Sinar Mas de plus en plus sous pression

La Table ronde sur l’huile de palme durable lui lance un ultimatum

Actualité - 27 septembre, 2010
Sinar Mas, principal producteur d'huile de palme d'Indonésie, prétend faire preuve de durabilité dans ses agissements. Rien n'est moins vrai : d'après les conclusions d'un audit indépendant, Sinar Mas viole la législation indonésienne et les règles de la Table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO). Le groupe doit prendre des mesures correctives urgentes sans quoi il risque l’exclusion.

La RSPO accuse formellement Sinar Mas d'avoir induit en erreur ses clients et actionnaires.

De nombreuses entreprises, comme Unilever et Nestlé, sont membres de cette Table ronde. Cette dernière a été créée en 2001 pour fixer des normes éthiques et écologiques pour l'huile de palme. Les membres de la RSPO représentent quelque 40% du commerce mondial de l'huile de palme.

L'entreprise incriminée continue à prétendre qu'elle agit de manière responsable. Le fait est que le géant de l'huile de palme a, à plusieurs reprises, violé la législation indonésienne et les règles de la RSPO mais n'a pas non plus respecté ses propres engagements en matière de durabilité.

Greenpeace soutient une industrie de l'huile de palme durable. A plusieurs reprises cependant, nos recherches sur le terrain ont montré que Sinar Mas détruit les forêts anciennes et les tourbières d'Indonésie. Cela a même été confirmé par un audit commandé par Sinar Mas pour réfuter les accusations de Greenpeace.

Le groupe Sinar Mas ne cesse d'étendre son empire de l'huile de palme dans des régions boisées de Sumatra ou encore de Kalimantan. Ce faisant, ce plus grand producteur d'huile de palme mais aussi, de pâte à papier menace l'habitat d'espèces protégées comme l'orang-outan et le tigre de Sumatra. Un certain nombre de multinationales, comme Unilever, Nestlé et Kraft, ont déjà annulé leurs contrats avec Sinar Mas. Nous espérons que d'autres, comme Cargill, suivront cet exemple.

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