Sortie du nucléaire : les 100.000 signatures qui doivent compter...

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Actualité - 21 octobre, 2011
Pari réussi pour Greenpeace et les organisations qui composent la plate-forme Stop and Go : plus de 100.000 signatures ont été réunies pour demander aux décideurs politiques de respecter la loi de sortie du nucléaire. Une délégation a rencontré ce matin le formateur pour lui remettre les signatures. Elio Di Rupo est ainsi le dépositaire de plus de 100.000 voix réclamant le « Stop au nucléaire ».

100.000 signatures, c'est une force de frappe que ne pourront pas négliger Elio Di Rupo et les membres du nouveau gouvernement fédéral. Ce chiffre reflète également la position exprimée par la population belge dans un récent sondage IPSOS : seuls 8% des Belges soutiennent ouvertement le nucléaire. Plus de 60% s'affirment sans équivoque « contre ».

Stop et... Go !

La pétition ne visait pas uniquement à faire respecter la loi de sortie du nucléaire par la nouvelle équipe gouvernementale bientôt en place, elle invitait aussi nos dirigeants à se tourner résolument vers les énergies renouvelables. « Une Belgique tournant à 100% sur des énergies renouvelables, c'est possible à l'horizon 2050 si notre gouvernement tient compte du signal que la population vient de lui donner », affirme Joëlle Hérin, responsable de la campagne Energie de Greenpeace.

Cet avenir énergétique passe par une refonte totale de notre paysage énergétique : respecter les étapes de la sortie du nucléaire (2015 pour trois de nos plus anciens réacteurs et entre 2022 et 2025 pour les quatre qui restent), miser sur l'efficacité énergétique, diversifier nos sources d'énergies renouvelables. Mais ceci ne sera pas possible sans un engagement ferme de nos dirigeants à respecter la loi de sortie.

Plus de 60% des Belges s'affirment sans équivoque « contre » le nucléaire.

Une technologie dangereuse et onéreuse

Les 100.000 signataires de la pétition Stop and Go l'ont bien compris, la Belgique a tout à gagner à sortir du nucléaire. Nous payons chaque année beaucoup trop pour des centrales nucléaires vieilles, amorties et dangereuses. Plus les centrales nucléaires restent en service, moins il y a d'investissements dans des alternatives durables et plus nous allons payer pour notre courant dans les années à venir.

Il n'est pas inutile de rappeler que la Belgique a construit ses centrales nucléaires dans les endroits les plus improbables : Tihange (Huy) et Doel (Anvers). Dans les deux cas, les infrastructures nucléaires ont été installées à quelques kilomètres à peine de centres urbains. Un accident grave – Fukushima nous a démontré que Tchernobyl n'était pas l'exception qui confirmait l'absence de danger du nucléaire – à Doel ou Tihange entraînerait une lourde facture humaine mais aussi la paralysie économique d'une large zone autour d'Anvers et de Liège, probablement même de toute la Belgique !

100.000 voix qu'il faudra entendre

Une délégation composée de représentants de la plate-forme a remis les signatures récoltées cet été par des bénévoles de nombreuses associations.

Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, le WWF et le Bond Beter Leefmilieu remercient les signataires de la pétition Stop and Go ainsi que la centaine d'associations qui ont rejoint la plate-forme. Une première étape vient d'être franchie. Ces associations resteront attentives au poids que notre futur gouvernement accordera aux signatures remises ce 21 octobre. C'est symboliquement Renewable man qui a passé le relais au gouvernement. Plus de 100.000 personnes en Belgique ont réclamé le passage aux énergies renouvelables. Ce n'est pas anecdotique, c'est même plus que le nombre d'adhérents du PS !

Laurence Kinna-Hallez dit:

C'est une excellente nouvelle et j'espère que l'on s'y tiendra !
jeune ado j'ai participé à pas mal de manifestations contre le nucléaire et malgré tout nous n'avions pas été écouté...Merci pour votre combat !

Posté 1 novembre, 2011 à 18:15 Signaler un abus Reply

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