LA
solution idéale n'existe pas. Même si l'on tente de nous
faire passer les biocarburants pour une solution miracle, ces
derniers ne seront rien de plus qu'un emplâtre sur une jambe de
bois tant que l'on n'aura pas réduit le parc automobile.
Ensemble,
nous pouvons réduire
le nombre de kilomètres parcourus en voiture.
L'auto ne pourra s'inscrire dans un scénario durable pour le
futur que si nous l'utilisons intelligemment. De nombreux choix attendent notre pays en matière de mobilité. Le vélo doit prendre sa place et des fonds doivent être libérés pour la lui donner. L'offre en transports en commun doit être améliorée et soutenue financièrement. Il est temps de mettre un terme au paradis fiscal que constituent les voitures de société. Les fonds publics doivent être prioritairement affectés à la mobilité douce et aux transports en commun et non plus engouffrés dans la réalisation de nouvelles infrastructures routières. Le 'tout à la voiture' a bel et bien vécu.
Par
ailleurs, il est essentiel de réduire la voracité de
nos véhicules et le nombre de kilomètres parcourus.
Sans quoi, la lutte contre les changements climatiques risque de ne
pas aboutir. La
voiture du futur ne peut être qu'un véhicule économique
et léger
et dont la puissance reste raisonnable. Des technologies
progressistes existent déjà. Les bonnes volontés
semblent manquer pour leur mise sur le marché. Pour y arriver, il faut mettre en place une législation européenne stricte en matière de CO2 des voitures. Il faut des normes pour le poids, la puissance et la vitesse maximale. Les règles qui seront mises en place d'ici 2012 sont bien trop laxistes et doivent être revues et améliorées.