Alors que les négociations touchent à leur fin ici à Durban, la tension monte chaque jour un peu plus. Depuis plus d'une semaine, l'équipe tourne à plein régime : nous planifions puis organisons les actions. Une action est à peine terminée que déjà, la suivante est sur les rails.

L'une des activités organisées cette semaine à Durban s'est moins bien terminée. Nous nous étions rassemblés pour une manifestation pacifique devant un hôtel où étaient réunis certains des principaux dirigeants d'industrie.

Manifestation contre les entreprises qui s'opposent à un accord climatique fort.

Objectif : mettre en avant les pratiques de 12 entreprises qui font pression contre un accord climatique fort. Trois grimpeurs d'Australie, du Danemark et d'Allemagne, qui avaient l'intention de déployer une banderole depuis le toit de l'hôtel, ont été arrêtés puis sommés de quitter le pays. C'était un coup dur pour nous, les volontaires, de voir ainsi nos collègues obligés de partir. Mais en même temps, cela nous motive à poursuivre nos actions. C'est un signe que notre travail a un impact. Certains politiciens et capitaines d'entreprises préféreraient que de telles réunions se tiennent à huis clos et, c'est précisément ce que nous voulons empêcher. Les négociateurs doivent tenir compte des intérêts de la population mondiale, et non seulement de ceux des principaux pollueurs.

Manifester en dansant

Le week-end dernier, les rues de Durban étaient noires de monde en raison d'une grande manifestation pour le climat. La foule dansait et chantait, faisant de cette manifestation un événement joyeux et une réelle source d'inspiration. Bref, cela n'avait rien à voir avec la plupart des manifestations que nous connaissons en Europe. Et cela a vraiment donné un coup de fouet à toute l'équipe, tant locale qu'internationale. J'étais heureux de voir les gens en rue venir vers nous pour nous demander comment ils pouvaient soutenir Greenpeace. C'est une bonne chose aussi pour le moral des troupes du bureau africain qui n'en sont que plus motivées à poursuivre leur travail, même après la clôture du Sommet.

Manifestation dans les rues de Durban.

Les dernières nouvelles émanant des salles de conférence ne présagent de rien de bon ou en tout cas pas grand-chose. Pourtant nous poursuivons nos efforts, peut-être encore plus maintenant que le Sommet touche à sa fin. Quelle que soit l'issue, il faut toujours garder à l'esprit que le changement est possible. Personnellement, j'y crois vraiment.