Depuis le 18 avril 2004, les fabricants ont l'obligation de mentionner, sur l'emballage de leurs produits fabriqués au départ d'OGM, "produit à partir de soja/maïs/colza génétiquement modifiés". Cette réglementation s'applique aux ingrédients, aux additifs et aux arômes contenant du maïs ou du soja génétiquement modifié, mais aussi, et c'est nouveau, aux huiles et produits dérivés.
Grâce à la pression de Greenpeace et à la mobilisation des consommateurs, les
produits tels que biscuits et chips contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) ont déserté les rayons des supermarchés. Il ressort
d’une étude de Greenpeace que les produits OGM ne sont pour ainsi dire
plus vendus au sein de l’Union européenne. Une
victoire dont vous êtes en grande partie les artisans.
Mais même si notre alimentation est en très grande partie exempte
d’OGM, ces derniers continuent à être massivement introduits dans
l’environnement via une porte dérobée, celle de l’alimentation des
animaux d’élevage (volaille, bétail, poisson) dont nous consommons
ensuite les produits (lait, oeufs). En Belgique, l’alimentation des
animaux d’élevage constitue même le seul débouché pour les OGM. Bien
sûr, Greenpeace continue à mener des actions contre ces OGM-là.
Sous la pression de Greenpeace, certains secteurs en Belgique (comme le
secteur du poulet mais aussi celui du poisson et, dans un moindre
mesure, les secteurs de la viande de porc et de bœuf) ont fait des
efforts pour donner aux animaux d’élevage une nourriture exempte d’OGM.
Le secteur laitier n’a pour l’heure fait aucune démarche dans ce sens.
Pour cette raison, Greenpeace Belgique mène actuellement campagne
contre l’emploi d’OGM dans la nourriture des vaches laitières.
Il est parfaitement possible de nourriturer nos vaches laitières sans
OGM. Il existe en effet suffisamment de soja et de maïs non-OGM. Mieux
encore, nos vaches peuvent être nourries avec un mélange d’herbes et de
trèfles, au lieu de soja (avec ou sans OGM) importé d’Amérique latine.
Le soja cultivé à grande échelle au Brésil et en Argentine entraîne la
déforestation massive. Par ailleurs, une nourriture locale comme le
trèfle et l’herbe est non seulement plus rentable pour le fermier, mais
les vaches la digèrent mieux !
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