Actualité - 20 août, 2008
Le gouverneur de Riau à Sumatra s’est prononcé en faveur de l’introduction d’un moratoire sur la déforestation. Greenpeace est particulièrement heureuse de cette étape importante. Riau est l’une des régions d’Indonésie où des plantations d’huile de palme sont aménagées à un rythme élevé.
Une plantation de palmiers à huile à Riau (Sumatra – Indonesie).
Dans la province, une déforestation a lieu à grande échelle pour
des plantations d'huile de palme, libérant d'importantes quantités
de gaz à effet de serre. C'est surtout la déforestation de
tourbières riches en carbone, brûlées pour l'aménagement de
plantations d'huile de palme, qui contribue considérablement au
changement climatique. De ce fait, l'Indonésie est le troisième
plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde.
Lors du sommet du G8 en juillet, le président indonésien Susilo
Bambang Yudhoyono avait déjà fait part de son intention de réduire
de moitié en 2009 les émissions de gaz à effet de serre liées à la
déforestation. Pour ce faire, la collaboration des autorités
locales est indispensable.
Auparavant, les gouverneurs de l'Aceh et de Papua avaient déjà
plaidé en faveur d'un arrêt de la déforestation et contre
l'extension des plantations d'huile de palme. Les étapes
entreprises par les provinces de Sumatra, Aceh et Papua revêtent
une importance cruciale pour arriver à un moratoire pour l'ensemble
de l'Indonésie.
Après des actions et des études de Greenpeace, Unilever, l'un
des principaux utilisateurs d'huile de palme au monde, a décidé en
mai dernier d'adhérer à ce moratoire.
En novembre, l'industrie de l'huile de palme se prononcera sur
le moratoire lors de la conférence de la Round Table on Sustainable
Palm Oil (RSPO) à Bali. Greenpeace appelle l'industrie de l'huile
de palme et le gouvernement indonésien à mettre un terme à la
déforestation à travers l'ensemble de l'Indonésie.