L'énergie nucléaire est la plus grande erreur technologique du 20ème siècle, le point d'orgue étant la catastrophe de Tchernobyl de 1986. Les problèmes liés à cette source d'énergie sont nombreux: déchets radioactifs pour lesquels il n'existe aucune solution, accidents, déversements de radioactivité et prolifération des armes atomiques.
Chose
moins connue: malgré les subsides massifs dont bénéficie
le nucléaire, il reste très marginal et représente
à peine 2,3% de la production d'énergie mondiale.
L'énergie nucléaire est par ailleurs sur le déclin
dans le monde entier, ce qui s'explique surtout par le fait qu'elle
constitue l'une des façons les plus onéreuses de
produire l'électricité. D'ici quelques décennies,
c'est à peine si on parlera encore de nucléaire, parce
que la construction de nouvelles centrales est trop chère ou
parce que les réserves d'uranium s'épuisent. Il est par
conséquent illogique de continuer à investir dans une
technique qui n'a pas d'avenir. Les fonds aujourd'hui investis dans
le nucléaire seraient mieux utilisés s'ils servaient à
développer les énergies renouvelables ou l'efficacité
énergétique. Ce geste serait d'ailleurs tout bénéfice
pour le climat.
Actualités
Greenpeace a fait réaliser par l’Université de Vienne un ensemble de cartes simulant – sur base de données météorologiques réelles – le nuage radioactif qui s’échapperait de Tihange (Huy) ou de Doel (Anvers) en cas d’accident nucléaire grave. Selon la direction des vents, un territoire aussi grand que la Belgique pourrait être déclaré inhabitable pendant plusieurs décennies. Or, la couverture d'Electrabel pour le risque nucléaire est plafonnée à 300 millions d'euros à peine.
Suite aux révélations du site www.mediapart.fr faisant état de l'espionnage de militants de Greenpeace par EDF, Greenpeace a mandaté son avocat pour se constituer partie civile. Toute la lumière doit être faite sur ces pratiques d'un autre âge.
Electrabel, filiale de GDF Suez, a récemment introduit un recours auprès de la Cour Constitutionnelle belge contre la taxe de 250 millions d'euros imposée par le ministre de l'Energie, Paul Magnette. Greenpeace rappelle à ce propos que les consommateurs belges ont payé pendant des années un prix plus élevé pour leur électricité afin de permettre à Electrabel d'amortir anticipativement ses infrastructures, et essentiellement ses centrales nucléaires.