Paulo Adario, de Greenpeace Brésil, reçoit un prix des Nations unies

Actualité - 9 février, 2012
Greenpeace compte un héros en son sein... Ce n'est pas dans nos habitudes d'adopter ce genre d'attitude fanfaronne mais là, nous ne pouvons nous en empêcher : les Nations unies (UN) viennent de nommer Paulo Adario, responsable de la campagne Amazonie : «UN Forest Hero». Une récompense qui s'inscrit dans le cadre de l'année pour les forêts qui vient de s'écouler.

Paulo Adario durant une expédition au coeur des forêts.

Paulo n'a pas l'habitude de se placer sous les spotlights aussi allons-nous vous le présenter, alors qu'il se trouve à New York pour y recevoir son prix. En réalité, nous trouvons tous notre inspiration au quotidien dans le parcours de ce Brésilien qui œuvre à la protection de l'Amazonie et qui, au fil des années, a démontré qu'on gagne toujours à agir...

Dans les années 1990, Paulo a déménagé de Rio de Janeiro à Manaus, la capitale de l'Amazonie. C'est depuis cette ville construite dans la forêt qu'il a mis sur pied toute la campagne Amazonie de Greenpeace. La campagne a commencé par des missions au cœur de la forêt tropicale. Très vite, Greenpeace a eu maille à partir avec des compagnies forestières. L'industrie du bois ayant été détectée comme l'un des principaux moteurs de la déforestation.

En 2001, Paulo a pris la tête d'une mission de terrain tout à fait spécifique. Il s'agissait pour son équipe d'assister les Deni dans leurs efforts pour démarquer leur territoire. La mission s'est soldée par une formidable victoire avec 1,6 million d'hectares de forêts tropicales officiellement protégées.

Paulo est également à la base de nouveaux concepts comme le « Green Wall », littéralement le 'mur vert'. Ce dernier sert à décrire le maillage de zones protégées qui sont nécessaires pour freiner la poussée vers le Nord des industriels brésiliens. C'est lui aussi qui nous a inspiré le concept de « Zero deforestation » pour englober une série de critères sociaux ou économiques permettant d'éliminer la déforestation tout en respectant, voire améliorant, les conditions de vie des peuples vivant de et dans la forêt.

En 2003, notre campagne Amazonie a connu un de ses moments clé avec le vote d'un moratoire sur les coupes illégales et le commerce international de l'acajou. Une décision tellement importante que Paulo s'est attiré des ennuis, et non des moindres, puisqu'il a été menacé de mort par ceux-là mêmes qui détruisent la forêt.

Ces menaces ne l'ont pas découragé. Bien au contraire, des négociations se sont poursuivies tous azimuts avec l'industrie et des firmes phares du commerce international. De nouveaux secteurs dont l'agro-business étaient passés au crible. Ces phases de travail intense se sont soldées par un moratoire sur la culture du soja et des accords avec l'industrie de la viande. Ils sont très heureusement toujours en vigueur.

Paolo Adario a été de tous les fronts. On l'a vu au cœur de la forêt, à l’œuvre avec son équipe, dans des réunions avec des industriels ou encore à la coordination de la campagne menée par Greenpeace dans de très nombreux pays. Où qu'il se soit trouvé, il n'a jamais fait qu'une seule chose : réclamer la fin de la destruction du poumon vert de la planète et la mise en place de solutions durables.

 

Ces photos ne vous raconteront qu'une infinie partie de l'histoire de Paulo au sein de Greenpeace mais nous tenions à les partager avec vous. Elles témoignent de ce que nous avons construit ces vingt dernières années au Brésil. Vous pouvez exprimer votre reconnaissance à Paulo via notre rubrique « comments » et nous aider à continuer à agir pour l'Amazonie.

Aidez Paulo dans son combat pour la sauvegarde de l'Amazonie – Demandez à la présidente Dilma Rousseff de mettre son véto au nouveau Code forestier !



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