Stress tests européens : plutôt sommaires !

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Actualité - 28 octobre, 2011
Les résultats des stress tests européens réalisés pour l'ensemble des centrales nucléaires implantées en Europe seront rendu publics ce lundi 31 octobre. Greenpeace a entrepris la lecture des quelque 10.000 pages des rapports provisoires et a établi une carte européenne. Il en ressort que de nombreux éléments ont été survolés ou ne figurent pas dans ces documents.

>> Consultez la carte complète

Après la catastrophe de Fukushima, l'Union européenne a décidé d'imposer à chaque état membre des stress tests. Les résultats de ces tests seront rendus publics le 31 octobre. L'opération vise à établir dans quelle mesure les réacteurs opérationnels en Europe peuvent résister à des scénarios extrêmes comme des tremblements de terre, des inondations, des pannes de courant, des attaques terroristes, des crash aériens ou encore  des systèmes de refroidissement défaillants.

Ceci ne signifie pas que les stress tests déboucheront sur la formulation d'informations définitives quant à la sécurité des centrales. Des défaillances techniques ou humaines ne pourront jamais être exclues, pas plus que l'éventualité de phénomènes naturels extrêmes.

La conclusion principale que l'on peut tirer de l'analyse des stress tests est que dans l'état actuel des choses, de nombreux éléments manquent à l'appel ou ont été écartés. La cellule européenne de Greenpeace publie une carte interactive mentionnant pour chaque centrales nucléaires un bref aperçu des risques et des premiers éléments provenant des stress tests.

Bonnet d'âne pour la Tchéquie
L'Union européenne a  demandé d’investiguer l'impact d'un crash aérien ou d'une attaque terroriste. Pour de nombreux réacteurs, cette question n'a pas été abordée. L'impact de la vétusté des installations et celle de la faisabilité et de l'efficacité des plans d'évacuation semble visiblement trop complexe pour être traitée de manière approfondie.

Il ressort également de l'exercice mené par Greenpeace que les stress tests ont été menés de manière disparate en Europe. Dans certains pays comme la France par exemple, il existe des instances de contrôle indépendantes des exploitants des centrales. Ces pays ont généralement produit des documents plus fouillés et plus stricts. Des pays comme la Suède, la Tchéquie et le Royaume-Uni n'ont pas jugé bon répondre à l'ensemble des questions posées pour l'Union européenne. La Tchéquie a battu tous les records en rendant un document de 7 pages ! La Slovaquie qui n'a qu'un seul réacteur a, pour sa part, aligné un document de 177 pages.

Et la Belgique ?
Greenpeace analysera ces prochains jours les éléments définitifs transmis à l'Union européenne et communiquera cette analyse via ce site.

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