Stress tests bâclés : l'agence fédérale de contrôle nucléaire réagit

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Actualité - 1 juin, 2012
Greenpeace a épinglé hier les stress tests réalisés en Europe. L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) nous a visiblement emboîté le pas en affirmant au Morgen qu’il s’agit bien « d’essayer de limiter les dégâts ». La meilleure des garanties possibles est bien sûr la fermeture des trois réacteurs.

L’analyse diffusée hier par Greenpeace débouchait sur la conclusion que le secteur nucléaire s’autoévaluait à travers le processus des stress tests. L’AFNC ne nie pas ce petit côté « club privé ». Sa porte-parole Karina De Beule a déclaré hier dans De Morgen : « c’est organisé comme cela mais tout le monde à intérêt à prendre l’affaire très au sérieux. C’est vrai que les experts nucléaires réellement indépendants ne sont pas légion."

L’AFCN confirme par ailleurs la nécessité d’un meilleur contrôle de sécurité dans nos centrales. « La catastrophe de Fukushima a démontré que c’est nécessaire et nous l’avons donc accepté. Cela figure dans notre plan d’action, précise Karina De Beule au Morgen ».

Quant à l’argument de la vétusté des centrales, il ne pose pour l’AFCN pas de problème particulier « parce qu’elles sont renouvelées tous les dix ans. A l’exception de l’acier de la cuve du réservoir, tous les composants sont renouvelés. »

Greenpeace a rappelé que les réacteurs de Doel 1 et Doel 2 n’étaient protégés que par une seule enceinte de béton. L’information est confirmée par l’AFCN qui précise toutefois qu’il y a aussi une couche de métal.

Un des arguments majeurs avancés par Greenpeace était l’implantation de nos centrales dans des zones particulièrement peuplées. « C’est un fait, précise la porte-parole de l’AFCN, nous essayons de mettre la barre le plus haut possible pour éviter tous les risques ».


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