L’examen de la légalité des titres de coupe
porte sur plus de 20 millions d’hectares (environ sept fois le
territoire de la Belgique) répartis en 156
titres. Une révision rigoureuse devrait mener à l’annulation
de tous les titres attribués depuis l'instauration du
moratoire de mai 2002. En théorie, Greenpeace estime qu'une
révision stricte devrait entraîner l'annulation de plus de la moitié
des titres existants. Greenpeace craint cependant que cette révision
ne soit qu'une farce, que les critères mentionnés dans le décret
présidentiel de 2005 ne soient pas respectés et que l'abattage
industriel ne sorte grand vainqueur du processus actuellement en
cours. L'attribution des concessions forestières entraînerait alors un
zonage de facto irréversible en faveur des entreprises forestières. De
plus, une partie importante de ces titres sont localisés dans des zones
forestières encore intactes, où Greenpeace s'oppose à tout nouveau
développement de l'abattage
industriel.