Manifestations aux ambassades du Japon partout dans le monde

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Actualité - 9 février, 2010
Deux militants de Greenpeace vont comparaître le 15 février prochain devant un tribunal pour s'être opposés à la chasse à la baleine. Sur es banderoles des manifestants, on pouvait lire : "Procès équitable", "Tribunal pour la chasse baleinière" et "Respectez les lois internationales". Ils ont remis une lettre à l'Ambassadeur du Japon en Belgique. Des manifestationspour réclamer un procès équitable pour les "Tokyo Two" ont eu lieu à diférents endroits dans le monde.

Greenpeace proteste devant l'Ambassade du Japon à Bruxelles et réclame un procès équitable pour ses militants traînés devant les tribunaux pour avoir dévoilé un trafic de viande de baleine.

Junichi Sato en Toru Suzuki ont été arretés au Japon, en 2008 après avoir dénoncé une affaire de corruption renvoyant au programme japonnais de chasse à la baleine. Cette arrestation injuste s'est soldée par une détention abusive (23 jours en prison sans charges clairement établies). Leur action en faveur des baleines leur a valu le surnom de 'Tokyo Two'.

Droits de l'homme bafoués

Un groupe de travail du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies (UNHRC) a détecté dans cette détention une série d'infractions aux règles de droit international. Ces membres estiment par exemple que les 'Tokyo Two' ont agi  "avec l'intention d'œuvrer pour le bien public".  Le groupe de travail a, par ailleurs, souligné qu'ils se sont montrés coopérants avec la police et le ministère public mais que cela n'a pas été payé en retour. Le gouvernement japonais n'aurait par contre pas fourni le moindre élément permettant de faire avancer l'enquête, notamment des détails quant à leurs activités en faveur de l'environnement, les investigations qu'ils ont menées, les preuves qu'ils ont rassemblées et l'aide qu'ils ont voulu apporter aux autorités responsables...

La conclusion du groupe de travail est sans équivoque : "le droit de ces deux militants pour l'environnement à ne pas être abritrairement privés de liberté a été enfreint au même titre que leur droit à la liberté d'expression. Leur droit de mener des actions légitimes et de participer à des actions pacifiques sans subir d'intimidations ou de pressions n'a pas été respecté. (traduction libre)". Pour le Conseil des droits de l'homme, le gouvernement japonais s'est rendu coupable d'infractions aux articles 18,19 et 20 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et des articles 18 et 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Dans le même ordre d'idées, les 'Tokyo 2' n'ont - toujours d'après le Conseil des droits de l'homme - pas eu l'occasion de s'opposer à leur détention face à une cour et un tribunal indépendant. Le Conseil demande dès lors que le procès qui s'annonce puisse se dérouler dans des conditions correctes.

Autoriser le réexamen de toute l'affaire

C'est en réalité, le précédent gouvernement japonais qui a donné aux événements la tournure qu'ils prennent aujourd'hui. Le nouveau gouvernement japonais peut encore faire en sorte que le procès se passe correctement et que les deux membres de Greenpeace soient rétablis dans leurs droits.

Pour Kumi Naidoo, directeur de Greenpeace International, qui se déplacera jusqu'à Tokyo pour suivre le procès de ses employés, il serait préférable que des observateurs d'autres gouvernements soient admis au procès. Pour sa part, il est évident que le Yukio Hatoyama, l'actuel Premier ministre japonais doit autoriser le réexamen de la mise en accusation initiale des 'Tokyo Two'.

Mobilisation partout dans le monde pour les Tokyo Two

Depuis leur première inculpation en juin 2008, plus d'un quart de millions de personnes ont signé des pétitions pour rétablir la justice dans ce dossier. Des experts en droit, dont des avocats spécialisés en droits de l'homme, originaires du monde entier ont exprimé leurs préoccupations quant aux poursuites entreprises à leur encontre. Des organisations de défense des droits humains comme Amnesty International et Transparency International ont également exprimé leurs doutes quant à la pertinence des poursuites judiciaires.

C'est en janvier 2008 que Greenpeace avait entrepris une enquête suite à des informations recueillies auprès d'un tiers. L'informateur de Greenpeace a, par le passé, été lui -même impliqué dans le programme de chasse à la baleine. C'est en suivant ses indications que Junichi Sato et Toru Suzuki ont établi un dossier qui leur vaut aujourd'hui d'être traînés devant les tribunaux et de risquer dix ans de prison.... Greenpeace s'est mobilisée pour leur défense en Allemagne, Indonésie, Suède et bien sûr à Bruxelles.

Exigez un procès équitable pour le Tokyo 2

Junichi et Toru se trouvent à présent dans le box des accusés et encourent jusqu'à dix ans de prison. Votre aide est plus que jamais nécessaire pour leur éviter cette sanction injuste. Informez les autorités japonaises du soutien que vous apportez aux « Tokyo Two ». Signez la pétition

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