Skip navigation.
Eaux de toilette, parfums, shampoings... Les PBT sont partout!

Eaux de toilette, parfums, shampoings... Les PBT sont partout!

Agrandir

Des analyses scientifiques menées par Greenpeace ont montré une contamination importante de l'intérieur des habitations. Le niveau de cette contamination ne semblait pas dépendre du lieu géographique où se situait le bâtiment considéré. Par conséquent, la source de contamination doit probablement se trouver à l'intérieur des habitations. Dès lors, une large gamme de biens de consommation a été analysée par Greenpeace afin de déterminer des sources possibles de contamination des espaces intérieurs.

Le but de ces analyses a été de choisir quelques marques connues de différents types de biens de consommation et d'en analyser le contenu en substances chimiques bioaccumulables (accumulation dans les tissus vivants et dans la chaîne alimentaire), peu biodégradables (persistantes) et potentiellement toxiques (PBT). La plupart de ces substances ont été détectées dans les poussières domestiques d'intérieurs européens. Les analyses ont été réalisées dans un laboratoire accrédité et indépendant.

Les résultats ont montré que:
- du bisphénol-A (perturbateur hormonal) a été retrouvé dans des biberons ;
- des alkylphénols ont été retrouvés dans des jouets de bain, des pyjamas, des peintures, des chaussures de sport et des matelas ;
- des organoétains dans des pyjamas, des chaussures de sport et des matelas ;
- des phtalates dans des jouets de bain, des pyjamas, des produits de soins corporels, des peintures, des eaux de toilette, des parfums, des désodorisants, des shampoings, des chaussures de sport, des matelas et des téléphones portables ;
- des retardateurs de flammes bromés dans des téléphones portables, des ordinateurs et des télévisions.

Pour connaître les marques des produits analysés, les substances chimiques précises qui y ont été trouvées ainsi que leur concentration

Cliquer ici pour les produits textiles, de soins corporels, parfums, jouets, peintures, shampoings et désodorisants

Cliquer ici pour les produits électriques et électroniques, chaussures de sport et matelas

Analyse des parfums

En 2003 et 2004, Greenpeace a commandé à un laboratoire indépendant l’analyse quantitative d’une sélection de 36 marques d’eaux de toilette et d’eaux de parfum pour la recherche de substances chimiques dangereuses appartenant aux groupes chimiques des phtalates et des muscs synthétiques.

Les résultats montrent que les phtalates et les muscs synthétiques sont présents dans pratiquement toutes les marques de parfums testées.
A l’exception d’un échantillon (les parfums Vanderbilt), tous les autres contenaient en effet des niveaux mesurables de phtalates, avec des quantités variant énormément d’une marque à l’autre. Rappelons que les phtalates peuvent causer des atteintes à la différentiation sexuelle, au développement et aux fonctions du foie ou encore augmenter les risques d’asthmes infantiles.
Les parfums testés présentaient également de grandes variations dans leur composition en muscs synthétiques, dont les preuves s’accumulent aujourd’hui pour confirmer leurs propriétés de perturbateurs hormonaux.

Les raisons de la grande disparité dans les niveaux de phtalates (d’indétectables à 2,2 % du poids) et de muscs synthétiques (d’indétectables à 9,4 % du poids) demeurent inconnues. Cependant, l’absence de ces composés à des niveaux détectables dans certaines marques suggère qu’il doit être possible de fabriquer et de commercialiser avec succès des parfums sans utiliser ces substances.

Cliquez ici pour visualiser l’ensemble des résultats et consulter le rapport complet “Parfum de Scandale”.

Guide « Cosmétox »

Greenpeace a décidé d’interroger les entreprises de cosmétologie et de parfumerie pour connaître leurs politiques sur la question de l’utilisation de substances chimiques dangereuses, dans un souci d’information des consommateurs. Un code de couleur a été attribué en fonction des réponses reçues de ces entreprises.

Cliquez ici pour consulter le « Guide Cosmétox »

Produits Disney

Fin 2003, Greenpeace a acheté un assortiment de vêtements pour enfants de la marque Disney (T-shirts, pyjamas, vêtements de pluie et sous-vêtements) dans 19 pays à travers le monde (en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud, et en Nouvelle-Zélande). Les parties imprimées des vêtements portant le logo Disney ou un personnage appartenant à Disney ont été analysées en vue de quantifier la présence de substances susceptibles de provoquer des troubles des systèmes immunitaires, reproductifs et hormonaux ou de provoquer des cancers chez divers êtres vivants. Le laboratoire indépendant danois Eurofins a effectué les analyses chimiques pour Greenpeace.
Le rapport indique que la plupart des vêtements analysés contiennent une grande variété de substances chimiques potentiellement dangereuses. Bon nombre de ces substances avaient déjà été détectées dans les poussières domestiques. La comparaison de la composition chimique de diverses pièces de tissu imprimé indique que des produits similaires contiennent des quantités fortement variables en substances chimiques dangereuses.
A titre d'exemple, on peut comparer les résultats obtenus pour un produit Disney acheté, chez H&M, au Danemark et un autre acheté dans une grande surface (Carrefour) en Belgique. Si la contamination du produit commercialisé chez H&M s'avère relativement peu importante, il n'en va pas de même pour le pyjama acheté chez Carrefour où l'on a relevé des concentrations record en phtalates et métaux lourds. En 2002, la chaîne H&M a opté pour des solutions alternatives moins nocives pour l'ensemble de ses produits. Ceci indique qu'il est parfaitement possible de fabriquer des vêtements colorés sans utiliser des substances chimiques préoccupantes comme celles détectées dans cette étude.
Greenpeace a prié Disney de prendre ses responsabilités en incluant dans le cahier de charge de ses produits le remplacement systématique des substances chimiques dangereuses. Disney a répondu que ses produits sont en règle avec la législation actuelle et n'a pas jugé bon de prendre des mesures...Une réforme de la législation chimique actuelle est donc urgente !

Cliquer ici pour consulter le rapport complet « Toxic Textiles by Disney ».



Des alternatives moins dangereuses existent

Certaines grandes marques ont opté pour le remplacement de substances chimiques dangereuses contenues dans leurs produits par des alternatives non ou moins nocives. A titre d’exemples, « Reebok », « IKEA », et « H&M » présentent des chaussures, plastiques ou vêtements sans PVC, les vêtements pour enfants de chez « Marks & Spencer » ne contiennent plus d’alkylphénols et phtalates et les lecteurs DVD, ordinateurs ou gsm de « Sony » ou « Sony Ericsson » ne contiennent plus de retardateurs de flammes bromés. Ces grandes marques, ainsi qu’une collection de « Marie Cabanac » (Ethic Wear) présentant des vêtements également dépourvus des substances chimiques pré-citées, ont été présentées lors d’un défilé de mode organisé à l’intention des parlementaires européens dans la bibliothèque Solvay, le 26 avril 2005.
Les participants à ce défilé ont apporté la preuve que des alternatives existent pour toute une série de substances chimiques préoccupantes. Ces firmes ont également démontré aux politiciens présents au défilé que l’application du principe de substitution (remplacement des substances chimiques dangereuses par des alternatives moins nocives) prôné par Greenpeace depuis de nombreuses années est non seulement déjà une réalité mais est également économiquement tout à fait réalisable.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les produits présentés au cours du défilé de mode du 26 avril 2005.

Substitutionworks.com

Un nouveau site internet, lancé par Greenpeace le 4 octobre 2006, compile les engagements d'une série de firmes et de centaines d'organisations de la société civile européenne en faveur du principe de substitution.
Visitez le site: www.substitutionworks.com
Des cas de substitution réussie sont également présentés dans le rapport: « Des substances chimiques plus sûres avec REACH » disponible en cliquant ici



Toxiques à domicile
Explorez les pièces de votre maison à la recherche des produits et marques qui contiennent des substances toxiques.
Ce site vise à informer les consommateurs sur la présence de substances chimiques dangereuses au sein de différentes marques connues de biens de consommation usuels. Une couleur est associée à chaque marque: rouge, jaune ou vert en fonction du contenu potentiel en substances chimiques dangereuses. Cette classification est basée sur une série de questions posées aux producteurs de ces produits.

Signification du code de couleur:

Rouge - Produits pour lesquels le producteur a reconnu qu'ils contenaient des substances chimiques dangereuses OU pour lesquels le producteur a refusé de fournir l'information demandée sur la présence ou non de substances chimiques dangereuses dans les biens de consommation qu'il commercialise.

Jaune - Produits pour lesquels le producteur a reconnu qu'ils contenaient des substances chimiques dangereuses MAIS pour lesquels un plan précis d'élimination ou de substitution de ces substances par des alternatives moins dangereuses a été établi.

Vert - Produits pour lesquels le producteur a explicitement déclaré qu'ils ne contenaient pas de substances chimiques dangereuses.

Cliquer ici pour accéder au site "Toxiques à domicile".