Fukushima : après la commémoration...

Actualité - 28 mars, 2012
Mars 2012 a été placé sous le signe du 1er anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Pour le mouvement environnemental, c'était l'occasion de rappeler avec force que le risque zéro n'existe pas. Et que seule la sortie du nucléaire peut nous immuniser. Ce positionnement n'empêche pas d'éprouver émotion et compassion à l'égard des victimes, frappées par une pollution invisible et insidieuse.

En soutenant le travail du cinéaste Alain de Halleux, nous nous associons aux très nombreuses personnes affectées par le drame de Fukushima. La vie de plus de 150.000 personnes a complètement basculé après le 11 mars 2011. Certains ont fui des zones contaminées, laissant derrière eux parents, métiers, combats... Il y a peu, nous accueillions Makoto et Akiko, deux de ces victimes.

Au centre de leurs préoccupations, les enfants, particulièrement vulnérables. Ils devront apprendre à vivre avec une épée de Damoclès au dessus de leurs têtes :développeront-ils dans quelques années un cancer ou une maladie liée à l'exposition aux radiations ? Pour eux, les dès sont jetés.

Un mal sournois

Cette réalité, le cinéaste bruxellois Alain de Halleux a pu la cerner lors d'un premier voyage au Japon, en octobre 2011. Avec une caméra particulièrement respectueuse, il capte le désespoir latent des victimes du nucléaire. Il révèle ainsi des éléments de l'après-catastrophe : accès et fiabilité de l'information, confiance dans les autorités, contamination de l'alimentation...

Une émouvante série web

En collaboration avec Arte/la RTBF, Simple production et Crescendo films, huit capsules de huit minutes ont été réalisées. Ces petites histoires du quotidien soulèvent un coin du voile de ce qu'est l'après-Fujushima. Si le risque zéro n'existe pas, le risque nucléaire est particulièrement sournois. On ne sait pas où le mal frappe. C'est aussi une des nombreuses leçons que l'on peut tirer de la catastrophe.

Découvrez-les

Alain de Halleux  est reparti  au Japon où il poursuivra son enquête. Il suivra trois familles et approfondira sa plongée sensible dans la réalité d'un accident nucléaire, vu du point de vue des victimes. Avec lui, nous partagerons le quotidien de familles confrontées à l'exil et aux aléas de la décontamination. Nous vous tiendrons informés de l'évolution de son projet (un documentaire de 52 min, soutenu par Greenpeace).

Espoir

A l'échelle planétaire, l'énergie nucléaire est relativement marginale. Ces cinq dernières années, 22 fois plus de capacités éoliennes et solaires ont été mises en place (230.000 MW pour 10.600 MW nucléaires). L'énergie renouvelable installée en 2011 permet de produire autant d'électricité que 16 grandes centrales nucléaires. Ne nous trompons pas d'énergie...

Diffuser la série web

N'hésitez pas à diffuser les liens qui permettent d’accéder aux Récits de Fukushima d'Alain de Halleux. La série web est disponible en différentes langues :

Version française, néerlandaise, anglaise, allemande et japonaise