Quelques jours après le lancement de notre classement des fournisseurs d'électricité, le débat est clairement lancé. Dès le lendemain, des milliers de visiteurs ont consulté nos pages web alors que pratiquement tous les journaux du pays reprenaient le résultat de notre analyse. Une réaction prédomine : on veut du renouvelable !

La réaction majoritaire de nos sympathisants ou plus généralement, des consommateurs sur les différents sites est plutôt significative : de nombreuses personnes veulent aujourd'hui une électricité produite davantage au départ d'énergies renouvelables et durables. On voit là émerger une classe d'éco-consommateurs de plus en plus nombreux, de plus en plus soucieux de faire des choix durables dans leurs habitudes de consommation et surtout, qui ne sont plus prêts à avaler des couleuvres telles celles des contrats soi-disant 100% verts... D'où toute l'importante de réaliser un classement mettant en avant les vrais fournisseurs d'électricité verte.

Réussir la (R)évolution énergétique, c'est l'affaire de tous. Elle nécessite le soutien de personnes conscientes des enjeux et disposant donc d'une information transparente. Pour ce qui est de la production d'électricité, c'est aux fournisseurs de leur fournir cette information. Et c'est aux autorités publiques à mettre en place les mécanismes qui les obligeront à jouer cette carte de la transparence. A ce prix seulement, ces éco-consommateurs de plus en plus nombreux pourront jouer leur rôle de moteur de la transition énergétique en posant des choix durables parce qu'informés.

Des acteurs politiques et des gros fournisseurs traditionnels plus timorés

On peut également dire que le message est bien arrivé auprès des acteurs du marché dont la « verdeur » annoncée était plus qu'écornée par les résultats du classement. C'est le cas d'Electrabel, de SPE, de Nuon et d'Essent. Par voie de presse interposée, ils choisissent de rester caché derrière le système fallacieux des contrats verts permis par les autorités (Nuon, Luminus) ou de mettre en avant leurs (trop) modestes pourcentages de production électrique vraiment renouvelables (Electrabel, Essent). Bref, ils maintiennent jusqu'à présent leur ligne de communication traditionnelle et courbent la tête en attendant que passe la tempête. C'est à nous de faire que la tempête ne passe pas ! Et nous veillerons à ce qu'elle ne passe pas tant que ces entreprises n'auront pas opéré une vraie réorientation stratégique vers les énergies renouvelables.

Quant aux acteurs politiques, ils doivent veiller à ce que ces grandes entreprises opèrent un changement de politique énergétique et cessent de présenter à leurs clients une couleur verte si éloignée de la réalité de leur trop faible production renouvelable. Pour l'heure, nous restons dans l'attente de leur réaction publique. Nous devrions les rencontrer dans les prochaines semaines.