Les changements climatiques, enjeu pour MR: info ou intox?
Une
réduction des émissions de gaz à effet de serre
de 80% pour 2050
La
Commission a présenté le 10 janvier 2007 des
propositions attendues de longue date dans le domaine de
l'énergie. L'un des principaux éléments de la
nouvelle stratégie énergétique est l'objectif
obligatoire de réduire les émissions de gaz à
effet de serre de 30% avant 2020 par rapport aux niveaux de 1990.
(sauf si les autres pays industrialisés ne s’engageaient pas
à réduire les émissions de gaz à effet de
serre. Dans ce cas, L’Europe s’engage à un objectif
unilatéral de 20 % de réduction). Le
Mouvement Réformateur souscrit à ces objectifs. Le MR
est favorable à une politique ambitieuse pour entraîner
les changements nécessaires dans nos modes de production et de
consommation énergétique avec, si besoin est, des
objectifs chiffrés à long terme.
Un
ministre compétent pour le climat Les
politiques liées à l’action en faveur du climat sont
actuellement divisées entre les différents niveaux de
pouvoir. La multiplication des politiques et des acteurs peut nuire à
l’unité du discours ainsi qu’à la représentation
de la Belgique au niveau européen et international. Le MR est
favorable à une meilleure coordination en la matière.
La nomination d’un ministre compétent pour le climat est un
pas en ce sens. Le
développement durable au sens large qui touche aux domaines
économiques sociaux et environnementaux pourrait également
faire l’objet d’une telle coordination. Le
prochain accord gouvernemental pourra expliquer le rôle et la
fonction de la Commission nationale Climat notamment afin de
renforcer son rôle de concertation entre Régions.
Une
fiscalisation des émissions de gaz à effet de serre Dans
le cadre de la rédaction de son programme pour les prochaines
élections, le MR a mené une grande réflexion sur
la fiscalité environnementale. Celle-ci comprend des
propositions telles que:
Adapter
la taxe de circulation et de mise en circulation des voitures en
fonction du niveau des émissions de CO2 des véhicules;
Modifier
le système de tarification des accises en vue de l’adapter
aux émissions de CO2 des carburants respectifs;
Instaurer
une taxe sur toutes les énergies, tout en la modulant en
fonction des émissions de CO2 de chaque source d’énergie;
Taxer
les produits hors saison.
Un
plan d’action pour l’efficacité énergétique Le
MR souscrit à l’objectif européen de réduction
de la consommation d’énergie de 20% à l’horizon
2020.
Au-delà
des discours médiatiques, le MR agit dans le cadre de ses
compétences. En tant que Ministre des Finances au sein du
Gouvernement fédéral, Didier Reynders a pris une série
de mesures pour inciter chacun à réaliser des économies
d’énergie dans son habitation. Que l'on soit propriétaire
ou locataire, il est possible de bénéficier d'une
réduction d'impôts lorsqu'on investit dans une ou
plusieurs des mesures suivantes, qui visent à économiser
l'énergie:
Le
remplacement d'une ancienne chaudière.
L'installation
d'un système de chauffage pour l'eau sanitaire à
l'aide de panneaux solaires.
L’installation
de panneaux photovoltaïques pour transformer l’énergie
solaire en électricité;
L’installation
de tous autres dispositifs de production d’énergie
géothermique;
La
pose de double vitrage;
L'isolation
des toitures;
L'installation
d'un système de régulation du chauffage central à
l'aide de vannes thermostatiques ou d'un thermostat d'ambiance avec
minuterie;
Un
audit énergétique de l'habitation;
L’entretien
annuel des chaudières.
Cette
réduction d'impôt est valable pour toute habitation
jusqu'à 40% de la facture. Le plafond maximum de la réduction
a encore récemment été augmenté, à
2.600 euros, pour les constructions et acquisitions d’habitations
neuves comme pour les rénovations (même partielles). Pour
aller plus loin, le MR propose que les efforts des particuliers
soient récompensés notamment par une diminution voire
une exonération du précompte immobilier.
Il
convient aussi de montrer l’exemple au niveau des pouvoirs
publics:
Réaliser
un cadastre énergétique du patrimoine immobilier
public;
Réaliser
un audit énergétique des bâtiments publics les
plus énergivores;
Mettre
sur pied un plan global d’économies d’énergie,
avec un cahier des charges précis et des évaluations
sur le terrain, dans le cadre de la construction et de la
rénovation du parc de logements sociaux qui représente
8% de la structure globale du logement en Belgique.
Un
plan d’action pour promouvoir l’énergie renouvelable Lors
du dernier Sommet européen, l’UE a décidé
un objectif de 20% d’ici 2020 auquel se rallie le MR. Afin
d’œuvrer au développement des énergies renouvelables
le MR propose notamment d’identifier les potentiels locaux
d’énergies renouvelables, d’améliorer
le système d’aides aux projets d’implantation de
production d’énergies à partir de sources d’énergies
renouvelables, d’évaluer le potentiel de nos régions
en matière de cogénération, géothermie,
biomasse, etc. pour en assurer un développement optimal et
respectueux de l’environnement. Le
MR souhaite également poursuivre le développement du
système des certificats verts et veiller à leur
harmonisation dans les cadres belge et européen. La
fermeture des centrales nucléaires La
question énergétique relève de multiples
aspects. L’un d’entre eux qui me tient particulièrement à
cœur concerne la sécurité d’approvisionnement.
Actuellement, l’énergie nucléaire répond à
55% de nos besoins en électricité. Elle pose toutefois
des questions en matière de gestion des déchets et de
sécurité.
Le
Mouvement Réformateur est favorable à une évaluation
de la loi de 2003. Un débat parlementaire pourrait utilement
avoir lieu lorsque sera rendu public le rapport définitif de
la Commission énergie 2030 commandée par Marc
Verwilghen.
L’interdiction
des voitures qui consomme beaucoup de carburant L’approche
du MR se situe dans l’optique du développement durable, dans
une recherche d’équilibre entre les besoins économiques,
sociaux et l’environnemental. De ce dernier point de vue, il
vaudrait mieux qu’on se déplace assez peu. Or, du point de
vue social, il convient de permettre à chacun de se déplacer
en fonction de ses besoins. Enfin, du point de vue économique,
les échanges doivent être favorisés.
La
mobilité durable est un compromis entre ces impératifs
antagonistes.
La
voiture individuelle, est, de loin, le moyen de transport le plus
souvent privilégié pour satisfaire les besoins de
mobilité. Son usage excessif engendre cependant des
nuisances: congestion des routes et des
centres urbains, nuisances sonores, pollution, etc.
Le
MR ne souhaite cependant pas diaboliser les automobilistes qui
utilisent, la plupart du temps, leur voiture à défaut
d’alternatives attractives.
Le
MR propose donc d’encourager l’achat de véhicules propres
et promouvoir les carburants les moins polluants. En tant que
Ministre fédéral des Finances, j’agis déjà
en ce sens:
Incitants
pour l’achat de voitures propres. Réduction
d’impôt de 3% avec un maximum de 800€ lorsque le CO2 émis
est inférieur à 115gCO2. Réduction
d’impôt de 15% avec un maximum de 4270€ lorsque le CO2 émis
est inférieur à 105gCO2.
Déduction
pour filtre à particules.
Depuis
le 1/1/2007, déduction fiscale de 200€ lors de l’acquisition
d’un véhicule diésel équipé d’un
filtre à particules.
Exonération
d’accises de l’huile de colza. Condition
que l’huile soit fabriquée par un agriculteur (ou en
association) à base de colza de leur propre culture et livrée
directement à un consommateur final sans intermédiaire. Huile
utilisable par les sociétés de transport en commun
régionales.
Carburants
à bas soufre. Augmentation
des accises des produits à haute teneur en soufre à un
niveau dissuasif pour s’assurer que le marché bascule en un
coup vers les carburants à teneur en soufre inférieure
à 10mg/kg, ce qui est le cas depuis début 2007.
Fuel
domestique à basse teneur en soufre Différenciation
de la cotisation sur l’énergie en fonction de la teneur en
soufre du produit
Défiscalisation
des biocarburants en mélange dans le carburant Opérationnel
pour le 1/11/2006 pour le biodiésel Opérationnel
pour le 1/10/2007 pour le bioéthanol
Il
convient également de rendre les transports en commun plus
attractifs afin qu’ils constituent une véritable alternative
à la voiture. En
ce qui concerne les émissions de CO2 des voitures plafonnée
à 120gr de CO2/km à l’horizon 2012, le MR œuvrera à
faire respecter l’objectif européen ainsi qu’il l’a
toujours fait dans le domaine environnemental par le passé. Il
convient toutefois d’envisager toute mesure contraignante en
concertation avec le secteur car d’autres impératifs, en
matière de sécurité notamment, entraîne
une augmentation des émissions par ailleurs.
La
protection des forêts du monde compte tenu de leur rôle
dans le maintien du climat Sous
l’impulsion du MR, le budget consacré à la
coopération au développement est en constante
augmentation et la Belgique s’est engagée à consacrer
dès 2010, 0,7% de son Revenu National Brut au développement.
Dans ce cadre, une enveloppe spécifique pourra être
consacrée à la préservation des forêts. Le
MR est évidemment opposé à toute importation de
bois illégal. En ce qui concerne la protection de la forêt
équatoriale congolaise, les préoccupations de
Greenpeace sont largement prises en compte – voire dépassées
– dans les conclusions de la Conférence internationale sur
la Gestion durable des forêts de la République
démocratique du Congo (RDC). Cette
conférence, qui s’est tenue à l’initiative d’Armand
De Decker, ministre de la Coopération au développement,
les 26 et 27 février derniers à Bruxelles, et à
la préparation de laquelle Greenpeace a été
associé, avait pour objectif de réunir tous les acteurs
impliqués dans le secteur forestier congolais en vue de
dresser l’état des lieux, de réfléchir à
une gestion durable et innovatrice des forêts, ainsi qu’à
des mécanismes de financement appropriés, pour qu’elles
deviennent un facteur de développement humain durable. La
Conférence a, en effet, réuni des représentants
de la communauté des donateurs, de la société
civile, des ONG, du secteur privé, des milieux académique
et scientifique, ainsi que le récemment élu
gouvernement de la République démocratique du Congo
représenté par son Excellence Monsieur Didace PEMBE
BOKIAGA, Ministre de l’Environnement. Les
conclusions de cette conférence, qui de l’avis de l’ensemble
des participants fut un grand succès, ont été
reprises dans la « Déclaration de Bruxelles ».
Il
faut être attentif aux points suivants et aux initiatives qui
en découlent:
La
conférence a conclu par un soutien unanime à l’Agenda
Prioritaire de Réforme forestier en RDC et a recommandé
de porter cet Agenda à l’attention du prochain sommet du G8
en République fédérale d’Allemagne en juin
prochain.
La
conférence a par ailleurs reconnu le caractère
innovant de la création d’un Fonds fiduciaire pour les
concessions de conservation et la création d’un fonds
fiduciaire pour la conservation de la nature. La Banque Mondiale et
l’UNESCO/WWF examinent actuellement la faisabilité de ces
fonds afin de les mettre en œuvre dans les plus brefs délais.
Par ailleurs, la conférence a pris note de la mise en place
du Fonds fiduciaire multi-bailleur pour le secteur forestier géré
par la Banque Mondiale, et auquel contribuent déjà la
France et la Commission européenne. La Coopération
belge au développement participera à ce financement.
En
conclusion, le MR soutiendra toute initiative au niveau international
visant à promouvoir la gestion durable des forêts
tropicales et plus particulièrement aux débats sur les
nouveaux modes de financements de services environnementaux
forestiers dans le cadre des changements climatiques.