LA
solution idéale n'existe pas. Même si l'on tente de nous
faire passer les biocarburants pour une solution miracle, ces
derniers ne seront rien de plus qu'un emplâtre sur une jambe de
bois tant que l'on n'aura pas réduit le parc automobile.
Ensemble,
nous pouvons réduire
le nombre de kilomètres parcourus en voiture.
L'auto ne pourra s'inscrire dans un scénario durable pour le
futur que si nous l'utilisons intelligemment.
Par
ailleurs, il est essentiel de réduire la voracité de
nos véhicules et le nombre de kilomètres parcourus.
Sans quoi, la lutte contre les changements climatiques risque de ne
pas aboutir. La
voiture du futur ne peut être qu'un véhicule économique
et léger
et dont la puissance reste raisonnable. Des technologies
progressistes existent déjà. Les bonnes volontés
semblent manquer pour leur mise sur le marché.
Un
cadre politique est nécessaire pour mettre ces solutions en
place:
L'Union
européenne
sera amenée à prendre, ces deux prochaines années,
des décisions permettant de rendre nos voitures plus
économiques. La Commission européenne a annoncé
une législation contraignante qui devrait réduire
drastiquement les émissions moyennes de CO2
dans
les prochaines décennies.
Des
objectifs ambitieux et contraignants devraient forcer l’industrie
automobile à prendre ses responsabilités.
Pour
Greenpeace, il est essentiel de maintenir l'objectif de 120g CO2/km
à l'horizon 2012 comme il est important d'établir un
plan avec des objectifs à long terme (il faut tendre vers un
minimum de 80 g CO2/km
à l'horizon 2020) pour obtenir une réduction régulière
des émissions de CO2.
Les
responsables politiques de notre pays peuvent jouer un rôle
déterminant sur ce plan en oeuvrant à la mise en
oeuvre de ces mesures contraignantes car
l’industrie automobile cherche avant tout à en différer
et en à amoindrir l’impact.
La
Belgique doit
prêter plus d'intérêt et consacrer plus d’argent
aux vélos et aux transports en commun. Il faut faire en sorte
que le paradis fiscal offert aux voitures de société
ne soit plus aussi attractif. Il faut financer des infrastructures
pour les usagers de la route les plus faibles et améliorer
l’offre de transports en commun. En un mot comme en cent, l’époque
du ‘tout à l’auto’ est terminée.