Greenpeace s'installe en Afrique pour mieux y défendre l'environnement

Actualité - 12 novembre, 2008
Greenpeace ouvre aujourd'hui son premier bureau en Afrique. Ce lancement sera suivi, le 24 novembre prochain, par l'ouverture d'un bureau à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) et d'un troisième, fin 2009, au Sénégal. Ces zones sont essentielles pour lutter contre les changements climatiques, la déforestion et la surpêche. Une gestion durable des ressources naturelles de l'Afrique contribueront à lutter contre la pauvreté comme, garantir la sécurité alimentaire et promouvoir la paix.

A l'occasion de l'ouverture du premier bureau de Greenpeace en Afrique, le directeur général de Greenpeace Afrique, Amadou Kanoute, souligne que l'Afrique est en position de jouer un rôle majeur afin de contrer les changements climatiques catastrophiques et de protéger l'environnement. A sa gauche, Gerd Leipold, directeur général de Greenpeace International et à sa droite Ayesha Imam, membre du conseil d'administration de Greenpeace International et activiste des droits de l'homme.

Il est fondamental de s'attaquer aux problèmes environnementaux enAfrique. Sans une gestion durable des ressources naturelles, la paix etle développement sont impossible sur ce continent et la lutte contreles changements climatiques au niveau mondiale est compromise.

Pour les énergies renouvelables en Afrique du Sud

La lutte contre les changements climatiques sera au coeur des campagnes menées en Afrique. L'Afrique du Sud est le 14ème pays émetteur de CO2 de la planète et 92% de sa production d'électricité est aujourd'hui encore basée sur le charbon. L'Afrique du Sud doit mettre sur pied une politique de développement pour les énergies renouvelables. Ces énergies constituent une arme essentielle pour rendre l'Afrique énergétiquement indépendante.

Pour une gestion responsable des forêts en RDC

Malgré les conflits qui secouent actuellement la RDC, Greenpeace entend poursuivre ses efforts pour lutter contre la déforestation. Plus de 90% des populations africaines dépendent de l'agriculture, de la pêche et des forêts pour s'alimenter, se nourrir, se soigner ou se procurer des revenus. L'exploitation des ressources naturelles est actuellement placée sous le modèle de l'exploitation industrielle, au détriment des populations locales qui se trouvent dès lors en situation délicate.

Alors que l'Afrique contribue très peu aux changements climatiques, ce continent sera parmi les premiers à être touché de plein fouet par les impacts de ces bouleversements. La RDC est le 21 émetteur de CO2 de la planète. Ceci en grande partie à cause de la déforestation. La RDC risque de perdre 40% de ses forêts dans les 40 prochaines années si les activités de l'industrie forestière s'y poursuivent.

Greenpeace suivra les efforts du gouvernement congolais pour orienter l'aide des bailleurs de fonds vers une gestion forestière durable. C'est ainsi que la RDC a adopté en 2002 un moratoire sur l'attribution de nouveaux titres forestiers. Greenpeace défendra le maintien du moratoire et la bonne exécution des mesures qui l'accompagnent.

Pour une pêche plus écologique au Sénégal

Au Sénégal, Greenpeace fera campagne contre les flottes européennes et asiatiques qui pillent les mers en Afrique de l'Ouest. Ces formes de pêche privent les états de revenus essentiels et menacent la sécurité alimentaire de cette région du monde. Greenpeace mènera des actions contre la pêche illégale et luttera pour le maintien des flottes locales et la mise en place de pêcheries durables.

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