Vous êtes ici:
Greenpeace passe à l'action pour dénoncer l'impacte négatif des techniques modernes de pêche
AgrandirAu mois d'août dernier, des militants de Greenpeace se sont vus remettre un lot de poissons "non désirés", capturés par un pêcheur belge au terme de deux petites heures de pêche. Ils ont compté 11.000 organismes marins, tels que crabes, poissons, étoiles de mer 11.000 organismes marins qui ont ainsi inutilement péri dans les chaluts du pêcheur. Ces poissons, appelés "prises accessoires", sont rejetés à la mer parce qu'ils ne présentent que peu ou pas de valeur commerciale. La situation est à ce point dramatique aujourd'hui que pour un poisson "rentable", trois autres sont rejetés à la mer, morts ou agonisants.
L'état des stocks de poissons rentables n'est guère plus reluisant. Toujours plus de bateaux, traînant derrière eux des filets toujours plus grands, écument la mer du Nord, à tel point que des espèces aussi familières que le cabillaud sont sérieusement menacées. Ainsi, en mer du Nord, les cabillauds en âge de procréer sont passés de 250.000 tonnes dans les années 1970 à 40.000 tonnes en 2001 (1). Et la situation ne s'est pas améliorée depuis
Vers la création de réserves maritimesPour tenter d'insuffler une nouvelle vie dans cet écosystème menacé, Greenpeace uvre aujourd'hui à la création de réserves maritimes, qui couvriraient 40% de la superficie de la mer du Nord, dont une petite partie dans les eaux belges. Ces espaces seraient temporairement fermés à toute activité préjudiciable, comme la pêche industrielle, permettant ainsi à la vie marine de se régénérer. Bien sûr, la localisation des réserves que propose Greenpeace ne relève pas du hasard. Les localisations retenues constituent des lieux de ponte de toutes les espèces de poissons commercialement intéressantes. Elles sont par ailleurs importantes d'un point de vue écologique pour les oiseaux, les dauphins, les baleines
Les pêcheurs s'en sortent bien!Cette approche a déjà prouvé son efficacité dans plus de 80 réserves maritimes créées dans les mers et océans du monde entier: à terme, on a constaté une augmentation des stocks de poissons non seulement à l'intérieur des réserves, mais également dans les eaux autour de celles-ci. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les pêcheurs ne sont donc pas lésés! Parallèlement, Greenpeace tente de sensibiliser les associations de pêcheurs, aussi en Belgique, à l'importance d'une pêche plus durable. Celle-ci se traduirait par une réduction drastique des prises accessoires tout comme des captures de poissons rentables qui, demain, finiront dans nos assiettes.
(1): Rescuing the North and Baltic Seas: Marine Reserves, a key tool, Greenpeace, 2004.Clicquez ici pour notre présentation sur la vie marine ou ici pour une diaporama sur les actions de Greenpeace.