Sommet US - UE : Greenpeace exhorte les dirigeants à sauver le climat

Actualité - 4 avril, 2009
Six activistes de Greenpeace ont déployé sur le pont de Nuselsky une gigantesque banderole « Sauver le climat », visible depuis le bâtiment où sont réunis les chefs d’Etat de l’Union européenne et des Etats-Unis. Greenpeace exhorte une nouvelle fois les pays industrialisés à prendre enfin les mesures qui s’imposent pour faire face au dérèglement du climat.

Prague, six activistes de Greenpeace déploient sur le pont de Nuselsky une gigantesque banderole « Sauver le climat », visible depuis le bâtiment où sont réunis les chefs d’Etat de l’Union européenne et des Etats-Unis. Greenpeace exhorte une nouvelle fois les pays industrialisés à prendre enfin les mesures qui s’imposent pour faire face au dérèglement du climat.

Greenpeace salue la volonté exprimée par Barak Obama qui a déclaré « les Etats-Unis prêts à mener la lutte contre les changements climatiques » et appelle les dirigeants de l'Union européenne à s'engager sur cette même voie. Pour Greenpeace, seules des propositions chiffrées sur les objectifs de réduction des émissions des pays industrialisés et leur engagement financier témoigneront d'une véritable volonté politique.

A eux seuls, les Etats-Unis et l'Europe sont responsables des 2/3 des émissions de gaz à effet de serre aujourd'hui dans l'atmosphere. A eux seuls, par leurs engagements à réduire ces émissions et par leur soutien aux pays en développement, ils peuvent choisir de débloquer la négociation de l'accord qui devra prendre la suite du Protocole de Kyoto.

Depuis plusieurs mois les réunions des leaders des pays riches s'enchaînent, à Poznan, à Bruxelles, à Londres, à Bonn, à Prague aujourd'hui, sans aucun résultat concret sur le front de la crise climatique. Les déclarations d'intention non chiffrées se succèdent depuis des mois. Or à 250 jours de la Conférence de Copenhague, il serait temps que les principaux pollueurs de la planète cessent cette partie de « poker menteur » où chaque puissance attend que l'autre dévoile son jeu.

A Bruxelles lors du Sommet de Printemps, l'Europe a été incapable de s'accorder sur le montant nécessaire aux pays en développement pour affronter le défi climatique. A Londres cette semaine, les leaders du G20 n'ont pas su exploiter l'énorme potentiel d'un verdissement des économies pour sortir de la crise. A Bonn, la conférence sur le climat, qui doit préparer la conférence de Copenhague, s'enlise de jour en jour.

Combien de rencontres internationales laisseront encore de côté la crise climatique ? Les dirigeants s'occupent de tout, sauf du climat. La crise économique ne peut pas être un prétexte à l'inaction. Elle n'est qu'une raison de plus pour agir. La planète ne peut pas se payer le luxe d'un échec à Copenhague !

Greenpeace appelle les dirigeants des pays industrialisés à s'engager :

- sur une réduction d'au moins de 40% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990).

- sur un soutien technique et financier de 110 milliards d'euros pour les pays en développement, afin de les aider à :

  • réduire la progression de leurs émissions de 15 à 30% d'ici à 2020
  • s'adapter aux impacts des changements climatiques dont ils sont les premières victimes
  • stopper la déforestation, responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre.

Greenpeace en route vers Copenhague