Il est grand temps de faire des choix clairs dans la politique énergétique. La combustion des combustibles fossiles doit diminuer de 80% d'ici 2050 et l'énergie nucléaire est trop chère, trop dangereuse et trop marginale. Les réserves d'uranium sont par ailleurs très limitées. Autrement dit, cette technologie n'a aucun avenir.
Le seul choix possible est d'opter résolument pour les renouvelables et l'efficacité énergétique. Reporter cette solution, par exemple en maintenant en service les vieilles centrales au charbon et nucléaire, c'est retarder le moment où l'on travaillera vraiment en faveur de solutions durables.
Les
principales technologies sont les suivantes:
- Cogénération:
production simultanée de chaleur et d'électricité,
avec un rendement largement supérieur aux centrales
électriques classiques. Une telle centrale peut fonctionner au
gaz, à la biomasse ou encore à l'hydrogène.
- Energie
éolienne: le potentiel est quasi illimité en mer du
Nord. L'éolien off-shore est intéressant du fait que le
vent souffle davantage en mer que sur terre, ce qui permet une
production plus régulière. Sur le continent, l'éolien
présente l'avantage d'être produit à proximité
du consommateur. Aujourd'hui déjà, l'éolien est
moins cher que le nucléaire. On s'attend à ce que d'ici
2012, cette source renouvelable soit également moins coûteuse
que les centrales au charbon et au gaz.
- Biomasse:
il s'agit d'un terme général pour signifier toutes les
formes possibles de matières organiques (plantes, huiles
végétales, bois, copeaux de bois, déchets de
l'industrie alimentaire...). Lorsque la biomasse est produite de
manière durable, elle constitue une forme intéressante
de production d'électricité, car elle est flexible et
peut donc intervenir favorablement, par exemple lorsque la demande
d'électricité est en hausse ou lorsque les turbines
éoliennes produisent moins d'électricité.
- Hydroélectricité:
les centrales hydrauliques fournissent aujourd'hui plus d'électricité
que les centrales nucléaires. Greenpeace est favorable au
développement ultérieur des centrales hydrauliques de
petite échelle, qui n'ont pour ainsi dire pas d'impacts
négatifs sur l'environnement. L'hydroélectricité
présente l'avantage d'être rapidement disponible
lorsqu'il y a un pic dans la demande d'électricité.
Elle peut aussi être utilisée pour stocker
l'électricité, en utilisant par exemple un surplus
d'électricité (provenant notamment de l'éolien)
pour le pompage de l'eau. Par la suite, cette eau pourra de nouveau
être utilisée pour produire de l'électricité.
- Energie
solaire: deux techniques sont prises en compte en Belgique: le PV
pour la production d'électricité et les ォboilers
solairesサ pour
la production d'eau chaude pour le chauffage. Dans le Sud, il y a
moyen également de produire de l'électricité à
l'aide d'installations thermiques solaires. La technologie PV connaît
un développement rapide, ce qui pourrait la rendre compétitive
dans un proche avenir. Le solaire présente l'avantage de ne
pas nécessiter d'entretien et d'être produit au domicile
des gens, ce qui permet d'éviter le transport de
l'électricité.
- Efficacité
énergétique: il s'agit là de la mesure
principale qui bénéficie du plus grand potentiel, au
prix le plus faible. On parle ici de centaines de mesures dans tous
les secteurs (transport, industrie, secteur des services, ménages)
qui nous permettent de cuisiner, nous déplacer, nous chauffer,
... avec beaucoup moins d'énergie. La Commission européenne
s'est fixée comme objectif d'économiser 20% d'énergie
à l'horizon 2020.
Que
fait Greenpeace?