Chasse baleinière: bonne nouvelle de Corée!

Actualité - 13 juin, 2005
Un accord totalement inattendu intervient entre Greenpeace et les dirigeants de la communauté Jangsaengpo: ces derniers, fidèles partisans de la chasse baleinière en Corée du Sud, s’ouvrent au tourisme baleinier, comme alternative à la chasse baleinière.

Un accord totalement inattendu intervient entre Greenpeace et les dirigeants de la communauté Jangsaengpo

Ulsan, Corée du Sud: alors que la police s'apprête à occuperl'«ambassade des baleines » érigée par Greenpeace, un accordtotalement inattendu intervient entre Greenpeace et les dirigeants dela communauté Jangsaengpo, les plus fidèles partisans de la chassebaleinière en Corée du Sud. Ils ne refusent plus l'idée de développerdes alternatives à la chasse baleinière, comme par exemple le tourismebaleinier. Les militants de Greenpeace ont maintenant un mois pourprésenter des alternatives valables.

L'histoire commence à 18 heures. Alors que les dirigeants de lacommunauté Jangsaengpo pénètrent dans l'«ambassade des baleines »,les premières voitures de police s'arrêtent devant l'entrée. Uneconfrontation semble imminente.

Jim Wickens, militant de Greenpeace présent sur place, raconte :«  lorsqu'ils sont rentrés dans notre ambassade, les dirigeants dela communauté Jangsaengpo nous ont d'abord parlé de l'histoire de leurcommunauté. Il nous ont dit par exemple que cette dernière est passéede 16.000 habitants à quelque 1.600 en dix ans ». Toujours selonWickens, ils n'avaient aucune envie d'engager une confrontation avecGreenpeace. Ils ont déclaré n'avoir aucun problème avec l'ambassade quenous avons érigée. Tout au plus sont-ils gênés par la présence des« queues de baleines » que nous avons affichées poursymboliser la disparition des baleines si la chasse baleinière à desfins commerciales devait reprendre. Ces « queues » leurrappellent un passé trop douloureux. Nous leur proposons de lesretirer.

A ce moment-là, l'un des membres de Greenpeace interrompt la réunionpour nous annoncer que trois fourgonnettes de la police sont arrivéessur les lieux. La tension monte. Mais très vite, la réunion reprend,avec quelques policiers comme spectateurs.

Nous leur expliquons que nous souhaitons développer des alternatives àla chasse baleinière pour ainsi aider leur communauté à se refaire unesanté (économique). Le tourisme baleinier, par exemple, constitue unealternative durable et lucrative.

Tout à coup, un revirement se produit. Le leader de la communauté desJangsaengpo déclare vouloir en savoir plus sur les alternatives commele tourisme baleinier. Tous nos conseils sont désormais les bienvenus.Wickens : « L'homme qui était aux côtés du leader a déclarévouloir nous envoyer tous les enfants de l'école du coin pour qu'ilspuissent nous aider à fabriquer des banderoles pour la journée spécialedes Océans. Désormais, ils nous autorisent même à rester jusqu'à la finde la réunion de la Commission baleinière internationale, qui démarredans quelques jours à Ulsan. Nous pouvons même les contacter en cas deproblèmes ! »

La réunion se termine sous les applaudissements. La promesse est faitede se retrouver rapidement pour concrétiser les alternatives à lachasse baleinière. La police, elle, a déjà rebroussé chemin.

« Greenpeace est parvenue à entamer un dialogue avec les plusanciens et fidèles partisans de la chasse baleinière en Corée du Sud.Nous avons maintenant un mois pour leur présenter des alternativesvalables à la chasse baleinière et les convaincre du bien fondé decette option », insiste Wickens. A nous de jouer !

Thèmes