Prenons le train du futur: les renouvelables!

Actualité - 17 juin, 2010
La nuit dernière, un premier transport de déchets nucléaires compactés, parti de l'usine de retraitement de La Hague (Normandie), est arrivé en gare de Mol. Greenpeace était présente à l'arrivée du train pour réclamer une nouvelle fois le développement des énergies renouvelables. Cela fait 35 ans que le nucléaire produit de l'électricité et par conséquent, des déchets ingérables pour les prochains siècles.

Prenons le train des renouvelables: l'arrivée du train en gare de Mol.

L'industrie du nucléaire a effectué le rapatriement « en toute sécurité » d'un premier chargement de déchets nucléaires compactés. Les habitants de Mouscron, Courtrai, Deinze, Gand, Saint-Nicolas, Anvers, Lier et Herentals peuvent donc dormir sur leurs deux oreilles... Cette « sécurité » n'est toutefois que très relative car les déchets retraités ne perdent en rien leur dangerosité intrinsèque. La radioactivité qu'ils dégagent restera présente pendant un nombre inimaginable de siècles.

Une vision à court terme de la sécurité

Cela fait 35 ans qu'Electrabel produit de l'électricité nucléaire, et il faudra des siècles et des siècles pour que l'on puisse oublier ce cauchemar. Comment ces déchets pourront-ils être stockés ad vitam? Cela dépasse tout simplement l'entendement humain. Les seuls déchets nucléaires réellement sûrs sont les déchets qui ne sont pas produits.

L'industrie du nucléaire par le canal de l'ONDRAF (organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles) vient de lancer une consultation sur le problème du stockage des déchets nucléaires. L'objectif de cette consultation publique est d'imposer au nouveau gouvernement fédéral une décision de principe quant à la manière de gérer les déchets hautement radioactifs et extrêmement dangereux.

L'ONDRAF propose de les enfouir dans les couches argileuses de Campine. Qui peut prendre ce risque? Ces déchets nécessitent un suivi permanent et pas un enfouissement irréversible. Si une solution devait enfin être trouvée pour neutraliser définitivement la radioactivité, les déchets enterrés définitivement ne pourront plus être traités... Le problème est et restera entier.

La relance du carrousel nucléaire entre la France et la Belgique, les décisions toujours pendantes quant à l'enfouissement des déchets nucléaires plaident pour que la Belgique sorte du nucléaire conformément à ce que la loi prévoit. La prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires constitue un risque inacceptable pour l'environnement et la santé.

Louper le train des renouvelables

La prolongation de la durée de vie de nos plus anciens réacteurs risque d'empêcher de surcroît la Belgique de prendre à temps le train des énergies renouvelables qui, ne produisant aucun déchet radioactif, ne nous obligeront jamais à prendre un risque majeur à aussi long terme.

La sécurité de l'approvisionnement qui est parfois évoquée pour envisager la prolongation des réacteurs à fermer en 2015 est parfaitement assurée. Selon les données du régulateur d’énergie CREG, il existe assez d’alternatives en termes de capacité afin de fermer, sans problème, trois (des sept) centrales nucléaires. Greenpeace invite donc les vainqueurs des élections du 13 juin 2010 à respecter les termes de la loi sur la sortie du nucléaire et à limiter ainsi les risques engendrés par les déchets nucléaires.

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