Actualité - 2 mars, 2009
Les ministres de l’Environnement de l’UE ont rejeté la proposition de la Commission européenne qui visait à forcer les Etats membres à accepter la culture d’OGM (organismes génétiquement modifiés) sur leurs territoires. La Hongrie peut maintenir son moratoire sur le maïs transgénique MON810 (Monsanto) et l’Autriche celui sur le MON810 et le T25 de ‘Bayer’.
L'opposition aux OGM reste forte en Europe. Ce militant de Greenpeace réclame la fin de l'invasion de ces plantes transgéniques.
Ceci est une grande victoire pour l'environnement, les agriculteurs et les consommateurs et une situation très délicate pour la Commission européenne. Les gouvernements des Etats membres de l'UE ont pour la quatrième fois rejeté une proposition de la Commission européenne qui visait à lever des moratoires nationaux sur les OGM. À se demander si la Commission est incapable de comprendre le 'NON' des Etats membres?
Les autorités autrichienne et hongroise ont récemment apporté de nouvelles preuves scientifiques qui justifient leurs moratoires nationaux et qui prouvent que le MON810 - le seul OGM actuellement cultivé en UE - a très vraisemblablement des effets négatifs sur l'environnement.
Greenpeace se montre satisfaite de la position adoptée par la Belgique qui a soutenu les moratoires autrichien et hongrois. Cette attitude doit prévaloir dans les autres dossiers traitant des OGM au niveau européen car il est essentiel que la protection de l'environnement et la santé des consommateurs priment sur les intérêts économiques d'une poignée de compagnies agro - chimiques.