L’Amazonie respire

Actualité - 26 février, 2006
Le gouvernement brésilien a annoncé sa décision de protéger de la déforestation 6,4 millions d’hectares de forêts anciennes, soit une superficie équivalente à deux fois la Belgique. Cette superficie équivaut presque à celle qui a été abattue au cours de ces trois dernières années. Une étape importante dans la bonne direction!

Un exemple de coupe illégale

« Ceci est une étape importante vers la protection et la gestion durable de l'Amazonie, même si elle ne représente qu'une fraction de ce qui est nécessaire pour assurer une réelle protection des forêts » a déclaré Paulo Adario, responsable Forêts à Greenpeace Brésil. « Ces trois dernières années, une région de presque 7 millions d'hectares a été détruite, soit six terrains de foot par minute. Si les coupes se poursuivent à ce rythme en dehors de la zone protégée, cette forêt ancienne majestueuse finira quand même par disparaître ».

Ces dernières années, Greenpeace a mené activement campagne pour mettre un terme à la déforestation en Amazonie. Greenpeace Brésil a soutenu la population locale dans son combat contre la déforestation et a démasqué le trajet qu'empruntent les grumes coupées illégalement. L'une des exigences de Greenpeace était la protection du Middle Land. C'est précisément cette région qui bénéficiera désormais d'une protection. Le Middle Land se situe au coeur de l'Amazonie, dans l'Etat du Para. Cette région est particulièrement vulnérable car elle se situe à côté d'une des routes principales actuellement construites au coeur de l'Amazonie. La création de routes au coeur d'une forêt facilite bien sûr des activités telles qu'abattages et développement de plantations et augmente par conséquent le risque de dégradation de la forêt.

La forêt amazonienne est largement menacée par la sécheresse, les abattages illégaux et destructeurs, la coupe à blanc et les feux de forêts. Une partie des zones ainsi détruites sont remplacées par de vastes plantations de soja. Ceci a entraîné une perte dramatique de biodiversité dans la région. Les feux de forêts au Brésil contribuent par ailleurs aux émissions de CO2 dans l'atmosphère et donc, aux changements climatiques. Chaque parcelle protégée est donc d'une importance vitale.

Au niveau mondial, seuls 20% des forêts anciennes sont intactes. A moins que des mesures mondiales de protection soient prises, certaines de ces régions forestières risquent elles aussi de disparaître au cours de ces prochaines décennies.

La semaine dernière, c'est le Canada qui annonçait sa décision de protéger deux millions de forêts anciennes.

Ces prochains mois, Greenpeace mènera intensivement campagne pour la protection de l'Amazonie et de l'Asie du sud-est.

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