Skip navigation.

Envoyer cette page à vos amis

Vous pouvez vous envoyer cette page par e-mail afin d'y revenir plus tard ou bien l'envoyer à un ami. Pour cela, remplissez le formulaire ci-dessous. Le destinataire recevra un e-mail contenant un lien vers cette page.

Vous pouvez spécifier plusieurs destinataires en séparant leurs adresses email par des VIRGULES, par exemple :

un.nom@exemple.com, un.autre.nom@exemple.net



Les champs marqués d'un * sont obligatoires

E-mail du destinataire *
Votre nom *
Votre e-mail *
* champ obligatoire
Notre organisme aussi est contaminé.

Notre organisme aussi est contaminé.

Agrandir

Un grand nombre d'articles scientifiques indique que des substances chimiques Persistantes, Bioaccumulables et Toxiques (PBT) sont présentes dans le corps humain, dans le sang, les organes, les tissus graisseux et le lait maternel. Certaines sont capables de pénétrer dans le placenta. L'enfant naît ainsi "pollué". La concentration en certaines de ces substances toxiques a même considérablement augmenté ces dernières années.

Notre corps est contaminé

Les substances chimiques PBT retrouvées notamment dans les poussières domestiques ont une grande affinité pour les tissus gras et peuvent dès lors s'accumuler au cours du temps dans le corps des animaux, tout au long de la chaîne alimentaire et ainsi se retrouver en concentrations très inquiétantes dans l'organisme de ceux qui occupent le sommet de cette chaîne alimentaire, les êtres humains.
De multiples articles scientifiques rapportent la présence de retardateurs de flamme bromés dans les tissus adipeux, le lait maternel et le sang humain. Une étude récente réalisée en Belgique le confirme. Un grand nombre d'autres substances chimiques dangereuses a également été mesuré chez l'homme: à titre d'exemple, des phtalates ont été détectés dans des échantillons d'urine humaine et des organoétains dans des organes comme le foie. Environ 200 substances chimiques dangereuses ont été identifiées dans le corps des Inuits du Groenland. Des concentrations extrêmes y ont même été mesurées si bien que le lait maternel ou les tissus de certains individus pourraient être classés comme déchets toxiques.

Analyses de sang

 

En septembre 2004, Greenpeace a collecté un échantillon de sang auprèes de trois ministres belges de l'Environnement. Ces échantillons ont été analysés par un laboratoire indépendant. Quatre groupes de substances chimiques ont été recherchés, à savoir les phtalates, les retardateurs de flamme bromés, les alkylphénols et les composés organoétains. Un choix guidé par l'importance de l'impact négatif de ces substances sur la santé et leur présence dans nos poussières domestiques et nos biens de consommation.

Les résultats sont préoccupants: de 7 à 14 substances chimiques
dangereuses ont été détectées par échantillon. Etant donné leurs
propriétés, elles constituent une menace sérieuse pour la santé humaine.
En effet, ces molécules sont bioaccumulables, peu dégradables et potentiellement toxiques: elles peuvent perturber le système hormonal et immunitaire, être toxiques pour la reproduction, affecter le développement de l'embryon et des testicules, accroître les risques d'asthmes chez les enfants...

Cette étude fait partie d'une analyse plus large réalisée par Greenpeace sur 91 volontaires aux Pays-Bas.

Cliquez ici pour visualiser le rapport sur les analyses sanguines de 3 ministres belges de l'Environnement.

Cliquez ici pour visualiser le rapport sur les analyses de 91 volontaires aux Pays-Bas.

En décembre 2003, le WWF analysa le sang de 47 volontaires, la plupart étant des députés européens. 101 substances chimiques y ont été analysées: des pesticides organochlorés, des retardateurs de flamme au brome, des phtalates et des substances perfluorées. 42 de ces substances ont le plus souvent été trouvées dans le sang des personnes testées.

Cliquez ici pour consulter le rapport complet « Chemical Check Up : An analysis of chemicals in the blood of Members of the European Parliament ».

Analyses de sang maternel et sang de cordons ombilicaux

Greenpeace et le WWF ont organisé l'analyse de 42 échantillons de sang maternel et de 27 échantillons de sang de cordons ombilicaux.
Une vingtaine de substances dangereuses appartenant à 8 groupes chimiques différents y ont été identifiées. Bon nombre de ces substances avaient déjà été mises en évidence au cours d’analyses de poussières domestiques et du sang de personnalités politiques. Les substances toxiques découvertes dans les cordons ombilicaux interviennent dans la fabrication de produits de consommation courante. Certaines peuvent agir au détriment du bon fonctionnement
des systèmes hormonaux et immunitaires. Le développement de certains organes peut également pâtir de leur présence intempestive.

Cliquez ici pour visualiser le rapport complet

Sources de contamination
Hormis les travailleurs des unités de production de substances chimiques, nous sommes tous exposés à ces substances dangereuses via 3 voies distinctes:

· l'alimentation
Les substances PBT s'accumulent dans les tissus graisseux des organismes, tout au long de la chaîne alimentaire. Les être humains occupent le sommet de cette chaîne et sont donc directement soumis par leur alimentation à une forte concentration en substances chimiques dangereuses.

· l'air
De nombreuses analyses de l'air, des poussières domestiques et de l'eau de pluie indiquent que l'homme est directement exposé aux substances chimiques dangereuses par voie d'inhalation. La source de cette contamination se situe probablement en partie au niveau des biens de consommation de tous les jours. En effet, les mêmes substances ont été identifiées dans différents biens de consommation, dans les poussières domestiques et dans le corps humain. Parfois, un rapport de cause à effet a même été établi. Ainsi, une étude scientifique a démontré qu'une population d'individus travaillant régulièrement sur ordinateurs peut accumuler jusque 5 fois plus de retardateurs de flamme au brome par rapport à une population peu en contact avec les ordinateurs.

· l'eau
La présence de certaines substances PBT comme des phtalates ou des alkylphénols a été révélée dans les eaux de distribution.

Accumulation au cours du temps
Les propriétés intrinsèques des PBT les conduisent à s'accumuler en concentrations croissantes dans notre corps. A titre d'exemple, le niveau en retardateurs de flamme bromés a augmenté d'un facteur 9 dans le sang de femmes et d'hommes norvégiens entre 1977 et 1999. De même, une croissance exponentielle de la concentration en retardateurs de flamme bromés a été mesurée dans le lait maternel de femmes suédoises entre 1972 et 1997.
  <SMALL>Courbe de croissance des PBDE dans le lait maternel de femmes suédoises entre 1972 et 1997</SMALL>.

Courbe de croissance des PBDE dans le lait maternel de femmes suédoises entre 1972 et 1997

Menaces pour notre santé
Cancers des testicules, des ovaires ou du sein, pertes de fertilité et déclin du nombre de spermatozoïdes, malformations congénitales, anomalies de la croissance et du développement, effets œstrogènes tels que des pubertés précoces, modifications du ratio sexuel à la naissance (proportion filles/garçons), dommages au système immunitaire, désordres du système cérébral et du système nerveux, risques accrus d'allergies et d'asthmes sont autant d'effets négatifs associés aux substances chimiques PBT qui s'accumulent en concentration croissante dans notre corps et notre environnement.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes: le nombre d'enfants allergiques a augmenté de 15% en 20 ans; en moyenne, le sperme d'un homme occidental contient environ moitié moins de spermatozoïdes que celui de son père ou son grand-père au même âge; entre 2 et 5 % des naissances de garçons occidentaux s'accompagnent de défauts testiculaires; le cancer a progressé en France de 63% en 20 ans (les chiffres ne sont pas disponibles pour la Belgique), 7 à 20% seraient dus à la pollution de l'environnement.

L'ensemble des effets négatifs des substances chimiques sur la santé humaine est résumé dans le rapport "Human Impacts of Man-made Chemicals"
Cliquer ici pour consulter le rapport "Human Impacts of Man-made Chemicals"

Les enfants sont particulièrement sensibles à la contamination chimique. Le fœtus peut déjà subir une exposition dans l'utérus. Le nourrisson est lui contaminé par l'allaitement maternel.
Le métabolisme particulier de l'enfant pendant toute la période de son développement le rend beaucoup plus vulnérable que l'adulte face aux faibles doses de substances toxiques. Un rapport différent volume d'air respiré / masse du corps et un espace de mobilité plus près du sol sont aussi autant de facteurs qui rendent l'enfant plus sensible à la contamination chimique de son environnement.
Pour plus d'informations: cliquer ici afin de consulter le rapport "Chemical Legacy: Contamination of the Child".

Vous souhaitez découvrir quelle partie de votre corps est contaminée, quelles substances chimiques peuvent s'y retrouver et les dangers qui y sont associés? Cliquer ici pour visiter le site "Vigitox".

L'impact des substances chimiques dangereuses sur la reproduction

En mai 2006, Greenpeace a publié un rapport, qui fait l'inventaire de nombreuses études scientifiques parues ces dernières années et qui brosse un portrait inquiétant des problèmes de plus en plus nombreux liés à la reproduction et pouvant être la conséquence de la présence, dans notre corps, d'un nombre toujours croissant de substances chimiques créées par l'homme. En effet, diminution de la qualité du sperme, croissance des cas de stérilité, anomalies génitales chez les nouveau-nés,... sont là autant de conséquences potentielles d'une exposition à des substances chimiques dangereuses créées par l'homme et utilisées dans nos parfums, tapis, produits électroniques, vêtements et autres biens de consommation!
 
Cliquez ici pour visualiser le rapport « Fragile: Our Reproductive Health and Chemical Exposure »

Appel de Paris

Ces problèmes de santé publique dont notamment l'augmentation du nombre de cas de cancers dans toutes les classes d'âge a conduit des scientifiques et cancérologues de renom à se réunir le 7 mai 2004 à l'UNESCO dans un colloque intitulé "Cancer, environnement et société". Ils ont appelé à reconnaître la place de la pollution chimique comme facteur de développement du cancer et d'autres maladies environnementales. Cela signifie que les stratégies de lutte contre le cancer doivent intégrer la protection de l'environnement contre les substances chimiques persistantes. Les scientifiques présents au colloque ont même estimé que la survie de l'espèce humaine était sérieusement menacée. Ils ont donc lancé un appel historique, à portée internationale, pour mettre un terme à la pollution chimique de l'environnement: l'Appel de Paris contre les dangers sanitaires de la pollution chimique.

Cliquer ici pour lire le contenu de l'Appel de Paris.

Agissez maintenant et signez vous aussi l'Appel de Paris en allant sur le site: http://www.artac.info/