Actualité - 1 octobre, 2006
Dans la nuit du 19 au 20 aout 2006, le Probo Koala, navire russe battant pavillon panaméen et exploité par une société hollandaise, déversait 400 tonnes de déchets toxiques à Abidjan (Côte d'Ivoire). Les émanations de produits chimiques ont déjà tué huit personnes. l'Arctic Sunrise, l'un des bateaux de Greenpeace, est entré le 25 septembre dernier dans le port de Paldiski (Estonie) et s'est posté aux abords du Probo Koala, empêchant toute manoeuvre du navire
Les militants de Greenpeace s'étaient postés dans le port de Paldiski afin d 'empêcher toute manœuvre et tout départ du Probo Koala.
Afin que les responsabilités dans cette affaire soient
clairement établies et afin d'indemniser les victimes et d'en tirer
les enseignements pour l'avenir, Greenpeace estime que le Probo
Koala doit cesser toute activité et être maintenu au port le temps
d'une enquête complête. Suite à l'immobilisme des autorités
estoniennes, l'Arctic Sunrise, l'un des bateaux de Greenpeace, est
entré le 25 septembre dernier dans le port de Paldiski (Estonie) et
s'est posté aux abords du Probo Koala, empêchant toute manoeuvre du
navire. Le 27 septembre, la Côte d'Ivoire est venue appuyer
Greenpeace dans son action : le ministre ivoirien de
l'Environnement a officiellement demandé à son homologue estonien
de « bien vouloir ordonner la détention du bateau Probo Koala pour
nécessité d'enquête » et prendre toutes les dispositions « pour
maintenir ce navire au port de Paldiski ».
Cette même journée et après 3 jours de blocage du navire par
Greenpeace, le ministre estonien de la Justice décidait d'ouvrir
une enquête sur le Probo Koala et d'ordonner l'immobilisation du
navire le temps de l'investigation, décision saluée par
Greenpeace.
Le 28 septembre, le commissaire européen à l'environnement,
Stavros Dimas, s'est rendu sur l'Arctic Sunrise dans le port de
Paldiski pour soutenir l'enquête engagée sur le Probo Koala et
déclenchée par Greenpeace. Selon lui, « Il est important de
garantir que de tels crimes ne puissent passer inaperçus et de
faire en sorte qu'ils ne se répètent à l'avenir ». Le commissaire
s'est ainsi engagé à renforcer la législation sur le transport de
substances dangereuses.