Salut, je m’appelle An Lambrechts et je suis chargée de la campagne forêts chez Greenpeace. Mon histoire avec Greenpeace a commencé il y a deux ans. Depuis lors, je fais ce que je préfère: attirer l'attention sur la nécessité de protéger notre planète par des campagnes qui peuvent faire froncer certains sourcils.

Ma passion, c’est d’agir pour un avenir durable pour nos forêts. Avec mon passé dans la coopération au développement, j’ai déjà vu pas mal de choses en Afrique, mais rien ne m’a autant profondément marquée que la forêt tropicale congolaise. Une fantastique complémentarité entre d’immenses forêts anciennes, avec leur énorme biodiversité, et une population locale généralement très pauvre et sans cesse à la recherche d’un équilibre entre une vie meilleure et le respect de ‘sa’ forêt. Et souvent, ces gens n’hésitent pas à s’attaquer à de grandes entreprises internationales d’exploitation forestière, attirées par l’appât du gain. Lancer des initiatives qui contribuent à ce qu’ils puissent protéger leurs forêts tout en bénéficiant d’un revenu décent, telle est ma principale source de motivation.

La campagne sur le réchauffement climatique et le sommet de Copenhague, l’an dernier, m’ont encore plus fait sentir que la campagne ‘forêts’ est mon biotope. Je consacre une grande partie de mon temps au rôle des forêts dans la préservation d’un équilibre climatique. Il n’y a pas si longtemps encore, nombreux étaient ceux qui nous prenaient pour des fous quand on parlait du réchauffement de la planète. Le basculement intervenu il y a quelques années fait de plus en plus percevoir l’urgence d’une action et la nécessité de protéger nos forêts. 

Tout ça me ‘booste’ tellement qu’en plus de mon action pour le Congo, je me suis aussi lancée à fond dans la lutte contre le déboisement en Indonésie, où les dernières forêts anciennes disparaissent à toute allure, condamnées par l'appétit des industriels de l’huile de palme et du papier.

Bientôt, je vous donnerai beaucoup plus de détails là-dessus. Nous avons réussi à convaincre Nestlé et d’autres grandes multinationales de supprimer Sinar Mas de leur liste de fournisseurs. Mais ce n’est que le tout début de nos efforts pour inciter tout un secteur industriel et un tas de politiciens à assumer leurs responsabilités.