Des ours polaires bloquent le bureau principal de Gazprom à Moscou

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Actualité - 6 septembre, 2012
Des activistes de Greenpeace déguisés en ours polaires ont bloqué aujourd’hui l’accès au bureau principal du géant énergétique russe Gazprom à Moscou. Ils exigent que l’entreprise cesse de forer le pôle Nord à la recherche de gaz et de pétrole.

Des activistes allemands, hongrois, autrichiens, polonais et russes ont pour l’occasion installé un décor enneigé immaculé digne de l’Arctique devant le bureau principal de Gazprom. Ils se sont attachés à des tentes et ont empêché l’accès au bâtiment.

Cet acte de protestation s’inscrit dans la lignée d’autres actions directes menées par Greenpeace à l’encontre de Gazprom, comme la semaine dernière sur la plate-forme de forage de Prirazlomnaya, dans la mer de Pechora.

Des activistes de Greenpeace déguisés en ours polaires ont bloqué aujourd’hui l’accès au bureau principal du géant énergétique russe Gazprom à Moscou.

Plans controversés

La semaine dernière encore, Gazprom informait qu’elle rangeait au placard ses projets controversés d’exploitation du gisement pétrolier de Chtokman, dans la mer de Barents, en raison des coûts astronomiques et des difficultés économiques qu’ils impliquent.

« Les projets de forage éhontés de compagnies pétrolières telles que Gazprom et Shell pourraient ravager définitivement ce territoire vierge », explique Vladimir Chuprov, responsable de campagne chez Greenpeace Russie. « Le Grand Nord subit déjà de plein fouet la menace du changement climatique. Il faut interdire une bonne fois pour toutes le forage du pôle Nord si l’on veut sauver ce domaine naturel unique. Nous devons stopper ces compagnies pétrolières assoiffées de profit qui veulent encore profiter de la crise climatique qu’elles ont elles-mêmes créée. »

Le géant énergétique russe Gazprom espère commencer ses forages pétroliers commerciaux dans la mer de Pechora au début de l’année prochaine. L’entreprise deviendrait ainsi la première à exploiter commercialement le pétrole du pôle Nord. Toutefois, la plate-forme de Prirazlomnaya est loin d’être prête pour affronter l’Arctique. Greenpeace a récemment découvert qu’aucun plan d’urgence officiel n’existait en cas de fuite de pétrole. Un tel incident dans une région aussi sensible rendrait tout nettoyage impossible et signifierait la destruction de la faune unique occupant cette région reculée.

« L’abandon du projet Chtokman doit être un signal fort à destination des investisseurs », poursuit Chuprov. « Les contraintes techniques et les coûts liés au forage dans des conditions aussi extrêmes comportent des risques énormes. »

 

Supplément

- Plus d’informations sur les projets de forage pétrolier de Gazprom au pôle Nord

- Greenpeace Russie et le WWF Russie ont publié un rapport indépendant sur les scénarios en cas de fuite de pétrole à la plateforme de forage de Prirazlomnaya.
Une des conclusions est que 140.000 kilomètres carrés de surface maritime et 3.000 kilomètres de côtes seraient souillés par le pétrole.

- Greenpeace Russie a publié le rapport « Russian Arctic Off-shore Hydrocarbon Exploration: Investment Risks » .
Ce rapport a été remis à Gazprom ainsi qu’à d’autres grandes compagnies pétrolières et gazières.

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