La Flandre va-t-elle diminuer ses émissions d'un tiers ?

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Actualité - 7 mars, 2012
La Flandre veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici 2020 et plaide pour une réduction similaire au niveau européen. C'est ce qu'a déclaré Joke Schauvliege, ministre flamande de l’Environnement, dans les médias en début de semaine. Un pas important dans la bonne direction. Mais en tant que ministre-président de la Flandre, Kris Peeters a déjà fait savoir que le gouvernement flamand n'avait pas encore tranché.

La Flandre se rallie-t-elle enfin aux États-membres qui mènent une politique climatique ambitieuse, Allemagne et Grande-Bretagne en tête ? Les dernières déclarations de Schauvliege nous laissent le croire. C'est de bonne augure à la veille du Conseil européen du 9 mars, où les ministres européens de l’Environnement discuteront d'une note qui fait le point sur les efforts nécessaires pour atteindre l'objectif des -30%. Cet objectif n'a jamais été aussi faisable d'autant plus que les circonstances jouent en notre faveur : prix des combustibles à la hausse, une crise économique qui a déjà provoqué une baisse de nos émissions.

En Belgique, la Flandre a longtemps été à la traîne : La Wallonie, Bruxelles et le gouvernement fédéral se sont depuis un certain temps déjà rangés derrière l'objectif des 30% européen. La position de la Belgique au sein de l'Europe sera d'autant plus forte que toutes les régions vont désormais dans la même direction.

Harry Peeters

Depuis plusieurs années déjà, nous menons campagne pour une politique climatique ambitieuse. En septembre par exemple, Kris Peeters, ministre président de la Flandre, apparaissait dans un film Greenpeace où il devait, à l'instar d'Harry Potter, choisir pour la bonne formule. Il avait à l'époque refusé de le faire à moins que les autres pays industrialisés ne fassent des efforts comparables.

kris peetersUne chose est sûre : l'économie y gagnera si l'Europe choisit d'intensifier ses efforts pour sauver le climat. Le vieux continent pourra ainsi conserver le leadership pour ce qui est des énergies renouvelables et de l'économie verte, ce qui sera tout profit pour l'emploi et garantira une croissance durable. Il pourra aussi éviter les coûts de santé liés aux changements climatiques. En définitive, un objectif de réduction de 30% pourrait signifier pour la Belgique une hausse de la croissance annuelle de +0,6% du PIB.

Entreprises

Des entreprises comme Google, Unilever, Alpro et Axa sont favorables à des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux. En juin, Greenpeace a organisé avec d'autres ONG une conférence sur les avantages économiques d'un objectif de moins 30%. Axa notamment s'était publiquement prononcé en faveur de cette réduction.

L’Europe a donc toutes les cartes en mains pour suivre les recommandations émises par les scientifiques. Le GIEC, le panel d'experts climatiques des Nations unies, préconise en effet une réduction des émissions entre 25 et 40% pour les pays industrialisés. L'objectif européen actuel de 20% est donc nettement insuffisant.

Les déclarations de la ministre flamande de l'Environnement sont donc encourageantes et laissent présager que son Gouvernement prend conscience de la nécessité de plus d'ambition climatique ! C'est une nécessite pour la terre... Et pour l'économie.

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