Déchets électroniques: stop ou encore?

Actualité - 4 mars, 2008
"Not in our Backyard" (NDLR: Pas dans notre arrière-cour), le nouveau rapport de Greenpeace met en lumière toute l'incertitude qui plane sur le devenir de nos appareils électroniques mis au rebut. En quantité sans cesse croissante, les déchets électroniques - qui contiennent des métaux mais aussi des substances chimiques potentiellement toxiques – semblent échapper à tout contrôle.

Des déchets électroniques abandonnés dans une décharge chinoise sous label 'Pacific Rim Recycling', une société de recyclage du nord de la Californie.

Une législationdes plus contraignantes a été mise au point au sein del'Union européenne mais son efficacité reste àdémontrer. On estime que plus de 6 millions de tonnes dedéchets électroniques européens ne sont toujourspas recyclés. Les Etats-Unis continuent à tolérerl'exportation de tels déchets vers l'Asie ou l'Afrique. Nokiane recycle pas plus de 2 % des GSM vendu. Un piètre recordpour un leader mondial. Le taux de recyclage pour les ordinateurs nedépasse pas les 9%.

Pendant longtemps, des pays commel'Inde ou la Chine ont servi de dépotoir pour nos appareilsélectroniques déclassés. Le tout au bénéficede traders avides et sans scrupules. En Asie comme en Afrique, desdécharges électroniques ont fleuri comme deschampignons. Une main d'œuvre sous payée est chargéede récupérer le métal en utilisant destechniques plus archaïques les unes que les autres. Ce recyclagesauvage engendre une pollution infernale et porte préjudice àla santé des travailleurs et des populations locales.

Solutions

Poursolutionner ce problème, il faudrait que les entrepriseséliminent d'emblée les substances toxiques etaméliorent leurs programmes de recyclage. Un must aprèsavoir créer de toute part une demande pour un GSM dernier criou un ordinateur design. Ce mouvement n'a pas l'air de se faire'spontanément', c'est pourquoi le besoin de législationscontraignantes se fait cruellement ressentir. Philips rejetteouvertement la responsabilité du recyclage sur le consommateurou les autorités. Sony avance des chiffres de recyclagehonorables mais le Japon a bel et bien légiféré.


Guide pour une high-tech responsable

Greenpeace a établi depuis juin 2006 un classement desténors de l'électronique, répertoriant leursefforts pour éliminer les substances toxiques et améliorerle recyclage. Des progrès ont été enregistrésmais l'effort doit être poursuivi.

Consultez la guide pour une high-tech responsable

A vous d'agir

En vous adressant auxproducteurs d'appareils électroniques vous pouvez contribuer àassainir le secteur.

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