Les voitures propres profitent à l’environnement et au porte-monnaie

Poster un commentaire
Actualité - 14 mai, 2012
Les automobilistes pourront économiser jusqu’à 400 euros par an si la Commission européenne adopte après l’été une norme CO2 sévère pour l’horizon 2020. C’est ce qu’indique une étude réalisée à la demande de Greenpeace.

L’Europe a fixé en 2009 des normes CO2 pour les nouveaux véhicules. Ces normes feront l’objet d’une révision après l’été. Greenpeace demande à la Commission de se montrer ambitieuse.

L’automobiliste lambda dépense à l’heure actuelle jusqu’à 1788 euros par an en carburant. Si l’Europe impose aux constructeurs automobiles de produire des véhicules plus propres, les automobilistes réaliseront des économies tout en réduisant les émissions de CO2. Une norme CO2 plus sévère profitera donc à l’environnement comme aux consommateurs.

Économies de carburant : une réalité qui paie

Les normes CO2 européennes de 2009 contraignent les constructeurs automobiles à réduire les émissions moyennes de leurs véhicules à 130 g de CO2/km d’ici 2015 et sous conditions à 95 g de CO2/km d’ici 2020. Si, à la sortie de cet été, la norme pour l’horizon 2020 est adoptée, l’automobiliste moyen au volant d’un véhicule d’occasion économisera, à partir de 2020, quelque 400 euros par an. Une norme CO2 ambitieuse de 60 g de CO2/km d’ici 2025 ferait économiser 1000 euros par an à partir de 2030. Les émissions moyennes de CO2 par véhicule diminueraient dans ce cas de 60 % par rapport à 2010.

 

 

Selon une étude récente, une division par deux de la consommation de carburant d’ici 2025 est parfaitement possible en l’état actuel des technologies conventionnelles. Aux États-Unis, les constructeurs automobiles sont tenus, aujourd’hui déjà, de réduire de moitié leur consommation de carburant d’ici 2025, suite à une décision soutenue notamment par Ford, BMW et Toyota. La Commission européenne affirme vouloir être au moins aussi ambitieuse.

Réticence de l’industrie automobile

Curieusement, Volkswagen, le premier constructeur automobile européen, qualifie les normes CO2 européennes pour 2020 d’ « irréalistes » et « non fondées sur une étude d’incidence sérieuse. » Il préfère ainsi rejeter la responsabilité dans le camp des automobilistes et du climat.

Les normes CO2 contraignantes d’ici 2015 avaient aussi été considérées par le lobby automobile comme inenvisageables en 2009. Toutefois la plupart des constructeurs, dont Volkswagen, sont aujourd’hui en bonne voie de les atteindre sans peine. L’Europe ne peut pas se laisser berner une nouvelle fois par l’industrie automobile. Les autorités et parlementaires européens belges se doivent de soutenir la Commission dans son projet d’établir des normes CO2 ambitieuses.

Aucun commentaire Ajouter un commentaire

Poster un commentaire 

Pour poster un commentaire, vous devez être inscrit(e).