Actualité - 12 août, 2008
Des militants de Greenpeace ont commencé à déverser de gros rochers naturels dans la Mer du Nord. Pesant de deux à trois tonnes, et mesurant un mètre cube, ces rochers sont jetés à l'eau au moyen d'une grue à bord de notre navire.
Des pierres naturelles sont jetées dans la Mer du Nord pour en protéger le fond.
Greenpeace veut ainsi protéger une zone naturelle au nord-est de
Groningen des ravages causés par la pêche au chalut de fond. Les
gouvernements ne fait quasi rien pour protéger la région : la pêche
se poursuit tranquillement dans les zones naturelles. Greenpeace
veut que la mer soit véritablement protégée.
Zone "protégée" ?
Le Sylt Buiten Rif, au nord-est de Groningen, possède une très
grande biodiversité marine : depuis les organismes de fond
jusqu'aux phoques et aux marsouins. Bien que cette zone soit
protégée par la Directive relative aux habitats européens, les
activités destructrices s'y poursuivent au quotidien. La vie
marine, qui devrait être protégée, est détruite un peu plus chaque
jour par la pêche de fond et l'extraction de sable et de
gravier.
De nombreux pêcheurs de fond néerlandais sont actifs dans cette
zone, faisant partie du plateau continental allemand. En traînant
leurs chaluts avec de lourdes chaînes sur le plancher océanique,
les pêcheurs détruisent tout ce qui y vit. Le chalutage de fond est
l'une des méthodes de pêche les plus destructives, qui implique de
nombreuses prises accessoires. La capture escomptée de soles et de
limandes se solde généralement par 80 pour cent de prises
accessoires : jeunes poissons et animaux des profondeurs que les
pêcheurs rejettent, morts ou mourants, par-dessus bord.
En déversant de gros blocs de granit dans la mer, Greenpeace
entrave le chalutage de fond et protège ainsi cette importante zone
naturelle.
Pas des paroles, mais des actes
Greenpeace veut que les autorités européennes éliminent ensemble
toutes les activités destructrices des zones de grande valeur
écologique comme le Sylt Buiten Rif, afin que notre mer ait la
possibilité de se rétablir après des années de surexploitation.
Tous les pays de l'UE, dont les Pays-Bas et l'Allemagne, ont
convenu en 1995 de prendre des mesures de protection. Mais tous les
pays de la Mer du Nord tardent à mettre en oeuvre ces accords,
connus sous la dénomination Natura 2000, également les Pays-Bas.
Greenpeace estime que
ce report n'est plus acceptable.