Mayapuri présente toujours un danger de radiation

Enquête de Greenpeace sur le terrain

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Actualité - 18 mai, 2010
Tôt ce matin, une équipe de deux experts de Greenpeace en radiation ont entrepris une opération de ratissage au marché de la ferraille de Mayapuri et ont découvert que, malgré les assurances officielles selon lesquelles le marché ne serait pas contaminé, il subsiste encore une contamination radioactive qui pose un grave danger pour la santé de la population locale.

Notre chargé de campagne, Jan Vande Putte effectue des tests à Mayapuri.

Le parc à ferraille de Mayapuri a été au cœur d’un scandale sanitaire lorsqu’il s’est avéré qu’un ferrailleur local était gravement atteint du mal des rayons. L’enquête de Greenpeace a permis d’identifier au moins 6 sources d’irradiation dont l’un enregistrant plus de 5000 fois les niveaux d’irradiation naturelle1. Greenpeace a identifié et marqué les zones contaminées et a partagé ces informations avec la population locale et les autorités concernées.

“Nous sommes venus ici pour vérifier si les affirmations du gouvernement garantissant que cette zone est sûre sont véridiques. La crainte et les doutes dans la localité sont palpables et, malheureusement, nous avons découvert aujourd’hui que la zone est encore contaminée par la radioactivité et que les travailleurs locaux sont toujours exposés à des niveaux de radiation inacceptables. Nous considérons ces défaillances comme une grave violation des procédures acceptées au niveau national et international ”, déclare Karuna Raina, Responsable de la campagne Energie nucléaire, de Greenpeace Inde.

L’équipe de Greenpeace, à l’aide de détecteurs de radiation tels qu’un spectromètre gamma identiFINDER et un dosimètre gamma RadAlert, a scanné la zone entourant l’une des échoppes où des crayons de cobalt 60 ont été récupérés. Les affirmations du gouvernement se sont avérées fausses.

Les résultats de l’enquête montrent qu’il y a des niveaux extrêmement élevés de radioactivité provenant des sources de radiation localisées et une personne qui squatterait dans ces zones serait exposée à des risques d’irradiation inacceptables, dépassant la dose limite annuelle selon les normes indiennes1. Par exemple, sur le lieu de la source d’irradiation 5000 fois supérieure au niveau d’irradiation naturelle, une personne recevrait la dose maximum annuelle permissible de 1 millisievert en l’espace de 2 heures à peine. “Alors que le risque provenant des sources d’irradiation est grave, la solution est simple car le lieu de l’irradiation peut être décontaminé très rapidement par des inspecteurs disposant d’une formation et d’un équipement adéquats”, déclare Jan Vande Putte, expert en radioprotection de Greenpeace. “Les autorités doivent immédiatement décontaminer les points sources d’irradiation et procéder également à un examen approfondi des autres échoppes. Nous avons partagé toutes les informations pertinentes avec les travailleurs de la zone afin de veiller à ce qu’il n’y ait pas de vent de panique”.

“C’est la conséquence d’une mauvaise politique qui subordonne l’organisme de réglementation nucléaire aux institutions qui favorisent la technologie nucléaire en Inde. Ce conflit d’intérêts évident a pour effet de compromettre la transparence et l’obligation de rendre des comptes. L’Inde est gravement peu préparée à l’expansion massive planifiée de son programme nucléaire civil ”, déclare Mme Raina.

Etablissant un lien avec le projet de loi controversé sur la responsabilité civile nucléaire, introduit au beau milieu d’une grève organisée par les partis de l’opposition au parlement et qui est à présent soumis au comité permanent pour la science et la technologie dirigé par le Congrès, Raina a noté que des accidents tels que celui qui est survenu à Mayapuri ne sont pas couvert par le projet de loi. Greenpeace fait campagne contre les clauses institutionnelles du projet de loi, dont une tentative pour limiter la responsabilité. “Cet incident met en exergue la nécessité d’une étude rigoureuse des risques qu’implique l’exploitation de centrales nucléaires. Il doit y avoir un débat public vigoureux et informé et les opinions pertinentes doivent être recueillies par le comité permanent du parlement pour la science et la technologie qui examine le projet de loi. Dans le cas contraire, il s’agirait d’un simulacre de sécurité et de justice”.

Pour plus d’informations concernant une vidéo et des photos,
veuillez contacter :

Karuna Raina, Responsable de la campagne Energie nucléaire, Greenpeace,

Jan Vande Putte, Expert en radioprotection, Greenpeace,

Shachi Chaturvedi, Responsable en chef des médias, Greenpeace,

Seema Javed, Responsable en chef des médias, Greenpeace,

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