Actualité - 20 novembre, 2006
Le 17/11/06 - Pour la première fois dans les négociations internationales pour lutter contre les changements climatiques, les gouvernements ont reconnu qu'il était nécessaire de diviser par deux les émissions globales d'ici 2050, afin de contenir la hausse de la température globale en deçà de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux pré industriels. Greenpeace salue cette décision.
La 12ème conférence sur le climat à Nairobi, Kenya
« Les progrès réalisés ici à Nairobi sont importants. La
décision de réviser le Protocole de Kyoto d'ici 2008 devrait nous
permettre d'éviter toute discontinuité entre la période
d'engagement de 2008 à 2012, et la seconde période démarrant en
2012 » explique Laetitia De Marez de Greenpeace International.
« Cela doit être salué mais il reste encore beaucoup à faire
pour que les décisions politiques rattrapent le rythme effrayant
des changements climatiques. »
Cette conférence sur le Climat, la première en Afrique
sub-saharienne, compte quelques avancées très intéressantes pour
les pays en développement. Les pays pauvres sont les plus touchés
par les changements climatiques générés par les pays
industrialisés. La conférence de Nairobi a décidé de leur confier
le contrôle du Fonds pour l'Adaptation qui permettra le financement
de projets aidant les populations les plus vulnérables à s'adapter
aux impacts des bouleversements climatiques. Ce Fonds sera alimenté
par une taxe sur les crédits générés par le Mécanisme de
Développement Propre - un des trois mécanismes de flexibilité du
Protocole de Kyoto.
Si la taxe approvisionnant le Fonds pour l'Adaptation est
étendue à l'avenir aux autres mécanismes du Protocole de Kyoto, ce
système d'assistance pourrait se voir doter de plusieurs milliards
de dollars répondant ainsi à la réalité des besoins des pays les
plus vulnérables.
Durant ces deux semaines de négociations, de nouveaux programmes
ont été proposes tels que le Plan cadre de Nairobi avancé par Kofi
Annan, secrétaire général sortant des Nations Unies afin de
renforcer les capacités des pays africains d'accéder aux projets
Mécanismes de Développement Propres.