Actualité - 10 mars, 2005
Greenpeace poursuit sa campagne pour la protection des dauphins en perturbant les activités des chalutiers-boeuf pélagiques pratiquant la pêche au bar dans la Manche. Deux militants de Greenpeace portant le message Stop au Massacre des Dauphins se sont mis à l'eau devant les chalutiers Sonia Jérôme et Côte d'Amour. D'autres militants ont placé des bouées entre les deux chalutiers. L'objectif était d'arrêter une pêche responsable de la capture et de la mort de centaines de dauphins chaque année. L'action a été menée dans les eaux britanniques à environ 50 milles nautiques au Sud de Plymouth (Sud de la Grande-Bretagne). Alors que se déroulait l'action huit autres paires de bateaux étaient en train de pêcher dans un périmètre de 12 milles nautiques. Plus tôt dans la matinée, l'équipage du bateau de Greenpeace "Esperanza" avait aperçu dans cette zone, plusieurs dauphins morts récemment et présentant des blessures caractéristiques d'une capture dans ce type de filet de pêche.
Deux militants de Greenpeace portant le message 'Stop au Massacre des Dauphins' se sont mis à l'eau devant les chalutiers français Sonia Jérôme et Côte d'Amour.
Ce matin, les militants de Greenpeace effectuent le même type
d'opérations à l'encontre des chalutiers Sunrise et Ocean dawn. "En
tentant d'empêcher la pêche au bar au chalut-boeuf pélagique,
Greenpeace ne fait que mettre en oeuvre les mesures d'urgence
indispensables à la protection des petits cétacés, mesures
préconisées par les scientifiques et le gouvernement britannique" a
déclaré Frédéric Castell, chargé de mission Océans pour
Greenpeace-France.
Depuis trois semaines, Greenpeace, avec son bateau "Esperanza",
est en mer pour s'opposer à la pêche au bar au chalut-boeuf
pélagique telle qu'elle se pratique dans la Manche chaque hiver. En
effet, cette pratique de pêche est responsable de la mort de
centaines de dauphins capturés accidentellement dans les
chaluts-boeuf pélagiques. Ainsi, on estime qu'à elles seules, les
flottes françaises et britanniques de chalutiers-boeuf pélagiques
pêchant le bar sont responsables de la mort de plus de 2000
dauphins chaque année dans la Manche. Selon les scientifiques, ces
prises accessoires représentent une menace sérieuse pour la survie
de certaines populations de dauphins dans la Manche. Face à
l'urgence de la situation, l'adoption d'un moratoire immédiat sur
la pêche au bar au chalut-boeuf pélagique dans la Manche s'impose
afin de garantir la protection des dauphins.
"La pêche au bar au chalut-boeuf pélagique ne constitue pas
seulement une menace sérieuse pour les populations de dauphins,
elle représente également un vrai problème pour la pêche artisanale
côtière. Il n'est pas rare de voir les chalutiers-boeuf pélagiques
débarquer dans les ports français des quantités de bar supérieures
aux cinq tonnes hebdomadaires autorisées. Il faut redéfinir les
pratiques de pêche pour parvenir à une gestion respectueuse de la
biodiversité et de la pérennité de la ressource, tout en
garantissant un emploi à de nombreux pêcheurs" a conclu Frédéric
Castell.