Fleurus : risque sous-estimé pour les enfants

Actualité - 28 août, 2008
Greenpeace déplore le fait que les autorités sous-estiment le risque de l'iode radioactif pour les enfants et que le dossier de la sécurité nucléaire soit désinvesti en Belgique.

Le temps compte en cas d'incident nucléaire, la transparence de l'information aussi.

En cas d'exposition à l'iode radioactif, une partie est stockée par la thyroïde. Cette exposition est d'autant plus dangereuse pour les enfants. Suivant les normes européennes et leur transcription nationale (Directive européenne 96/29 et Besluit Stralingsbescherming aux Pays-Bas, 21/07/2001), les risques pour les enfants sont les plus hauts entre 2 et 7 ans. Ils sont 22 fois supérieurs à ceux encourus par les adultes, si la contamination se fait via le système digestif.

C'est à titre indicatif que Greenpeace rappelle ces normes car aucune information n'est disponible quant aux conséquences de l'exposition à un rayonnement nucléaire pour la population. Pour Greenpeace, il est urgent qu'une information correcte et complète soit transmise à la population et qu'elle inclut les résultats des analyses pratiquées.

L'incident de Fleurus illustre, par ailleurs, les multiples dysfonctionnements affectant la sécurité nucléaire en Belgique. Dans le cas de l'IRE, le retard observé dans l'annonce de l'incident constitue un dysfonctionnement en soi. Le ministre de l'intérieur Patrick Dewael a négligé depuis 2003 le suivi de la réforme de la sécurité nucléaire.

Pour Greenpeace, il est essentiel de financer correctement la AFCN et de lui apporter les moyens nécessaires pour assurer la sécurité nucléaire en Belgique.

"Le dossier de la sécurité nucléaire est aujourd'hui plus que jamais un dossier épineux dans notre pays, poursuit Jan Vande Putte. Si un accident sérieux devait survenir dans une centrale nucléaire, les conséquences ne seraient pas uniquement locales. Elles seraient européennes. Le désinvestissement politique que nous observons est parfaitement irresponsable."