C'est sous une trombe de pluie et en un temps record que des militants ont grimpé sur le toit de l'entreprise Van Aerde. D'autres militants de la « Forest Crime Unit », l'unité spécialisée dans la détection des délits forestiers, ont entrepris une inspection des lieux. La réaction de l'entreprise ne s'est pas faite attendre : plusieurs combis de police ont déboulé sur le lieu de l'action  !

Il a fallu moins d'un quart d'heure pour que Monsieur Van Aerde, le directeur de l'entreprise, accepte de nous rencontrer et de s'expliquer quant à l'attitude de son fournisseur brésilien JBS qui n'est autre que le leader mondial de la viande. Notre vidéaste a capté sa réaction :

Monsieur Van Aerde a promis d'écrire à son fournisseur JBS pour lui demander s'il pouvait lui garantir que la viande qu'il importait n'était pas issue de fermes responsables de déforestation, d'esclavagisme et d'invasion de terres autochtones. Nous en avons profité pour lui remettre en mains propres un rapport démontrant que JBS n'a pas respecté l'accord signé en 2009 dans lequel il s'engageait à éviter ce genres de comportements indignes d'une entreprise responsable. Nous attendons donc sa réponse dans les prochaines semaines.

JBS partout sous pression

L'action de Greenpeace a fait mouche en Belgique mais également ailleurs dans le monde. Il n'y a pas de doute, JBS est sous pression. Ses clients se défilent les uns après les autres. Après Ikea, Clarks, Princess, Asda et Sainsbury’s, ce sont Adidas, Tesco et Sligro qui ont annoncé cette semaine qu'ils s’engageaient à ne plus se fournir en viande et cuir issus de la déforestation de l'Amazonie. L'étau se resserre autour de JBS grâce à l'action de Greenpeace dans le monde entier.

A suivre...