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Elections '09 : votre vote permettra-t-il d'éviter le dérapage climatique?


La Belgique fera-t-elle preuve d'incohérence politique en consolidant l'impact de la voiture sur son territoire tout en adoptant une position progressiste tout au long des négociations sur le climat menant à Copenhague (déc. 2009)? La route pour Copenhague passe impérativement par le refus de l'élargissement du ring de Bruxelles en Flandre et celui de la liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays (CHB) en Wallonie au même titre que l'augmentation d'autres capacités routières dans l'ensemble des régions du pays.

Greenpeace entend mettre les décideurs politiques en garde contre des projets qui pourraient ruiner l'effort belge en matière de lutte contre les changements climatiques. Les présidents des partis démocratiques ont été invités à exprimer leur point de vue quant à l'après-Kyoto et à l'élargissement envisagé du ring de Bruxelles ou de la liaison autoroutière CHB. En publiant sur son site, les résultats de ce coup de sonde (réalisé en mars 2009), Greenpeace permet aux électeurs d'éviter de cautionner par leur vote des projets menant au dérapage climatique.

> Cliquez ici pour la position complète de Greenpeace
1. Greenpeace soutient-elle l'objectif d'une diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40% pour les pays industrialisés (par rapport au niveau de 1990) d'ici 2020 ?

OUI.
Les spécialistes du climat envoient des messages très alarmants ces derniers temps. Les conclusions relatives à l'impact et à la vitesse du changement climatique du dernier volet du rapport 2007 du GIEC s'avèrent déjà dépassées et sous-évaluées. Pour éviter les catastrophes, les émissions planétaires de gaz à effet de serre devraient avoir atteint leur point culminant en 2015 et puis diminuer systématiquement à partir de là.

La conférence sur le climat des Nations Unies qui aura lieu à la fin de cette année à Copenhague est cruciale. Il faut se mettre d'accord sur un texte ambitieux qui puisse prendre la relève de l'actuel protocole de Kyoto.

En octobre 2008, les Etats membres de l'UE ont reconnu la nécessité pour les pays industrialisés de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 25-40% pour 2020. Dans son paquet climatique et énergétique, l'UE s'est engagée jusqu'à présent à une réduction d'au moins 20% - et 30% si un accord climatique international est conclu.

Les deux objectifs sont insuffisants pour maintenir le réchauffement climatique sous la limite dangereuse de 2 degrés Celsius. En s'appuyant sur des données scientifiques, Greenpeace appelle l'UE à réduire ses émissions d'au moins 40% année de référence 1990 (au moins 30% de réduction sur le territoire propre).

2. Greenpeace soutient-elle l'établissement d'un nouveau mécanisme de financement, sous l'égide des Nations unies, qui assure un transfert annuel d'ici 2020 d'au moins 110 milliards d'euros vers les pays en voie de développement afin qu'ils puissent lutter efficacement contre les changements climatiques ?

OUI.
Greenpeace demande aux pays industrialisés de s'engager à libérer chaque année au moins € 110 milliards de fonds publics pour l'énergie renouvelable, la protection des forêts et l'adaptation aux conséquences des changements climatiques. Des engagements financiers concrets sont nécessaires pour créer la confiance et planifier avec précision les pistes potentielles de mitigation et d'adaptation aux changements climatiques.

Bien que le plus grand capital requis pour rendre les secteurs énergétiques plus propres dans les pays en développement doive provenir des entreprises énergétiques, Greenpeace demande aux (nouveaux) pays industrialisés de libérer d'ici 2020, annuellement € 40 milliards de fonds publics. Cet argent doit permettre de constituer de la capacité et de créer des conditions pour le développement rapide de l'énergie renouvelable et de technologies efficaces en termes d'énergie dans les pays en développement.

La Commission européenne a estimé récemment encore que la réduction de moitié de la déforestation pour 2020 coûterait de € 15 à 25 milliards. Arrêter le déboisement dans cette période coûterait encore beaucoup plus. Greenpeace demande aux (nouveaux) pays industrialisés de libérer annuellement au moins € 30 milliards pour soutenir les efforts pour arrêter la déforestation dans les pays en développement.

Greenpeace estime que pour 2013, les pays industrialisés devraient contribuer chaque année pour € 20 milliards au moins aux mesures d'adaptation (comme la protection des côtes et des systèmes d'irrigation) et augmenter progressivement ce montant à € 40 milliards annuellement pour 2020.

Pour plus d'info, consultez le rapport Copenhagen Climate Summit - Greenpeace Demands

3. Greenpeace soutient-elle la réalisation de la liaison Cerexhe-Heuseux Beaufays (CHB) à Liège ?

NON.
Greenpeace demande le rejet définitif de la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux Beaufays (CHB) à Liège. Cette liaison autoroutière est censée constituer le dernier maillon du «ring» de Liège qui permettrait de soulager les autoroutes E40 (Bruxelles-Aachen) et A602 (« tunnel de Cointe » et certaines routes régionales (N3 et N61). Tout retard dans la mise en oeuvre d’une mobilité où la voiture n’occupe plus le devant de la scène est préjudiciable au climat. Tout indique par ailleurs qu'un accroissement des infrastructures routières n'apporte sur le long terme aucune solution aux problèmes de congestion automobile. La réalisation du tronçon CHB porterait ainsi préjudice au climat, ne résoudrait pas les files et de surcroît détruirait des zones d'une grand importance écologique.

4. Greenpeace soutient-elle un élargissement de la capacité routière du Ring de Bruxelles ?

NON.
Le ring de Bruxelles joue un rôle clé dans la mobilité belge. Les choix que notre pays fait pour ce carrefour routier sont cruciaux et exerceront une influence importante sur les émissions futures de CO2 du trafic automobile en Belgique. En outre, ils symbolisent les choix qui devront être faits pour la mobilité dans tout le pays.

La Belgique possède le réseau routier le plus dense de l'UE 15: 472 km de routes par parcelle de 100 km2. Les problèmes d'embouteillages sont immenses, avec toutes les conséquences que l'on sait pour l'homme, l'environnement et l'économie. Les scénarios d'avenir sont loin d'être roses. Les émissions de CO2 du trafic automobile et du secteur des Transports risquent de continuer à augmenter ces prochaines années, ce qui hypothèque tous les efforts pour réduire les émissions dans les autres secteurs.

Greenpeace souhaite que les problèmes de mobilité soient résolus, mais de façon durable. Les experts sont d'accord sur le fait que l'aménagement de nouvelles routes entraîne un effet d'aspiration : plus d'offre, cela signifie plus de demande, et donc du trafic supplémentaire. Sur le ring de Bruxelles également, des bandes de circulation supplémentaires seront en grande partie occupées par le nouveau trafic : d'une part, le transport des personnes et d'autre part, le transport de fret aspiré par les activités logistiques complémentaires dans la zone de l'aéroport. Résultat après quelques années : autant d'embouteillages, mais répartis sur davantage de bandes de et encore plus d'émissions de CO2.

Greenpeace demande des investissements dans un usage plus intelligent de la capacité routière actuelle sur le Ring et un changement de moyen de transport, de l'automobile vers un autre mode de transport. Cela demande une approche intégrée et pour ce qui concerne le transport de fret, la fin de la pression unilatérale exercée sur le secteur logistique, fer de lance économique dans la région. Les mesures politiques requises sont notamment une diminution de la vitesse sur le Ring, une gestion dynamique de la circulation et un centre de trafic routier, la mise en œuvre de bandes de circulation réservées au covoiturage (les high occupancy lanes), une taxe kilométrique intelligente pour les camions et les voitures personnelles; un changement de mode de transport pour le fret; une amélioration des plans actuels pour le GEN et les autres transports publics dans la région; le développement d'un réseau cyclable régional, etc.

Il est tout simplement irresponsable en termes d'écologie et d'économie, de créer davantage de capacité routière dans notre pays. La mobilité durable doit devenir la règle, au profit de l'environnement et de l'économie.

5. Greenpeace soutient-elle une diminution de la vitesse autorisée sur le Ring de Bruxelles ?

OUI. Une limitation à une vitesse inférieure sur le ring de Bruxelles est un élément important de la solution au problème des embouteillages. Les plans d'extension du Gouvernement flamand proposent une vitesse autorisée de 120 km/h sur les bandes existantes du ring de Bruxelles et de 70 km/h sur les bandes supplémentaires des voies parallèles. Pour Greenpeace, ces voies parallèles sont exclues et la vitesse maximale doit être ramenée à 100 km/h maximum. A cette vitesse et moins, les effets des mouvements de circulation sont plus faciles à absorber qu'à des vitesses supérieures. Une limitation de vitesse de 80 km/h devrait s'appliquer aux camions. Une étude commandée par le Bond Beter Leefmilieu1 a révélé récemment aussi un bénéfice plus important pour l'environnement si la vitesse devait être réduite à 100 km/h. En matière de CO2, cela signifie une diminution des émissions de 12%, et 33% de réduction des fines particules (plus d'infos: www.bondbeterleefmilieu.be/page.php/15/show/565).

Cette diminution de la vitesse doit aller de pair avec une gestion dynamique de la vitesse sur le ring de Bruxelles (l'un n'exclut pas l'autre : une gestion dynamique doit s'accompagner d'une limitation générale de la vitesse, la question est de savoir quelle peut/doit être la limite). Cela signifie une fixation de la vitesse en fonction de ce qui se passe sur le ring de Bruxelles (accident, météo, ...) Il faut pour cela un centre de trafic routier permanent pour le ring de Bruxelles, qui enregistre ce qui s'y passe, fait des prévisions et dirige la circulation en fonction de tout cela.

6. Greenpeace soutient-elle la mise en place sur le ring de Bruxelles d'une bande réservée aux voitures partagées ?

OUI. Pour décharger plus spécifiquement nos routes et le ring de Bruxelles du trafic, il est très important de réduire le nombre de voitures dans les flux de circulation. Une façon de procéder est le covoiturage : réduire le nombre d'“autosolistes” et augmenter le taux d'occupation des voitures.

Pour stimuler le covoiturage, on peut par exemple durant les heures de pointe, donner la priorité aux voitures avec plusieurs occupants, sur une high occupancy vehicle lane (HOVL) ou bande de covoiturage des deux côtés du ring. Cette bande peut éventuellement être utilisée également pour les transports publics. Un contrôle systématique est évidemment essentiel, et faisable. A Trondheim (Norvège), la pratique montre depuis 2001 déjà que c'est possible (www.etcproceedings.org/paper/evaluation-of-hov-lanes-in-norway). Une bande de covoiturage n'est pas une solution miracle, mais peut être un élément important de la solution au problème des embouteillages sur le ring.
cdH ecolo      MR      PS PTB
cdHCentre Démocrate Humaniste
green
  • Greenpeace se félicite du soutien du cdH à l'objectif de réduction nécessaire de 40% des émissions des gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020 (année de référence 1990).
  • Greenpeace accueille favorablement le soutien du cdH à un mécanisme d'aide aux pays en voie de développement (110 milliards d'€ par an d'ici 2020), sous l'égide des Nation Unies, qui prendrait en compte la responsabilité historique des pays industrialisés dans l'augmentation de ces émissions.
  • Le cdH soutient la construction d'un tram à Liège, s'oppose à l’élargissement du ring de Bruxelles et y est favorable à une réduction de la vitesse.
orange
  • Greenpeace regrette le flou qui règne dans la mise en œuvre concrète des bonnes positions du cdH quant aux négociations climatiques internationales.
  • En matière de mobilité, quand le cdH se décidera-t-il enfin à s'engager résolument sur une voie durable ?
  • Étant opposé à l'élargissement du ring de Bruxelles, le cdH manque de cohérence en laissant la porte ouverte au projet CHB en Wallonie. Deux régions, deux réalités climatiques ?
red
  • Greenpeace s'inquiète de la part que le cdH attribue aux efforts de réduction des pays industrialisés à réaliser dans les pays en voie de développement. Greenpeace plaide pour que le gros de cet effort soit porté sur leur territoire (à savoir au moins 30% des 40%).
  • Le cdH affirme donner la priorité aux investissements dans les transports en commun à Liège, mais continue à soutenir la construction de la liaison autoroutière CHB qui est présentée comme un « véritable projet de mobilité durable » !
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1. Le cdH soutient-il l'objectif d'une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 40% pour les pays industrialisés (par rapport au niveau de 1990) d'ici 2020 ?

OUI. A long terme, le cdH souhaite réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne de 80 % d’ici à 2050. C’est là une nécessité pour limiter le réchauffement à 2 degrés. A moyen terme, le cdH serait d’accord avec une réduction des émissions de 40 % à l’horizon 2020, qui comprendrait l’effort de réduction auquel contribue l’Union Européenne dans les Pays en développement. Cet objectif devrait être un objectif commun des pays industrialisés négocié lors du sommet de Copenhague. A court terme, le cdH souligne son engagement dans l’action concrète en faveur de la réduction des émissions de CO2. Ainsi, en Région Wallonne, là ou les Ministres Benoît Lutgen (cdH) et André Antoine (cdH) ont la compétence de l’environnement et de l’énergie, la réduction des émissions de CO2 atteint 13,9% en 2008. Différentes mesures prises actuellement et intégrées dans le plan air-climat de la Région Wallonne vont continuer à produire leurs effets et accentuer cette réduction.

2. Le cdH soutient-il l'établissement d'un nouveau mécanisme de financement, sous l'égide des Nations unies, qui assure un transfert annuel d'ici 2020 d'au moins 110 milliards d'euros vers les pays en voie de développement afin qu'ils puissent lutter efficacement contre les changements climatiques ?

OUI.
Le cdH considère que les pays industrialisés ont une responsabilité historique dans l’augmentation des émissions de CO2. Or la lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas empêcher les populations des pays en voie de développement d’améliorer leurs conditions de vie. C’est pourquoi le cdH considère qu’il est nécessaire de générer la consommation énergétique qui va de pair avec le développement à partir d’énergie renouvelable. Des mécanismes de financement et de transfert de technologie à partir des pays développés doivent être mis en place.

Le cdH considère également qu’il est nécessaire de développer la protection de certains pays contre les dégâts engendrés par le réchauffement climatique, et de mettre en place un financement à cet effet.

Ces différents mécanismes de financement doivent être établis et contrôlés par les Nations Unies, et bénéficier aux populations et aux Etats. Par ailleurs, le cdH considère que la lutte contre le réchauffement climatique doit être un objectif transversal de toutes les politiques de coopération au développement. Enfin, le cdH apporte son soutien à la mise en place d’un mécanisme de financement permettant de protéger les forêts dans le monde, tant dans les pays développés qu’en Europe.

3. Le cdH soutient-il la réalisation de la liaison Cerexhe-Heuseux Beaufays (CHB) à Liège ?

OUI, mais...
Le cdH considère qu’il existe un certains nombre d’arguments objectifs en faveur du projet soutenu par la majorité antérieure MR-PS-Ecolo. Ainsi, les diverses études demandées par les pouvoirs publics concluent à la nécessité de la liaison. En particulier, la dernière étude d’un « Plan Urbain de Mobilité » appelé PUM, auquel même les parties opposées à la liaison s’en remettaient, a estimé que pour développer un véritable projet de mobilité durable dans l’agglomération liégeoise, divers instruments devaient être exploités, dont la liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays.

Cependant, si l’on regarde de plus près les décisions prises auxquelles le cdH a été associé, il convient de souligner trois éléments importants :
1. Le cdH considère que la priorité à Liège en matière de mobilité est l’investissement dans les transports en commun et notamment la construction d’un tram. C’est la raison pour laquelle André Antoine (cdH), Ministre wallon des transports, a décidé de manière ferme de lancer le projet de la construction d’une première ligne de tram, pour un budget de 500 millions €.
2. Le cdH ne souhaite pas se précipiter pour réaliser la liaison CHB. André Antoine, Ministre wallon des transports, n’a pas souhaité dans l’état actuel du dossier signer le permis d’urbanisme nécessaire à la réalisation de la liaison, malgré les nombreuses pressions dont il a fait et fait l’objet sur ce sujet.
3. Benoît Lutgen (cdH), Ministre wallon de l’environnement, est très attentif aux questions environnementales dans ce dossier, et relaye d’ailleurs avec constance le point de vue de la commission européenne. La commission doit se prononcer prochainement de manière définitive en indiquant si le projet entre dans le champ d’application de la directive 2001-42 du Parlement et du Conseil du 27 juin 2001, relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement. Dans un premier avis (mise en demeure), la commission avait indiqué qu’elle considérait que c’était le cas. Tout en se rangeant aux arguments de la commission, le Ministre a complété le dossier pour permettre à celle-ci de se prononcer sur le fait de savoir si la directive a été respectée ou pas. Il attend une réponse définitive de la commission avant d’aller plus avant dans ce dossier.

4. Le cdH soutient-il un élargissement de la capacité routière du Ring de Bruxelles ?

NON. Pour le cdH, l’élargissement du ring comme seule solution à la saturation du trafic, avec l’effet d’aspiration qui en résultera, est contraire aux politiques qui doivent être développées. Le transfert modal n’y est pas pris en compte, et un tel élargissement amputerait le bois du Laerbeek, reconnu comme zone Natura 2000. Le cdH regrette ce projet du gouvernement flamand. Ce plan de développement du ring tourne le dos au développement de Bruxelles. Il n’y est par exemple pas question de la STIB. Pour le cdH, il faut mettre en place un véritable transfert modal. Celui-ci sera favorisé entre autre par une tarification kilométrique du transport routier, de manière à tendre vers le coût vérité, en particulier eut égard à son coût environnemental.

5. Le cdH soutient-il une diminution de la vitesse autorisée sur le Ring de Bruxelles ?

OUI.
Outre les avantages de la réduction de la vitesse sur la réduction des émissions de CO2, cette réduction contribue aussi à réduire la concentration de particules fines dans l’air. De manière générale, le cdH est pour la mise en place de systèmes intelligents de gestion du trafic, de manière à fluidifier et à rendre plus sur le trafic sans devoir développer les infrastructures routières. Il s’agit aussi et surtout d’une question de sécurité routière.

6. Le cdH soutient-il la mise en place sur le Ring de Bruxelles d'une bande réservée aux voitures partagées ?

OUI.
Le cdH propose de systématiser le covoiturage, en réservant aux voitures comptant 2 passagers et plus les 3èmes bandes des voiries proposant trois bandes de circulation.

Par ailleurs, en matière de covoiturage, le cdH propose notamment de :
- promouvoir de manière massive le covoiturage en développant un véritable réseau de covoiturage, entre Bruxelles et les principales autres villes. L’intensification de la pratique du covoiturage passe par l’aménageant de parkings sécurisés à proximité des sorties d'autoroutes, des échangeurs et des accès aux transports en communs. Il convient également d’envisager la création d’un service collectif de covoiturage soutenu publiquement afin d’augmenter tant l’offre que la demande de covoiturage par des incitants :
· le navetteur qui utilisera le nouveau système de covoiturage devra avoir la garantie du trajet retour, si besoin au moyen de taxis collectifs.
· le conducteur qui s’arrêtera à une halte station de covoiturage recevra de chaque passager une indemnité de 0,1 euro par kilomètre. Si aucun passager ne souhaite monter dans sa voiture, le service collectif lui comptabilisera malgré tout un passager virtuel.

- développer des synergies entre les opérateurs de transports publics et Cambio, en aménageant des aires pour voiture partagées aux sorties des gares, aux arrêts de bus, tram ou métro importants.
ecoloParti écologiste
green
  • Ecolo est partisan d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés de 40% d'ici 2020 (année de référence 1990) et de 90% d'ici 2050. Au moins ¾ de l'effort de réduction devra s'effectuer au sein même de l'Union.
  • Ecolo défend l’adoption d’un moratoire visant à l’arrêt immédiat de la construction de toute nouvelle infrastructure routière, au rang desquelles figurent en première ligne, la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays (CHB) ainsi que le projet d’élargissement du ring de Bruxelles. Le parti est également favorable à une diminution de la vitesse sur le ring.
  • Ecolo propose d’investir dans l’ouverture de nouvelles lignes de bus et le renforcement de celles qui existent; la construction non d’une seule ligne mais d’un véritable réseau de tram à Liège; l’encouragement de la pratique quotidienne du vélo par de nouvelles infrastructures (pistes cyclables, sites protégés, revêtements, systèmes de vélos publics dans toutes les villes de grande et moyenne importance), etc.
orange
  • Les positions d'Ecolo en matière de climat et de mobilité semblent encourageantes mais quel prix sont-ils prêts à payer pour défendre leurs idées? Si les Verts sont invités à la table des négociations au lendemain des élections, seront-ils suffisament déterminés et habiles pour ne rien lâcher sur l'essentiel ?
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1. Ecolo soutient-il l'objectif d'une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 40% pour les pays industrialisés (par rapport au niveau de 1990) d'ici 2020 ?

OUI. Ecolo plaide pour que la Belgique – qui assurera la présidence de l’Union durant le second semestre de 2010 – et l’Union européenne jouent un rôle moteur dans les futures négociations sur la suite de Kyoto. Dans ce contexte et vu les données scientifiques les plus récentes, l’objectif européen doit être de réduire les émissions de 40 % en 2020 et de 90 % à l’horizon 2050.
Actuellement, le paquet « énergie climat » européen prévoit une réduction de 20 % des émissions en 2020, ce qui est insuffisant. La Commission européenne, les chefs d’états et de gouvernements prévoient toutefois de porter cette réduction à 30% en cas d’accord international imposant des mesures équivalentes. Pour les Verts, c’est un objectif de 40% qui doit être fixé, à atteindre au moins pour trois quarts par des mesures prises au sein même de ses frontières de l’UE. Il pourra être complété par des mesures de réduction vérifiées et additionnelles des émissions de gaz à effet de serre en dehors de son territoire.

2. Ecolo soutient-il l'établissement d'un nouveau mécanisme de financement, sous l'égide des Nations unies, qui assure un transfert annuel d'ici 2020 d'au moins 110 milliards d'euros vers les pays en voie de développement afin qu'ils puissent lutter efficacement contre les changements climatiques ?

OUI.
En 2012, les pays qui ont un objectif chiffré sous le protocole de Kyoto produiront moins de 50% des émissions de gaz à effet de serre. Il est donc indispensable que tous les pays industrialisés (en commençant par les Etats-Unis) et tous les pays avec une économie émergente soient impliqués dans les futurs accords sur le climat, en tenant compte des capacités d’action différenciées des différentes régions du monde. Nous sommes à un moment crucial. Parvenir à un accord international pour la période s’étendant au-delà de 2012 nécessite, entre autres, un engagement clair et précis de la part des pays industrialisés en matière de financement des mesures d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement. L’Union européenne, au vu de ses émissions passées et de ses niveaux d’émissions actuels, doit s’engager à une contribution d’au moins 30 milliards d’euros par an d’ici 2020 en faveur des pays en développement.

3. Ecolo soutient-il la réalisation de la liaison Cerexhe-Heuseux Beaufays (CHB) à Liège ?

NON.
Ecolo défend l’adoption d’un moratoire visant à l’arrêt immédiat de la construction de toute nouvelle infrastructure routière, au rang desquelles figurent en première ligne la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays en région liégeoise et le dédoublement de la Nationale 5 au sud de Charleroi. Ces deux tronçons représentent à eux seuls un budget de 850 millions €. Ces méga-infrastructures autoroutières prolongent la logique du ‘tout à la route’ qui continuera dès lors à augmenter la demande en déplacements automobiles et à alimenter la congestion qui sert précisément d’alibi perpétuel à de tels projets. Elles provoqueraient par ailleurs des dégâts considérables à l’environnement et à la biodiversité, et renforceront encore les phénomènes de désurbanisation. Les moyens devraient être investis dans l’ouverture de nouvelles lignes de bus et le renforcement de celles qui existent, la construction non d’une seule ligne mais d’un véritable réseau de tram à Liège, l’encouragement de la pratique quotidienne du vélo par de nouvelles infrastructures (pistes cyclables, sites protégés, revêtements, systèmes de vélos publics dans toutes les villes de grande et moyenne importance), etc.

4. Ecolo soutient-il un élargissement de la capacité routière du Ring de Bruxelles ?

NON.
Ecolo ne souhaite pas voir procéder à de nouveaux investissements dans la création ou l’agrandissement des grosses infrastructures routières. C’est à ce titre que nous nous opposons au passage du ring actuel de 12 bandes (!) à 18 bandes tel que prévu dans les actuels projets de la Région flamande.

5. Ecolo soutient-il une diminution de la vitesse autorisée sur le Ring de Bruxelles ?


OUI.
Actuellement le 120 km/h est imposé par défaut, le ring ayant le statut de réseau autoroutier. Or le ring de Bruxelles connaît une densité de trafic et un nombre d’échangeurs inégalés. Cette configuration justifierait que sur le ring s’applique une vitesse maximale de 100km/h. Ecolo est d’ailleurs favorable à une éventuelle vitesse de 90km/h permettant de garantir une harmonisation entre les vitesses autorisées pour poids lourds (les plus de 7 tonnes sont limités à 90 km/h sur l’ensemble du réseau autoroutier belge) et donc de gagner encore en sécurité et en fluidité. La vitesse « idéale » pour laquelle opter est cependant celle qui minimise les impacts négatifs pour l’environnement (pollution, nuisances sonores) tout en garantissant la fluidité du trafic.

6. Ecolo soutient-il la mise en place sur le Ring de Bruxelles d'une bande réservée aux voitures partagées ?

OUI.
Bien que n’ayant pas étudié de manière approfondie à ce stade les impacts et l’efficacité d’une telle mesure sur le « seul » ring, Ecolo est cependant favorable a priori à une telle mesure qui permet de donner un signal clair dans la lutte contre l’autosolisme et en faveur de la diminution des émissions de CO2 et de la congestion. Sa mise en œuvre nécessite cependant une étude approfondie pour garantir l’efficacité de sa mise en œuvre.
MRMouvement Réformateur
green
  • Greenpeace se félicite de la volonté du MR de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40% d'ici 2020 dans les pays industrialisés (année de référence 1990).
  • Le MR est contre l’élargissement du ring de Bruxelles pour des raisons de congestion et est favorable à une réduction de la vitesse sur le ring.
orange
  • Greenpeace s'inquiète des doutes émis par le MR quant à la faisabilité de l'objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40%. Seule une politique ambitieuse en la matière, liée à des objectifs contraignants permettra de lutter adéquatement contre les changements climatiques. Le MR est-il prêt à aller jusque là ?
  • Greenpeace s'interroge sur l'incohérence du MR qui soutient d'une part une politique climatique internationale forte, mais ne saisit pas l'opportunité de l'appliquer sur le territoire wallon. Les autoroutes à construire en Wallonie- dont la liaison CHB - vont selon le MR « améliorer la mobilité et la sécurité des passagers ». Dans le même temps, le MR s'oppose à l'élargissement du ring de Bruxelles en Flandre « parce que ce ne serait pas une optique durable ». Deux régions, deux réalités climatiques ?
red
  • S’appuyant sur la théorie du « chaînon manquant », le MR soutient la construction de la liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays (CHB) ainsi que d’autres grandes infrastructures routières. Il est dommage que l’approche adoptée par le MR dans le dossier du ring de Bruxelles (promotion de la multi-modalité plutôt que de l’inflation routière) ne soit pas étendue à la mobilité en Région wallonne.
> Cliquez ici pour la réaction complète du MR
1. Le MR soutient-il l'objectif d'une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 40% pour les pays industrialisés (par rapport au niveau de 1990) d'ici 2020 ?

OUI.
Le MR soutient les objectifs fixés au niveau belge et européen et souhaite vivement mener une politique de diminution de gaz à effet de serre. Il met toutefois en garde qu’un objectif de 40% pour les seuls pays industrialisés ne doit pas reporter la production de CO2 vers les pays émergents. Cela aurait également pour corolaire une délocalisation et des pertes d’emplois en pleine période de crise économique. La réflexion doit être mondiale et européenne et assortie d’une analyse coût-bénéfice pour tous les pays. Quant à savoir si un tel objectif sera atteint d’ici 2020, aucune certitude ne permet de l’affirmer tant les efforts à fournir sont grands. Il est indiscutable que nous devons tendre vers cet objectif, l’obligation est ici une obligation de moyen plutôt qu’une obligation de résultat.

2. Le MR soutient-il l'établissement d'un nouveau mécanisme de financement, sous l'égide des Nations unies, qui assure un transfert annuel d'ici 2020 d'au moins 110 milliards d'euros vers les pays en voie de développement afin qu'ils puissent lutter efficacement contre les changements climatiques ?

OUI.
Le MR a toujours été en faveur d’une intensification de l’aide à la coopération, en particulier avec les pays du continent africain. Si un mécanisme financier est mis en place au niveau européen, la Belgique doit coopérer activement. Cette aide doit être encadrée et s’orienter principalement vers le développement des infrastructures de base comme des écoles et des hôpitaux et les technologies durables. Sur ce dernier point, on pensera particulièrement à exporter notre expertise en matière d’énergie renouvelable de manière appropriée à la géologie des lieux comme les panneaux solaires.

3. Le MR soutient-il la réalisation de la liaison Cerexhe-Heuseux Beaufays (CHB) à Liège ?

OUI.
Le MR soutient la finalisation des derniers maillons de transport en Wallonie tels que la liaison CHB, le contournement de Couvin, la sortie Sud de Charleroi (E420) ainsi que les tronçons manquants en matière fluviale et ferroviaire. Ces tronçons enfin finalisés vont améliorer la mobilité et la sécurité des passagers et des marchandises.

4. Le MR soutient-il un élargissement de la capacité routière du Ring de Bruxelles ?

NON.
Le MR ne souhaite pas un élargissement du ring de Bruxelles pour des raisons de congestion. Ce ne serait pas une optique durable pour la région de Bruxelles que d’augmenter le nombre de véhicules entrant alors que la capitale a bien du mal en termes d’infrastructure et d’environnement à accueillir des véhicules supplémentaires. Il est plus souhaitable de développer une offre de transport public en intermodalité avec le secteur privé. Un parcours type serait celui de prendre sa voiture pour se rendre jusqu’à la gare, prendre le train, et à la gare soit partager une voiture soit prendre le tram et le métro. Le vélo peut également entrer dans ce schéma.

5. Le MR soutient-il une diminution de la vitesse autorisée sur le Ring de Bruxelles ?

OUI.
Une diminution de la vitesse permettrait de réduire les nuisances sonores aux abords du ring mais également la pollution et les risques d’accidents. Cela conduirait également à une meilleure fluidité du trafic. Ces points sont prioritaires dans la politique de mobilité du MR. Pour autant, l’instauration d’une telle mesure nécessite de prendre une décision quant à l’avenir même du ring. Celle-ci doit se prendre impérativement en concertation avec les 3 régions.

6. Le MR soutient-il la mise en place sur le Ring de Bruxelles d'une bande réservée aux voitures partagées ?

OUI.
Il est encore un peu tôt pour aménager le ring spécifiquement pour ce type de véhicule étant donné que ceux-ci sont encore largement minoritaire aujourd’hui. Toutefois, il est primordial aujourd’hui de trouver un moyen de promouvoir et soutenir le covoiturage et cela peut passer par un encouragement fiscal du côté des employeurs.
PSParti Socialiste
green
  • Greenpeace se félicite que le PS mette l'accent sur la nécessité de revoir à la hausse les objectifs européens en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, actuellement insuffisants.
  • Greenpeace accueille favorablement le soutien du parti à l'établissement d'un nouveau mécanisme de financement, sous l'égide des Nations Unies, qui assure un transfert annuel d'ici 2020, d'au moins 110 milliards d'€ vers les pays en voie de développement.
  • Le PS est favorable à une réduction de la vitesse sur le ring de Bruxelles et ne soutient pas a priori, le projet d’élargissement, mettant notamment en avant le problème du respect des engagements climatiques de la Belgique.
orange
  • Le PS entretient le flou sur ses véritables ambitions en matière de réduction des gaz à effet de serre : s'agit-il de 40% ou « d'au moins 30% » qui « pourrait être élevé à 40% » ?
  • Où est la cohérence entre les objectifs de lutte contre les changements climatiques et la politique de mobilité défendue par le PS ? Où est la cohérence entre l'opposition du PS à l'élargissement du ring de Bruxelles en Flandre et son soutien à la liaison autoroutière CHB en Wallonie ? Deux régions, deux réalités climatiques ?
red
  • Même s'il a omis de répondre par "oui ou par non", le PS semble défendre envers et contre tout la réalisation de la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays (CHB). Ceci afin de « soulager le ring Nord de Liège ». Aux yeux du PS, les objections formulées par la Commission européenne en matière d'étude d'incidence semblent l'ultime obstacle à franchir pour ce projet catastrophique pour le climat et la mobilité.
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1. Le PS soutient-il l'objectif d'une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 40% pour les pays industrialisés (par rapport au niveau de 1990) d'ici 2020 ?

OUI.
Pour répondre aux défis du changement climatique, le PS préconise de mettre en œuvre un développement de la société qui soit durable. Vu les perspectives de plus en plus pessimistes établies par le monde scientifique, notamment les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), les objectifs fixés par l’Union européenne visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport au niveau de 1990 d’ici 2020 sont louables mais insuffisants. Le défi immédiat consiste à aboutir avant 2012 à un accord mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 30% à l’horizon 2020 (ce chiffre pourrait être plus élevé – 40% par exemple – s’il y a accord global sur la question). À plus long terme, il faut viser une réduction des gaz à effet de serre de l’ordre de 80 à 95 % à l’horizon 2050, par rapport au niveau de 1990. Pour le PS, il est dès lors indispensable d’opérer dès à présent une véritable révolution dans les mentalités. L’Union européenne devrait rapidement s’entendre sur l’objectif ambitieux de réduire à des quantités proches de zéro les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Elle renforcerait ainsi sa position dominante vis-à-vis de ses partenaires mondiaux, dans la voie vers un développement entièrement durable.

2. Le PS soutient-il l'établissement d'un nouveau mécanisme de financement, sous l'égide des Nations unies, qui assure un transfert annuel d'ici 2020 d'au moins 110 milliards d'euros vers les pays en voie de développement afin qu'ils puissent lutter efficacement contre les changements climatiques ?

OUI.
Les pays en développement et en particulier les pays les moins avancés devront être aidés financièrement et technologiquement pour s’adapter aux premiers effets du changement climatique et pour mettre en place des modèles de croissance durable. A cet effet, le PS préconise la création d’un fonds mondial de lutte contre le changement climatique. Ce fonds serait alimenté par un prélèvement sur les échanges de droits d’émission. Les questions de la stratégie globale et du financement de la lutte contre le changement climatique doivent bien entendu faire l’objet d’un accord international.

3. Le PS soutient-il la réalisation de la liaison Cerexhe-Heuseux Beaufays (CHB) à Liège ?

???
Le Plan urbain de mobilité (PUM) de l’agglomération liégeoise met en œuvre une stratégie de déplacements intermodaux. Il planifie le développement des alternatives à la voiture ainsi que les liens entre les divers modes de transport, afin de réaliser une approche globale et cohérente de la mobilité en région liégeoise. Le PUM prévoit notamment la réalisation de la liaison Cerexhe-Heuseux-Beaufays pour soulager le ring nord de Liège. Cette liaison a également été inscrite, suite à la demande du Gouvernement wallon de 2001, comme chaînon manquant, sur la carte du RTE-T (Réseau Transeuropéen de Transport) en 2003. Ce projet ne constitue toutefois qu’un élément de la stratégie intégrée de mobilité à Liège qui prévoit surtout le développement des transports en commun (lignes de tram entre Herstal et Jemeppes et Ans et Fléron notamment, trains légers, bus) du transport fluvial, des pistes cyclables et de zones de stationnement pour permettre le transfert voiture/transports publics et le covoiturage. Des politiques de stationnement cohérentes avec les objectifs et la valorisation des transports en commun seront également mises en place. L’idée générale est d’assurer une mobilité plus fluide et respectueuse de la qualité de vie à l’intérieur de l’agglomération. L’amélioration de la mobilité vise également un meilleur développement économique de la région, répondant aux critères de durabilité. Cela répond donc à l’objectif de multimobilité durable préconisé par le PS qui consiste à favoriser le recours à plusieurs moyens de transport, en choisissant les plus adéquats et les plus respectueux de l’environnement. La Conférence des bourgmestres de l’arrondissement de Liège a approuvé en décembre 2008 le rapport de suivi du PUM qui en est encore au stade de l’étude. Les autorités européennes ont également demandé différents éclaircissements à la Région wallonne au niveau du choix du tracé au regard de la législation européenne sur les études d’incidence. Il y a lieu d’attendre les conclusions de ces divers processus.

4. Le PS soutient-il un élargissement de la capacité routière du Ring de Bruxelles ?

NON.
Le PS ne soutient pas a priori l'élargissement du Ring dans la mesure où il considère qu'il serait plus respectueux de l'environnement et de la qualité de vie des Bruxellois d'entreprendre des démarches qui favorisent le report modal vers les transports en commun le plus en amont possible du trajet en voiture domicile-bureau.

Pour nous, il importe donc d'ajuster les capacités de raccordement des différentes autoroutes qui convergent vers le Ring, et ce en parallèle avec la montée en puissance du RER.
Nous souhaitons, dès lors, que le projet global d'aménagement du Ring puisse être conduit en tenant compte de mesures d'accompagnement reprises dans la convention RER de 2003 entre toutes les parties concernées. Nous demandons que les éléments suivants soient notamment pris en considération :
- l'encouragement des moyens de transports collectifs ou semi-collectifs fondés sur le développement d'infrastructure en commun, tel que le diabolo, le RER ou le métro ;
- le recours aux modes de transport doux (vélo, marche à pieds) ;
- la construction de parkings de dissuasion à proximité des gares de la Région flamande de façon à encourager l'utilisation des transports en commun ;
- le soutien à la mise en place d'un ensemble de méthodes dites de « Smart Traffic Management » ;
- le développement des modes « Rail » et « Eau » pour le transport de marchandises.

De plus, un projet d'élargissement, s’il devait se réaliser, doit être établi en cohérence avec les objectifs de mobilité de la Région de Bruxelles-Capitale. En outre, l'ensemble des mesures d'accompagnement de l'aménagement du Ring devront être étudiées et évaluées, afin de maîtriser les effets d'appel et les nuisances environnementales sur les voiries principales et sur le réseau secondaire des deux Régions.

Le PS est particulièrement inquiet dans la mesure où le projet de la Région flamande est susceptible de remettre en cause les engagements des deux Régions et de l'État fédéral en matière de respect du protocole de Kyoto de réduction des gaz à effet de serre ainsi que du plan climat européen de réduction du CO2, avec objectifs chiffrés pour la Belgique et les régions belges.

5. Le PS soutient-il une diminution de la vitesse autorisée sur le Ring de Bruxelles ?

OUI.
Une réduction de la vitesse, si elle peut être homogène, peut participer efficacement à la fluidité du trafic et à la qualité de l'air.

6. Le PS soutient-il la mise en place sur le Ring de Bruxelles d'une bande réservée aux voitures partagées ?

OUI.
Dans son projet de plan Iris 2, la Région de Bruxelles-Capitale a clairement manifesté son intention d'obtenir la mise en place de bandes HOV (High Occupancy Vehicles) pour privilégier le covoiturage et les bus.
PTBParti du Travail de Belgique
green
  • Le PTB est partisan d'un objectif de réduction de – 40% d'ici 2020. Le PTB est également favorable à un engagement financier clair envers les pays en voie de développement et ce, dans le cadre d'un accord international sur le climat ambitieux.
  • Le PTB s'oppose à l'élargissement du ring de Bruxelles et soutient le principe d'une limitation de la vitesse à 100 km/h comme celui de réserver une bande de circulation à l'usage des véhicules à haut taux d'occupation (HOV). Le PTB intègre un meilleur aménagement du territoire dans sa politique de mobilité et plaide pour l'utilisation de moyens de transport plus écologiques comme les voies ferroviaires ou fluviales et les transports en commun.
orange Le PTB est progressiste en matière de climat et de mobilité. La question qui se pose est celle de la volonté de ce parti de collaborer avec d'autres formations qui ne partageraient pas nécessairement la même vision de la société. L'idéal et la réalité pourront-ils être rassemblés ?
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1. Le PTB+ soutient-il l'objectif d'une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 40% pour les pays industrialisés (par rapport au niveau de 1990) d'ici 2020 ?

OUI.
Le PTB+ est d'avis qu'il faut suivre les recommandations du GIEC, qui est un organe scientifique émanant des Nations Unies. Le PTB+ souscrit également au principe des « responsabilités communes mais différenciées » qui est inscrit dans la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique. Celui-ci implique que les pays développés doivent fournir le plus grand effort, parce qu'ils sont responsables de la majeure partie des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. C'est pourquoi, selon le GIEC, l'objectif pour les pays industrialisés devrait être une réduction de 25 à 40% pour 2020 et de 80 à 95 pour cents pour 2050. Il est justifié de viser plutôt les 40% que les 25% à cause des incertitudes encore existantes, et – surtout – les signes récents (comme la désintégration des glaces polaires) qui tendent à indiquer que les projections du dernier rapport du GIEC étaient peut-être encore trop optimistes.

Les objectifs de diminution visés représentent un énorme défi: en à peine quelques décennies, nous devons réorganiser complètement toute notre économie, toute notre façon de travailler et de vivre, afin de pouvoir faire quasi sans carbone. Le PTB+ pense que ceci n'est possible que dans une nouvelle société, dans laquelle les gens et l'environnement passent avant le profit. Dans le cadre du capitalisme cette révolution se heurte à trop de résistances et d'intérêts établis. On ne le dit pas assez.

2. Le PTB+ soutient-il l'établissement d'un nouveau mécanisme de financement, sous l'égide des Nations unies, qui assure un transfert annuel d'ici 2020 d'au moins 110 milliards d'euros vers les pays en voie de développement afin qu'ils puissent lutter efficacement contre les changements climatiques ?

OUI.
Les pays riches sont responsables de la plus grande part des émissions (actuelles et historiques) de gaz à effet de serre. Les pays (plus) pauvres ont le droit au développement, et il est essentiel qu'ils aient la possibilité d'accomplir cette croissance de la façon la plus écologique possible. Hormis le transfert de moyens financiers, le transfert de technologie est tout aussi important. C'est pourquoi le PTB+ est partisan de la levée des brevets sur les technologies nouvelles et améliorées, entre autres dans le secteur de l'énergie. Car il est aberrant qu'on doive aujourd'hui encore construire en de nombreux endroits du monde des installations, usines et centrales électriques avec des technologies du passé.

Les émissions de CO2 du secteur des transports ont augmenté exponentiellement au cours de ces dernières années contrairement celles de tous les autres secteurs économiques. C'est le trafic automobile qui en est le principal responsable. La lutte contre les changements climatiques est perdue d'avance si, dans les années à venir, l'impact climatique du trafic automobile n'est pas restreint drastiquement. La liaison Cerexhe-Heuseux Beaufays (A605) à Liège et le projet d'élargissement du Ring de Bruxelles sont des dossiers emblématiques à cet égard.

3. Le PTB+ soutient-il la réalisation de la liaison Cerexhe-Heuseux Beaufays (CHB) à Liège ?

NON. Tout comme Greenpeace, le PTB+ estime que la solution de fond aux problèmes de mobilité ne se situe pas dans encore plus de capacité routière, mais bien dans plus de transports publics, bon marchés, et, en ce qui concerne le transport de marchandises, dans plus de transport par voies ferrées et navigables. Et ceci tant pour des raisons environnementales que de santé publique et de sécurité routière. Les gens le savent bien aussi. Ainsi, lors d'une enquête du PTB+ chez 3428 Anversois, un tiers des sondés se sont prononcés pour une extension des routes de tram et pour une amélioration du transport par voie fluviale. Le PTB+ plaide dès lors pour des investissements massifs dans des transports en commun de bonne qualité et bon marché (train, RER, métro, tram, bus) - des investissements non seulement en moyens et infrastructure, mais également en personnel! Le transport de marchandises à longue distance (le transport international dans le cas de la Belgique) devrait obligatoirement se faire par train ou bateau.

Dans le cas de Liège, la réalisation des axes de tram prévus (Herstal-Jemeppe et Ans-Fléron) est dès lors une priorité absolue, tout comme le rétablissement d’arrêts ferroviaires et l’optimalisation des services offerts par la SNCB.

Une fois que des moyens substantiels auront été dégagés pour les transports publics et qu’on aura abandonné le « tout à la voiture », nous sommes partisans d’un débat serein sur l’avenir du réseau autoroutier en Belgique. Car ce sont travailleurs qui sont les plus grandes victimes des bouchons et embouteillages quotidiens dans ce pays.

4. Le PTB+ soutient-il un élargissement de la capacité routière du Ring de Bruxelles ?

NON.
Le PTB+ est opposé à ce projet pour les mêmes raisons qu’il s’oppose au projet de la liaison CHB Notre parti est aussi fortement impliqué dans l'opposition au projet du « Lange Wapper » à Anvers (extension du ring passant par des zones fortement peuplées). Le PTB+ plaide pour des investissements massifs dans des transports en commun de bonne qualité et bon marché (train, RER, métro, tram, bus) - des investissements non seulement en moyens et infrastructure, mais également en personnel! Dans le cas de Bruxelles, il faut réaliser le projet de RER dans les plus brefs délais. Le transport de marchandises à longue distance (le transport international dans le cas de la Belgique) devrait obligatoirement se faire par train ou bateau. Il convient d’ajouter ici que pour résoudre vraiment le problème de la mobilité, il faut une autre organisation de l'économie et de l'aménagement du territoire. Ainsi, un quart des employeurs avoue que son entreprise n'est pas ou seulement difficilement joignable par transport public. Le PTB+ est opposé à la création de nouveaux zonings industriels sans plan de mobilité (à financer par les entreprises). Il faut aussi remettre en question la production juste-à-temps (just in time).

5. Le PTB+ soutient-il une diminution de la vitesse autorisée sur le Ring de Bruxelles ?

OUI.
Nous soutenons cette revendication à partir d'une double préoccupation: moins de pollution (moins d’émissions de CO2 et de particules fines) et plus de sécurité. Mais en tant que PTB+ nous pensons que l'effet de telles mesures est sommes toutes assez limité et qu'un programme plus ambitieux est nécessaire (voir les réponses aux questions précédentes).

6. Le PTB soutient-il la mise en place sur le Ring de Bruxelles d'une bande réservée aux voitures partagées ?

OUI.
Nous pouvons soutenir cette revendication qui est aussi bénéfique au niveau social (le covoiturage en tant que forme de transport collectif). Mais en tant que PTB+ nous pensons tout de même que l'effet de telles mesures est sommes toutes assez limité et qu'un programme plus ambitieux est nécessaire (voir les réponses aux questions précédentes).
Cliquez ici pour les positions des partis néerlandophones