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Des scientifiques ont montré que les changements climatiques sont en très grande partie imputables à l'homme. Le réchauffement climatique et ses impacts ne feront donc que s'amplifier à l'avenir si des mesures drastiques ne sont pas prises, dès maintenant. Les pays en voie de développement seront les plus durement touchés.

“La plupart des augmentations de température observées à l'échelle globale depuis la moitié du vingtième siècle sont très probablement dues à l'augmentation observée des concentrations de gaz à effet de serre d'origine anthropique” (GIEC, février 2007).

Les scientifiques du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) ont évalué à une certitude de désormais plus de 90% l'origine humaine des changements climatiques. La fourchette de réchauffement attendue d’ici 2100, si les émissions ne sont pas fortement réduites, a été largement confirmée par ces experts: + 1,8°C à 6,4°C d’ici 2095 (par rapport aux niveaux de 1900-1999).

Déjà sensibles actuellement, le réchauffement climatique et ses impacts ne feront donc que s'amplifier à l'avenir si des mesures drastiques ne sont pas prises, dès maintenant. Ainsi, les scientifiques prévoient, entre autres :
  • augmentation de la fréquence et de l'intensité des phénomènes extrêmes (inondations et épisodes de sécheresse) affectant la production agricole
  • diminution du volume d'eau stockée dans les glaciers entraînant un déclin de la disponibilité en eau dans les régions montagneuses, notamment les Andes et l'Himalaya, où vit actuellement plus d'un sixième de la population mondiale
  • forte augmentation des espèces menacées d'extinction
  • diminution de la capacité d'adaptation de nombreux écosystèmes suite à une combinaison de perturbations (ex: changements climatiques associés à une pollution accrue, une pression démographique de plus en plus grande...)
  • augmentation non négligeable du niveau des mers et des océans
  • mortalité accrue due aux vagues de chaleurs, inondations, tempêtes...
  • modification spatiale des vecteurs de maladies infectieuses (ex: malaria)
  • à plus long terme, une modification importante du profil des côtes entraînant le déplacement des populations, des infrastructures et de l'activité économique

De manière générale, les pays en voie de développement seront les plus durement touchés. Il apparaît aussi que le coût des mesures à mettre en oeuvre pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère sera d'autant plus important que ces mesures seront prises tardivement (rapport du GIEC, mai 2007).

Téléchargez le rapport “Impacts des changements climatiques en Belgique” commandé par Greenpeace auprès de l'UCL (Université Catholique de Louvain) en 2004.

Pour consulter les différents rapports et conclusions du GIEC, surfez sur: www.ipcc.ch