Un avenir sans Shell pour le pôle Nord

Actualité - 4 octobre, 2012
Un symposium international sur l'avenir du pôle Nord au cœur de Bruxelles, où Shell peut prendre la parole contrairement à Greenpeace ou n'importe quelle autre organisation environnementale ? Nous ne pouvions laisser passer cela... Nos militants se sont rendus sur place.

Ils ont distribué des tracts aux entrées du bâtiment Jacques Delors, rue Belliard, où la Fondation Polaire Internationale organise une conférence sur le pôle Nord à laquelle assistent des dirigeants politiques, des scientifiques et des représentants des communautés indigènes.

Shell y est la bienvenue. Dans l'après-midi d'ailleurs, Robert J. Blaauw, qui dirige le programme de Shell pour l'Alaska, prendra la parole. Il déclarera très certainement que Shell peut procéder à des forages en toute sécurité dans cette région magnifique mais extrêmement froide et difficile d'accès. Ce même géant du pétrole a pourtant décidé, suite à une série de déconvenues, d'abandonner ses activités en Alaska pour cet été... 

Quelques faits à prendre en compte pour les participants à la conférence :

  • Il y a 20% de chance qu'une marée noire se produise pendant toute la durée de l'exploitation d'un bloc de concession dans les eaux proches de l'Alaska (source : U.S Minerals Management Service) ;
  • En cas de fuite importante, il n'existe aucune méthode efficace permettant de nettoyer le pétrole et les techniques classiques de récupération sont très limitées en raison des conditions météo extrêmes dans la région (source: rapport récent du US Geological Survey) ;
  • Si une fuite ne peut être colmatée rapidement, le pétrole pourrait continuer à s'échapper de manière incontrôlée pendant deux ans et s'accumuler sous les épaisseurs de glace ;  
  • L'impact environnemental d'une catastrophe pétrolière est bien plus important au pôle Nord que dans des régions chaudes comme le Golfe du Mexique. Les conséquences de la catastrophe de l'Exxon Valdez, en Alaska, continuent à se faire ressentir, 20 ans après les faits.

Voulons-nous courir le risque d'une catastrophe pétrolière dans les régions arctiques et ce, pour une réserve de pétrole équivalent à trois ans à peine de notre consommation mondiale actuelle ?