du plan Wathelet (fermeture programmée entre 2015 et 2025), mais estime qu’à présent la capacité des renouvelables est insuffisante pour le faire
A noter que Joëlle Milquet est à 75% en faveur de la fermeture des réacteurs et Melchior Wathelet favorable à 60%.

PS : pour la fermeture des réacteurs nucléaires entre 2015 et 2025

Ecolo : pour la fermeture des réacteurs nucléaires entre 2015 et 2025

PTB : pour la fermeture des réacteurs nucléaires entre 2015 et 2025

FLANDRE

Vlaams Belang : ne veut pas la fermeture des réacteurs nucléaires tant qu’il n’y aura pas suffisamment de capacité pour les remplacer

N-VA : opposé à une sortie complète du nucléaire avant 2065

OpenVLD : favorable à la fermeture des réacteurs nucléaires entre 2015 et 2025, mais soutient la recherche pour la construction de nouveaux réacteurs nucléaires
A noter que Maggie De Block est à 100% en faveur de la fermeture des réacteurs tandis que Gwendolyn Rutten, Herman De Croo et Guy Verhofstadt le sont à 70-80%

CD&V : pour la sortie complète du nucléaire en 2025 à condition qu’il y ait une sécurité suffisante sur l'approvisionnement énergétique
A noter que Koen Geens & Joke Schauvlieghe sont pour une fermeture des réacteurs à 55-70% et que Wouter Beke, Kris Peeters et Pieter De Crem sont contre la fermeture des réacteurs à 75%

sp.a : pour la fermeture des réacteurs entre 2015 et 2025
A noter que Freya Vanden Bossche est à 100% pour la fermeture des réacteurs nucléaires. Bruno Tobback, lui, est à 70-80% en faveur de cette fermeture des réacteurs nucléaires.

Groen : pour la fermeture des réacteurs entre 2015 et 2025

PVDA+ : pour la fermeture des réacteurs entre 2015 et 2025

Il est surprenant de voir, au sein de partis comme le CD&V, le cdH et le MR – y-compris les trois présidents de parti –, certaines voix lier la fermeture des derniers réacteurs nucléaires à la sécurité d’approvisionnement énergétique. Ce sont pourtant ces partis qui ont récemment voté la loi sur la sortie du nucléaire, tandis qu’aujourd’hui ils semblent adopter un point de vue plus nuancé. Egalement remarquable est le fait que certains politiciens influents ne suivent pas tout à fait la ligne de leur parti.

Amplifier la sortie du nucléaire avec votre voix

Ces positions électorales prouvent clairement que nous devons maintenir la pression, malgré la nouvelle loi sur la sortie du nucléaire. Pour Greenpeace, la sortie du nucléaire est cruciale et fait intégralement partie de la transition nécessaire vers un système énergétique durable, sûr et fiable. La mise en œuvre de la sortie du nucléaire doit donc être confirmée dans le nouvel accord de gouvernement, et doit même être accélérée. Doel 3 et Tihange 2, inactifs pour la deuxième fois en moins d'un an en raison de milliers de fissures dans la cuve du réacteur, ne peuvent pas être remis en activité. Les énergies renouvelables sont le seul moyen de garantir notre sécurité énergétique d’une manière sûre et saine.

Plus l’opinion publique fera appel aux partis et aux politiciens pour renforcer la sortie du nucléaire et plus les chances d'obtenir un accord de gouvernement solide augmenteront. L’isoloir, ce week-end, offre une excellente occasion de le faire. A vos votes !

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