Greenpeace investit une papeterie au cœur de l'Indonésie

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Actualité - 24 novembre, 2009
A douze jours des négociations sur le climat de Copenhague, Greenpeace a mené une action sur l'île de Sumatra en Indonésie et interrompu les activités d'une usine de pâte à papier. Le Belge Benoît Calvi compte parmi les militants. Mise à jour : Les quatre derniers activistes ont occupé une grue dans des conditions extrêmes pendant 27 heures. Tous les activistes ont finalement été arrêtés.

Des militants ont interrompu les activités d'une usine de pâte à papier de APP pour mettre terme à la déforestation.

L'usine fait partie du groupe Asia Pulp & Paper (APP), une filiale du groupe Sinar Mas. La stratégie d'expansion de cette importante entreprise indonésienne est particulièrement agressive et contribue à détruire la forêt tropicale et les tourbières qui caractérisent la région. Cette destruction s'accompagne de l'émission de quantités colossales de CO2. La déforestation contribue largement au réchauffement planétaire. Maintenir les forêts tropiclaes sur pied est une arme efficace contre les changements climatiques.

Douze militants originaires de onze pays dont la Belgique ont investi les grues de l'installation portuaire et provoqué l'arrêt de l'exportation de pulpe à papier. Ils ont déployé une banderolle affirmant le lien entre la déforestation et le climat :

'Climate crime' et 'Forest destruction'. Tout en insistant sur le rôle que les décideurs politiques peuvent jouer pour sortir de ce cercle vicieux : 'You can stop this'.

L'action de Greenpeace a plus que jamais une portée internationale vu la nécessité pour les leaders du monde entier de négocier un accord sur le climat véritablement efficace. Elle intervient alors que les paris pour un Copenhague fort sont au plus bas. C'est surtout la mauvaise volonté des pays riches - dont la Belgique - font preuve lorsqu'il faut financer la réponse des pays en voie de développement aux changements climatiques.

Greenpeace plaide pour un accord sur le climat effectif qui prévoit chaque année un fonds de 110 milliards d'euros pour les pays en voie de développement. Presque un tiers de cette somme doit être consacrée à la lutte contre la déforestation. La contribution belge à ce fonds mondial devrait être de 1,1 millard d'euros par an.

Suivez en direct l'action ci-dessous.

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