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Voitures et climat: font difficilement bon ménage. A l'échelon planétaire, le parc automobile continue à progresser. Cette progression hypothèque à plus d'un titre les efforts entrepris pour lutter contre le réchauffement planétaire. En Europe, les voitures appartenant à des particuliers sont responsables de 12% du total des émissions de CO2. Si l'on ne fait rien, cette quote-part pourrait encore grandir avec le nombre croissant de véhicules et de kilomètres parcourus... Le trafic automobile influence également la qualité de l'air que nous respirons et notre santé. Vu sous l'angle de la mobilité, il est intéressant d'observer que la Belgique peut se targuer de la plus haute densité routière d'Europe après Malte! Un signal que nos décideurs ne semblent pas vouloir comprendre puisqu'ils continuent à échafauder des plans pour augmenter notre capacité routière. Les politiques envisagées en matière de mobilité continuent à être bien trop placées sous le signe du "tout à la voiture".

L'Union européenne a également identifié l'impact de l'automobile comme un problème pour le climat. L'angle d'attaque choisit par l'UE est celui des performances des nouveaux véhicules en matière de CO2, histoire de rendre ceux-ci bien moins énergivores. Mais les efforts de l'Union européenne sont contrecarrés par le poids du lobbying de l'industrie automobile. Ce fut encore le cas en 2008 avec les règles contraignantes que l'UE impose aux constructeurs automobiles. Ces règles ont bien sûr le mérite d'exister mais elles manquent d'efficacité. Elles ne font que confirmer la tendance actuelle selon laquelle les voitures deviennent (trop) lentement plus sobres. Et comme, elles ont en parallèle tendance à devenir plus lourdes, plus rapides et plus spacieuses, on ne progresse en fin de compte presque pas. Pire encore, on risque d'hypothéquer tout l'intérêt des avancées technologiques engrangées ces dernières années ou annoncées.